đŸ‡«đŸ‡· CommĂ©moration du 8 mai 1945

Discours de M. le maire

Monsieur Le CurĂ©, Mesdames et Messieurs les reprĂ©sentants des associations d’anciens combattants, Mesdames et Messieurs les Ă©lus, Chers Amis,

Ce matin, nous venons tĂ©moigner notre reconnaissance Ă  nos morts pour la France, Ă  celles et ceux  qui ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s dans l’armĂ©e française, Ă  nos troupes alliĂ©es qui ne nous ont pas abandonnĂ©s face Ă  l’oppresseur nazi, Ă  celles et ceux qui ont menĂ© le combat dans la rĂ©sistance et qui ont payĂ© de leurs vies afin de garantir notre libertĂ©Ì d’aujourd’hui.

Le 8 mai 1945, les Français retrouvaient leur fiertĂ© et voyaient l’ennemi chassĂ© et humiliĂ© Ă  son tour.

Nous le devons aux combats meurtriers engagĂ©s par nos soldats, aux sacrifices de tous ceux qui ont cru en un avenir de paix et de libertĂ©Ì.

 MĂȘme si nous sommes en petit nombre du fait des conditions particuliĂšres qui conditionnent notre vie depuis plus d’un an, nous sommes prĂ©sents devant ce monument  face aux noms de nos ainĂ©s Pignantais morts pour la France, pour commĂ©morer l’hommage Ă  nos hĂ©ros de la paix.

Nous sommes aujourd’hui, dĂ©positaires de cette mission au nom de tous nos concitoyens de Pignans qui n’ont pu se joindre Ă  nous en cette pĂ©riode difficile Ă  vivre.

Nos soldats, ces héros de la guerre, nous ont sortis du piÚge qui se refermait sur eux, détruisant notre liberté, nos familles, notre économie, notre patrimoine.
Aujourd’hui, tous ensemble, solidairement, nous devons lutter contre un nouvel ennemi, invisible qui nous contraint Ă  rĂ©duire nos libertĂ©s individuelles pour prĂ©server la vie de chacun d’entre nous. 

Ce sacrifice imposĂ© Ă  chacun ne peut se comparer Ă  ce qu’ont vĂ©cu nos soldats. NĂ©anmoins des vies ont ainsi Ă©tĂ© sauvĂ©es.

Ayons une pensĂ©e pour toutes celles et tous ceux qui sont prĂ©sents au chevet des malades, s’exposant eux-mĂȘmes Ă  ce virus, dans l’exercice de leurs professions, pour remplir leurs devoirs. Ayons une pensĂ©e pour ceux qui ont Ă©tĂ© victimes de ce flĂ©au, et Ă  leurs familles endeuillĂ©es.

L’armistice de 1945 a Ă©tĂ© le dĂ©but d’un long cheminement de pensĂ©e de la part de nos dirigeants, afin que tout ĂȘtre humain puisse vivre sans crainte et dans une paix retrouvĂ©e. On y pensait dĂ©jĂ  aprĂšs la guerre de 14 – 18 qui devait ĂȘtre la « der des der ». On s’était trompĂ©.

Il fallait trouver un moyen de prévenir tout nouveau conflit et surtout bùtir durablement la Paix en Europe dans un premier temps et dans le monde ensuite, en développant le rapprochement amical et la coopération entre les peuples, plutÎt que de laisser progresser insidieusement la haine et les ambitions hégémoniques.

C’est ainsi que l’Europe a vu le jour avec le dĂ©veloppement de nos relations, d’abord Ă©conomiques, puis amicales et fraternelles
GrĂące au sacrifice de nos ainĂ©s, nos ennemis d’hier, nous apportent leur soutien amical et une aide prĂ©cieuse dans le combat que nous menons contre la covid 19.

Ce 8 mai n’est pas un 8 mai habituel, mais il est un tĂ©moignage d’espoir et de confiance en l’avenir, dans un pays libre et en paix, et pour longtemps encore, nous voulons le croire.

Nous devons nous imposer une vigilance sans faille, car si l’histoire ne repasse jamais les mĂȘmes plats, nous ne pouvons que constater la subsistance des haines, du racisme, des fanatismes et des idĂ©ologies intĂ©gristes.  

Nous gagnerons ce combat, tous ensemble, dans cette paix construite, voulue par tous les Pays d’une Europe unie. Soyons confiants pour les jours qui sont devant nous.

Vive la RĂ©publique Vive la France.