đŸ‡«đŸ‡· [Photos] CĂ©rĂ©monie du 14 juillet 2022

Hier, nous Ă©tions nombreuses et nombreux Ă  nous rĂ©unir autour du monument aux morts de Pignans pour la cĂ©rĂ©monie du 14 juillet. CĂ©rĂ©monie particuliĂšrement solennelle puisqu’elle Ă©tait en la mĂ©moire de l’Adjudant GĂ©rard GIRALDO, pignantais mort en mission externe, et dont le nom a Ă©tĂ© ajoutĂ© au monument 25 ans aprĂšs sa disparition.

La cĂ©rĂ©monie s’est poursuivie devant la place de la mairie oĂč M. le maire Fernand BRUN a pu faire son discours, et oĂč les sapeurs-pompiers ont Ă©tĂ© mis Ă  l’honneur. Christian CutaĂŻa, chef de corps des pompiers de Pignans, a remis mĂ©dailles et galons.

Nathalie et Alain Dumas ont Ă©galement Ă©tĂ© remerciĂ©s et fĂ©licitĂ©s pour tout le travail de mĂ©moire qu’ils accomplissent.

From 🇫🇷 CĂ©rĂ©monie du 14 juillet 2022. Posted by Mairie de Pignans on 7/15/2022 (41 items)

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GĂ©rard GIRALDO est nĂ© le 29 mai 1964 Ă  Grenoble. Il est le fils dÊŒun rĂ©sistant, devenu parachutiste
et ayant combattu en AlgĂ©rie. En 1982, il a 18 ans lorsquÊŒil sÊŒengage au 3e RĂ©giment
Parachutiste dÊŒInfanterie de Marine, Ă  Carcassonne. Peu aprĂšs, il est affectĂ© Ă  la 1re Compagnie.
De septembre 1983 Ă  janvier 1984, il sert au Liban, Ă  Beyrouth, dans le cadre de la Force
Multinationale de SĂ©curitĂ©. En dĂ©pit de lÊŒattentat du 23 octobre 1983 contre le poste français
« Drakkar », son rĂ©giment poursuit sa mission dÊŒinterposition entre les diffĂ©rentes communautĂ©s,
multipliant patrouilles, points de contrĂŽle et autres actions de protection des populations.

En avril 1984, il rejoint le Tchad oĂč il participe Ă  lÊŒopĂ©ration « Manta » dont lÊŒobjectif est de
sÊŒopposer Ă  toute intervention extĂ©rieure, et dÊŒapaiser les tensions entre factions tchadiennes. Son
rĂ©giment sÊŒinstalle Ă  Ati. De lĂ , il mĂšne des patrouilles profondes visant Ă  traquer les Ă©lĂ©ments
incontrÎlés et à pacifier la zone.

En 1985, il effectue un premier séjour à Bangui, en République Centrafricaine, dans le cadre
du soutien opérationnel français à ce pays. De retour à Carcassonne, il intÚgre la section de mortiers
lourds Ă  la Compagnie dÊŒEclairage et dÊŒAppui. En 1986, il rejoint la 119e promotion de lÊŒENSOA.
Il est promu sergent. En 1987, il sert en Nouvelle-CalĂ©donie, Ă  Houailou, sur la cĂŽte est de lÊŒĂźle, oĂč
son régiment contribue à restaurer la paix par le dialogue et la proximité avec les tribus canaques.
En 1989, il est breveté moniteur-parachutiste.

De 1990 Ă  1992, il est en sĂ©jour Ă  Djibouti au sein du 5e RĂ©giment InterArmes dÊŒOutre-Mer,
dont la 1re compagnie est stationnĂ©e Ă  Arta. AprĂšs avoir contribuĂ© Ă  la base arriĂšre de lÊŒopĂ©ration
« Daguet », il prend part, en mai-juin 1991, Ă  lÊŒopĂ©ration « Godoria ». Suite Ă  lÊŒeffondrement brutal
de la dictature marxiste du colonel Mengistu en Ethiopie, plus de 40 000 réfugiés civils et militaires
franchissent la frontiĂšre djiboutienne avec des chars et de lÊŒartillerie ! Le but de lÊŒopĂ©ration française
est de les dĂ©sarmer, de les contrĂŽler, et de leur fournir lÊŒaide humanitaire nĂ©cessaire. Bien que les
militaires français et djiboutiens ne soient que 1 800, Godoria est un succÚs. Toutefois, la
RĂ©publique Djiboutienne en sort affaiblie et ne tarde pas Ă  connaĂźtre des violences entre partis
rivaux. En fĂ©vrier 1992, les soldats français sont chargĂ©s, lors de lÊŒopĂ©ration « Iskoutir », de veiller
Ă  lÊŒobservation du cessez-le-feu entre les parties et dÊŒapporter Ă  la population un soutien mĂ©dical
et alimentaire indispensable. Entre-temps, GĂ©rard GIRALDO est promu sergent-chef.

A son retour de Djibouti, en janvier 1993, il rejoint le 6e RPIMa, Ă  Mont de Marsan, oĂč il sert
Ă  la Compagnie dÊŒEclairage et dÊŒAppui. En juin, il part pour Mayotte au titre du renfort de nos forces
de prĂ©sence outre-mer. Il retrouve le Tchad en 1994 afin de renforcer le dispositif de lÊŒopĂ©ration
« Epervier ». Puis, de septembre 1995 Ă  fĂ©vrier 1996, il sert en ex Yougoslavie, Ă  Sarajevo oĂč il
commande la section de mortiers. Sa mission est dÊŒappuyer les unitĂ©s du rĂ©giment chargĂ©es de
protĂ©ger lÊŒaĂ©roport.

En octobre 1996, il est promu adjudant. En dĂ©cembre, avec un DĂ©tachement dÊŒInstruction
opérationnel de son régiment, il retrouve la Centrafrique. En mai, puis en novembre 1996, la capitale
centrafricaine, Bangui, est tour Ă  tour la proie de mutineries et de pillages. LÊŒopĂ©ration
« Almandin II » est dĂ©clenchĂ©e : elle vise Ă  restaurer la stabilitĂ© du pays, ainsi quÊŒĂ  protĂ©ger et Ă©vacuer
les ressortissants français et étrangers menacés. Les paras tiennent bientÎt les points sensibles
de Bangui. Parmi eux lÊŒadjudant GIRALDO. Le 4 janvier 1997, alors quÊŒil participe avec le capitaine
DEVOS à une mission de conciliation aux cÎtés de deux officiers médiateurs ouest-africains,
il tombe dans une embuscade au cours de laquelle il est mortellement blessĂ©. LÊŒadjudant GIRALDO
avait 32 ans. Il est décoré, à titre posthume, de la Médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire
avec palme.

Ce brillant sous-officier parachutiste laisse derriĂšre lui l’image dÊŒun chef disciplinĂ©, courageux,
sportif, doté de grandes qualités humaines et passionné par son métier. Il est le dernier des
71 sous-officiers du 6e RPIMa morts pour la France. Son sens du devoir et ses qualités de chef
mĂ©ritent dÊŒĂȘtre citĂ©s en exemple auprĂšs des jeunes gĂ©nĂ©rations.