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Question-réponse

Copropriété : quelle assurance pour les parties communes ou privatives ?

Vérifié le 22/07/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Si, dans un immeuble en copropriété, un sinistre (par exemple, incendie, dégât des eaux) survient dans les parties communes ou dans un logement privatif, l'indemnisation peut s’avérer complexe, car plusieurs assurances peuvent être impliquées, selon l’origine et l’emplacement du sinistre. Qui prend en charge les réparations et comment fonctionne l'indemnisation ? Voici les informations à connaître.

  À savoir

Pour simplifier la gestion de ces situations, les compagnies d’assurance ont mis en place une convention spécifique : la convention <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R50849">IRSI</a>. Elle s’applique aux sinistres ayant pour origine une partie privative <span class="miseenevidence">comme</span> aux sinistres affectant les parties communes, dès lors que certaines conditions sont remplies.

Les parties communes d'un immeuble sont principalement couvertes par les assurances suivantes :

  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2123">Assurance responsabilité civile</a> de la copropriété (obligatoire). Elle est souscrite par le <span class="miseenevidence">syndicat des copropriétaires</span>. Elle couvre les dommages causés à des tiers par les éléments communs de l’immeuble (exemple : escalier glissant) ou par une personne employée par la copropriété (gardien, prestataire,...). Le syndic peut, en cas de nécessité, souscrire le contrat sans mandat de l'assemblée générale des copropriétaires, mais l'assemblée générale peut annuler ou modifier sa décision.
  • Assurance responsabilité civile de chaque copropriétaire (obligatoire). Chaque copropriétaire – occupant ou non – doit assurer son lot au minimum pour les dommages qu’il pourrait causer à autrui. L’assurance couvre les sinistres qui ont pris naissance dans un lot privatif, mais qui ont causé des dégâts aux voisins ou aux parties communes.
  • Assurance multirisques de l'immeuble (facultative). Elle est souscrite par le syndicat des copropriétaires, cette assurance complète les garanties précédentes en couvrant les dommages matériels subis par les parties communes (incendie, dégât des eaux, vandalisme,...) <span class="miseenevidence">même en l’absence de responsabilité d’un tiers</span>.

La loi impose également aux propriétaires bailleurs de souscrire une assurance « propriétaire non occupant (PNO) », qui complète la protection du lot privatif en l’absence de locataire ou en cas de carence de l’assurance habitation.

La déclaration dépend de l'origine du sinistre :

  • <span class="miseenevidence">Si le sinistre prend naissance dans les parties communes</span> (par exemple, fuite d’une canalisation collective, chute d’une tuile), c’est le <span class="miseenevidence">syndic de copropriété</span> qui doit faire la déclaration auprès de l’assureur de l’immeuble.
  • <span class="miseenevidence">Si le sinistre provient d’une partie privative</span> (par exemple : fuite d’un robinet dans un appartement), c’est le <span class="miseenevidence">copropriétaire concerné</span> qui doit déclarer le sinistre à son propre assureur.

Le contrat d’assurance collectif souscrit par le syndic <span class="miseenevidence">ne couvre pas les sinistres dont l’origine est privative</span>, même s’ils ont causé des dégâts dans les parties communes ou chez d'autres occupants.

En cas de <span class="miseenevidence">sinistre affectant plusieurs lots </span>(logements ou parties communes), <span class="miseenevidence">et si le montant des dommages matériels est inférieur ou égal à <span class="valeur">5 000 €</span> hors taxes (HT)</span>, la <span class="miseenevidence">convention IRSI</span> s’applique. Elle désigne un <span class="miseenevidence">assureur gestionnaire unique</span>, chargé de coordonner l’expertise, la recherche de fuite (en cas de dégâts des eaux) et l’indemnisation. Cela permet de simplifier les démarches, même si plusieurs assureurs sont impliqués.

<span class="miseenevidence">Si le montant des dommages dépasse <span class="valeur">5 000 €</span> HT</span>, la convention IRSI <span class="miseenevidence">ne s’applique pas</span>. Chaque assureur intervient alors selon son propre contrat et ses responsabilités, ce qui peut entraîner des procédures plus longues ou des expertises contradictoires.

La convention <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R50849">IRSI</a> est un <span class="miseenevidence">accord entre compagnies d’assurance</span>. Elle a pour but de simplifier la gestion des <span class="miseenevidence">dégâts des eaux et incendies</span> dans les <span class="miseenevidence">immeubles d’habitation</span>, lorsque les <span class="miseenevidence">dommages matériels n’excèdent pas <span class="valeur">5 000 €</span> HT </span>.

Elle s’applique aussi bien aux sinistres ayant pour origine une <span class="miseenevidence">partie privative</span>, qu’aux dommages affectant les <span class="miseenevidence">parties communes</span> ou <span class="miseenevidence">impactant des tiers</span>.

La convention prévoit la <span class="miseenevidence">désignation d’un seul assureur</span> pour l’une des 3 missions suivantes :

  • <span class="miseenevidence">Gestion du dossier</span> (déclaration, estimation du préjudice, expertise)
  • <span class="miseenevidence">Recherche et réparation de fuite</span>, en cas de dégât des eaux
  • <span class="miseenevidence">Versement de l’indemnisation</span> aux personnes concernées.

Elle établit des règles de désignation claires pour savoir <span class="miseenevidence">quel assureur intervient</span>, selon l’origine du sinistre et le montant des dommages.

 Attention :

La convention IRSI ne s'applique pas :

  • aux sinistres intervenus dans les chambres d'hôtel et dans les chambres d'hôtes.
  • aux sinistres dont l’origine est extérieure à l’immeuble (ex. : intempéries, inondations, catastrophe naturelle),
  • et aux dommages excédant <span class="valeur">5 000 €</span> HT.

Désignation d'un assureur gestionnaire du dossier d'indemnisation

La convention prévoit qu'en cas de sinistre dans les parties communes d'un immeuble, c'est l'assureur de la copropriété (celui du syndicat des copropriétaires) qui est l'assureur gestionnaire du sinistre.

Il est responsable de :

  • l’ouverture et la gestion du dossier,
  • l’organisation des expertises,
  • l’estimation des dommages.

Désignation d'un assureur chargé de la recherche de fuite (si dégât des eaux)

En cas de <span class="miseenevidence">dégât des eaux</span>, la convention IRSI distingue l’origine de la fuite :

  • Si la fuite provient des <span class="miseenevidence">parties communes</span>, l’assureur de la copropriété prend en charge la recherche.
  • Si elle provient d’un <span class="miseenevidence">lot privatif</span>, la recherche peut être engagée par n’importe quel assureur impliqué (copropriété ou voisin), <span class="miseenevidence">mais c’est l’assureur du lot concerné</span> qui doit supporter le coût.

Désignation d'un assureur chargé de l'indemnisation

La convention IRSI prévoit 2 seuils d’intervention.

  • Pour les dégâts dont la valeur est inférieure à <span class="valeur">1 600 €</span> hors taxes, c'est l'assureur gestionnaire qui indemnise, sans recours possible contre un autre assureur.

  • Pour les dégâts dont la valeur est comprise entre <span class="valeur">1 600 €</span>hors taxes et <span class="valeur">5 000 €</span> hors taxes, l'assureur gestionnaire doit effectuer une expertise pour le compte des autres assureurs.

    Il doit indemniser les victimes, mais avec la possibilité d'exercer des recours contre les autres assureurs.

En cas de sinistre dans un immeuble :

  • Si <span class="miseenevidence">un copropriétaire n’est pas assuré</span>, le syndic peut engager une action pour absence d’assurance. Cette action vise à obliger le copropriétaire concerné à souscrire l’assurance responsabilité civile obligatoire et à le rendre responsable des dommages qu’il aurait causés à l’immeuble ou aux autres copropriétaires.
  • En cas de <span class="miseenevidence">désaccord entre assureurs</span> ou de désignation contestée, il est conseillé d’avoir recours à une <span class="miseenevidence">médiation</span> ou à un <span class="miseenevidence">expert indépendant</span>.

Et aussi

Pour en savoir plus

Source : Service-Public.gouv.fr / DILA — Données sous Licence Ouverte v2.0