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Fiche pratique

Séparation de corps

Vérifié le 01/03/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous êtes mariés et vous voulez vous séparer ? La séparation de corps autorise les époux à <span class="miseenevidence">résider séparément sans rompre les liens du mariage</span>. Nous vous présentons les informations à connaître.

La séparation de corps permet aux époux de <span class="miseenevidence">rester mariés</span>, <span class="miseenevidence">en étant autorisés à vivre séparément</span>.

La séparation de corps présente un intérêt pour des <span class="miseenevidence">époux opposés au principe du divorce</span>. Elle ne met pas à un terme définitif au mariage. Elle permet à l’époux qui a peu de ressources de bénéficier de la protection offerte par le mariage.

 Attention :

La séparation de fait est <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F36109">différente</a> de la séparation de corps. La séparation de fait désigne une <span class="miseenevidence">situation non officielle</span> <span class="miseenevidence">dans laquelle les époux ne vivent plus ensemble</span>, mais restent mariés. La séparation de corps a une valeur juridique, elle est prévue par la loi.

La séparation de corps <span class="miseenevidence">entraîne toujours la séparation de biens</span>. Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R44664">patrimoine</a> commun des époux doit être partagé.

La séparation de corps peut être demandée <span class="miseenevidence">uniquement par des personnes mariées</span>.

Elle peut être ordonnée par le <span class="miseenevidence">juge</span> ou établie <span class="miseenevidence">à l’amiable</span> par <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R17852">acte sous signature privée</a>.

 Attention :

Si l'un ou/et l'autre des époux est sous <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F39100">mesure de protection</a></span>, le divorce par consentement mutuel n'est <span class="miseenevidence">pas possible</span>.

  • Lorsque les époux veulent se séparer mais ne s’entendent pas sur leur séparation, ils peuvent faire une procédure de séparation de corps judiciaire.

    Elle peut être demandée dans les cas suivants :

    • <span class="miseenevidence">Demande en séparation de corps acceptée</span> lorsque les époux sont d’accord pour se séparer, mais ne s’entendent pas sur les conséquences de cette séparation (pension alimentaire, garde des enfants...),
    • <span class="miseenevidence">Demande en séparation de corps pour faute</span> lorsque les époux se reprochent des faits qui rendent la vie commune intolérable (infidélité, violence...),
    • <span class="miseenevidence">Demande en séparation de corps pour altération définitive du lien conjugal </span>lorsque les époux vivent séparés depuis au moins 1 an.

    Chacun des époux doit avoir un <span class="miseenevidence">avocat.</span> Si leurs ressources sont insuffisantes, ils peuvent bénéficier de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F18074">l'aide juridictionnelle</a> pour prendre en charge tout ou partie des frais.

    Où s’adresser ?

    Le <span class="miseenevidence">juge aux affaires familiales (Jaf)</span> du tribunal judiciaire est compétent.

    La demande est faite par <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R12538">assignation</a> par <span class="miseenevidence">l'avocat</span> de l'époux qui demande la séparation de corps (<span class="expression">le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R31718">demandeur)</a></span> ou par<span class="miseenevidence"> requête conjointe</span> rédigée par les avocats des 2 époux.

    <span class="miseenevidence">La représentation par <MiseEnEvidence>avocat</span> est obligatoire</MiseEnEvidence> dès le début de la procédure <span class="miseenevidence">pour les 2 époux</span>.

    Lors d’une assignation, l’époux qui n’a pas pris l’initiative de la séparation de corps (le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R31717">défendeur</a>) dispose d’un délai de <span class="miseenevidence">15 jours</span> pour prendre un avocat. S’il ne prend pas d’avocat, il ne peut faire aucune demande, ni se défendre seul.

    L'assignation constitue les<span class="miseenevidence"> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R61996">conclusions</a></span> de l'époux demandeur, c'est-à-dire ses demandes et ses arguments.

    Elle doit indiquer le type de séparation de corps demandé :

    • Pour <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F10568">altération définitive du lien conjugal</a>
    • Pour <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F10569">acceptation du principe de la séparation</a>.

      À savoir

    Lorsqu’un époux souhaite demander une séparation de corps pour <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F10577">faute</a>, il ne doit pas indiquer ce motif dans l'assignation.

    Des demandes de <span class="expression">mesures provisoires</span> peuvent être sollicitées dans l’assignation, c'est-à-dire une organisation temporaire concernant les enfants et les biens des époux durant la procédure.

    La demande en séparation de corps contient obligatoirement les éléments suivants :

    • Lieu, jour et heure de l'audience d'orientation et sur mesures provisoires (AOMP)
    • Proposition de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52937">liquidation</a> des intérêts financiers et patrimoniaux des époux
    • Rappel aux époux de l’information qu’ils peuvent tenter de résoudre les conflits à l’amiable par un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F34355">médiateur familial</a><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F34355">
    • Rappel aux époux qu’ils peuvent demander au <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</a> l’homologation des accords partiels ou complets sur <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F3132">l'exercice de l'autorité parentale</a> et sur les conséquences de leur séparation (fin de la vie commune...).

    La demande de séparation de corps est examinée lors d'une audience appelée <span class="expression">audience d'orientation et mesures provisoires (</span>AOMP). Lors de cette audience, les époux doivent être représentés par leurs avocats ou être présents assistés de leurs avocats.

    Cette audience (AOMP) permet de<span class="miseenevidence"> prendre les mesures provisoires</span>.

    Le juge peut :

    • Soit constater l'accord des époux pour une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1732">procédure participative</a>
    • Soit renvoyer l'affaire à la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R51262">mise en état</a> en prévoyant un calendrier avec des dates d'avancement du dossier
    • Soit renvoyer l'affaire à une audience de plaidoirie.

    À l’issue de l'audience d'orientation, le juge peut décider de renvoyer le dossier dans une phase de la procédure appelée <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R51262">mise en état</a> si les époux ont des demandes à présenter.

    Une fois le dossier complet, le dossier est orienté vers une audience de plaidoirie, les avocats représentent les époux. Ils peuvent plaider ou simplement déposer leur dossier.

    À la fin de l'audience, le juge donne la date du <span class="expression">délibéré</span>, c'est-à-dire la date à laquelle le jugement de séparation de corps est rendu.

    Le juge aux affaires familiales <span class="miseenevidence">prononce cette séparation de corps</span> en précisant le fondement juridique (pour altération définitive du lien conjugal, pour faute, ou séparation acceptée).

    Le juge se prononce également sur toutes les demandes présentées par les époux (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F18785">résidence</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F991">pension alimentaire pour les enfants</a> etc.).

    <span class="miseenevidence">Les avocats doivent remettre à chacun des époux une copie certifiée conforme</span> du jugement de séparation de corps.

    Le jugement de séparation peut être contesté en faisant appel dans le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F31111">délai d’un mois</a>.

    Ce délai commence à partir de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R10915">signification</a> de la décision par un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F2158">commissaire de justice</a>.

    L’appel se fait auprès de la cour appel <span class="miseenevidence">par l'intermédiaire d'un avocat</span>.

    Où s’adresser ?

    Le jugement de séparation de corps devenu <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R19325">définitif</a>, il doit être mentionné en marge de l’acte de naissance et de l’acte de mariage de chacun des époux.

  • La procédure de séparation de corps par consentement mutuel est identique à celle du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F10567">divorce par consentement mutuel</a>.

    Chacun des époux est <span class="miseenevidence">obligatoirement assisté par un avocat</span>.

    Où s’adresser ?

    Si leurs ressources sont insuffisantes, ils peuvent bénéficier de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F18074">l'aide juridictionnelle</a> pour prendre en charge tout ou partie des frais.

    Les<span class="miseenevidence"> avocats vont écrire le projet de convention</span> de séparation de corps.

    La convention doit notamment comprendre les informations suivantes :

    • Conditions <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F3132">d'exercice de l'autorité parentale</a>
    • Mention que le mineur a été informé par ses parents de son <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F10479">droit à être entendu</a> par le juge
    • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R51704">État liquidatif</a> du régime matrimonial ou déclaration sur l'honneur qu'il n'y a rien à partager.

    Chaque avocat adresse le projet de convention par lettre recommandée avec accusé de réception à l'époux qu'il assiste.

    Les époux ont un délai de réflexion de <span class="miseenevidence">15 jours</span>.

    Il faut <span class="miseenevidence">attendre la fin de ce délai pour signer</span> la convention.

    La convention est <span class="miseenevidence">signée par les époux et leur avocat</span> en 3 exemplaires.

    Les époux conservent chacun un original de la convention accompagnée de ses documents annexes. Le 3<Exposant>e</Exposant> original est pour le notaire.

    Dans les <span class="miseenevidence">7 jours </span>qui suivent la signature, un des avocats doit transmettre le 3<Exposant>e</Exposant> exemplaire de la convention à un notaire.

     Attention :

    Si un enfant mineur demande à être auditionné, la séparation de corps doit être homologuée par un juge à la demande des avocats.

    Le notaire vérifie la présence des mentions obligatoires dans la convention et si le délai de réflexion de 15 jours a bien été respecté.

    Le notaire classe la convention pour la conserver et éviter sa perte ou sa destruction. On dit qu’il place la convention au rang des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R46344">minutes</a>.

    Le dépôt de la convention chez le notaire permet de donner à la convention<span class="miseenevidence"> date certaine</span> et <span class="miseenevidence">force exécutoire</span>, c'est-à-dire que la convention est désormais applicable.

    La <span class="miseenevidence">mention</span> de la séparation de corps doit être inscrite <span class="miseenevidence">en marge de l’acte de naissance et de l’acte de mariage</span> de chacun des époux.

La <span class="miseenevidence">conversion en divorce n'est pas automatique</span>. Les époux séparés de corps <span class="miseenevidence">doivent</span> entamer une démarche de divorce s’ils ne veulent plus être mariés.

Passerelle entre séparation de corps et divorce par consentement mutuel

La séparation de corps par consentement mutuel peut être convertie en divorce par consentement mutuel <span class="miseenevidence">à tout moment</span>.

La séparation de corps judiciaire peut être convertie en divorce par consentement mutuel à<span class="miseenevidence"> tout moment</span>. La conversion est possible que la séparation de corps ait été prononcée pour faute, pour altération définitive du lien conjugal ou par acceptation du principe de la rupture du mariage.

Passerelle entre séparation de corps judiciaire et divorce judiciaire

L'époux contre lequel est présentée une demande en séparation de corps peut former une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R37479">demande reconventionnelle</a> en divorce.

L'époux contre lequel est présentée une demande en divorce peut former une demande reconventionnelle en séparation de corps.

L'époux qui présente une demande en divorce peut la remplacer par une procédure de séparation de corps, même en appel. Par contre, l'inverse n'est pas possible.

Si l'un des époux présente une demande de séparation de corps et l'autre une demande en divorce, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R45626">Jaf</a> examine en premier la demande en divorce. Si les conditions sont réunies, le divorce est prononcé. Dans le cas contraire, le juge examine la demande de séparation de corps.

Quand les 2 demandes (l'une en divorce, l'autre en séparation de corps) sont fondées sur<span class="miseenevidence"> la faute,</span> le Jaf examine simultanément les demandes. S'il les accepte, il prononce le divorce aux torts partagés des époux.

  À savoir

<MiseEnEvidence/>Le divorce peut être demandé<span class="miseenevidence"> s’il s'est écoulé <MiseEnEvidence>2 ans</span> après le jugement de séparation de corps</MiseEnEvidence>.

La séparation de corps prend effet <span class="miseenevidence">entre les époux </span><span class="miseenevidence">le jour où le jugement <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R15859">est passé en force de chose jugée </a></span>ou <span class="miseenevidence">à compter du dépôt de la convention chez le notaire</span> si les époux sont séparés de corps à l'amiable.

La date d'effet de la séparation de corps quant aux biens est fixée à la <span class="miseenevidence">date de la demande en séparation de corps</span>. À la demande de l'un des époux, cette date peut être fixée par le juge à la date à laquelle la cohabitation a cessé.

La convention ou le jugement de séparation de corps est <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R16368">opposable</a> aux tiers, en ce qui concerne les biens des époux, à partir du jour où les <span class="miseenevidence">formalités de mention à l'état civil</span> ont été effectuées.

La séparation de corps <span class="miseenevidence">ne dissout pas le mariage</span>, mais elle a des <span class="miseenevidence">effets juridiques importants</span>.

Cessation du devoir de cohabitation

Les époux restent mariés, mais ils sont <span class="miseenevidence">autorisés à ne plus vivre ensemble</span>.

Séparation de biens

Lorsque les époux sont séparés de corps, ils sont soumis au régime de la séparation des biens. Les règles de liquidation et de partage de leurs biens dépendent de leur <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F948">régime matrimonial</a>.

La liquidation s'effectue devant un <span class="miseenevidence"><MiseEnEvidence>notaire</span>, si les époux ont un bien immobilier commun</MiseEnEvidence>.

 À noter

S'ils sont mariés sous le régime de la <span class="miseenevidence">séparation de biens</span>, les patrimoines sont séparés durant le mariage, ils n'ont pas à liquider leur régime matrimonial.

Effets sur les enfants

Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R45626">Jaf</a> statue sur l'exercice de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F3133">l'autorité parentale</a>. Il détermine le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F18785">lieu de résidence des enfants</a>. Il fixe le montant de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F991">pension alimentaire</a>, et organise le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F18786">droit de visite et d'hébergement</a>.

En cas de grossesse pendant la séparation de corps, la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R51888">présomption de paternité</a> est écartée du fait de l'absence de cohabitation.

Devoir de fidélité

Le devoir de fidélité <span class="miseenevidence">existe toujours</span>.

Les époux ne peuvent pas se marier ou conclure un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R45368">Pacs</a> avec une autre personne.

L’adultère permet aux époux de faire une demande en divorce pour faute.

Versement d'une pension alimentaire à l'époux

Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R45627">devoir de secours</a><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R45627"> et d’assistance <span class="miseenevidence">existe toujours</span> et peut donner lieu au versement d'une pension alimentaire à l'époux dans le besoin.

Si la consistance des biens de l'époux <LienIntra LienID="R12468" type="Définition de glossaire">débiteur</a> s'y prête, cette pension peut être remplacée par le versement d'un capital.

Elle peut être prévue par la convention de séparation de corps par consentement mutuel ou accordée par le juge prononçant la séparation de corps. Elle peut aussi être accordée par un jugement ultérieur.

Possibilité de conserver le même nom d'usage

L'époux qui utilise le nom d'usage de l'autre peut le conserver. Toutefois, si l'un des époux en fait la demande, le jugement ou la convention de séparation de corps par consentement mutuel peut l'interdire.

Impôts

Il n’y a <span class="miseenevidence">plus d’imposition commune</span>.

Succession

Si l'un des époux décède, l'époux survivant conserve ses droits à la succession prévus par la loi.

Sa part d'héritage varie, selon que l'époux décédé avait des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1270">enfants</a> ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1632">non</a>.

  À savoir

Les époux peuvent toutefois renoncer à certains de leurs droits successoraux par convention de séparation de corps par consentement mutuel.

La séparation de corps cesse si les époux reprennent la vie commune, s'ils divorcent ou si l'un d'entre eux décède :

  • La séparation de corps prend fin dans le cas d'une demande en conversion de la séparation de corps en divorce.

    La demande en conversion en divorce se fait par <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R12538">assignation</a> au tribunal. L'avocat est <span class="miseenevidence">obligatoire</span>.

    Où s’adresser ?

    L'un des époux peut la demander <span class="miseenevidence">au bout de 2 ans</span> après le jugement de séparation de corps. Le divorce sera prononcé. La cause de la séparation devient la cause du divorce.

    Si les époux font une <span class="miseenevidence">demande conjointe</span>, la conversion de la séparation en divorce n'est pas soumise au délai de 2 ans et peut être sollicitée <span class="miseenevidence">à tout moment.</span>

  • Les époux doivent <span class="miseenevidence">vouloir tous les deux vivre à nouveau ensemble</span>.

    Ils restent soumis au régime de séparation de biens, sauf s'ils choisissent un autre régime matrimonial devant un notaire.

    Pour pouvoir être <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R51705">opposable aux tiers</a>, la reprise de la vie commune doit être constatée par un notaire ou déclarée à un officier d'état civil. Cette déclaration peut être faite dans toute mairie.

    Où s’adresser ?

    Une mention est inscrite en marge des actes de mariage et de naissance des époux.

  • La séparation de corps prend fin <span class="miseenevidence">lorsque l'un des époux décède</span>.

Timbre fiscal

L’époux demandeur doit régler un<span class="miseenevidence"> timbre fiscal</span> de <span class="valeur">50 €</span> <span class="miseenevidence">pour introduire sa demande en justice</span>, sauf s’il est bénéficiaire de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R1032">l’aide juridictionnelle</a>.

En cas de requête conjointe, les époux doivent également régler le timbre fiscal.

Droit de partage

Le partage des biens meubles et immeubles est soumis à un<span class="miseenevidence"> droit d'enregistrement</span> ou à une <span class="miseenevidence">taxe de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R54770">publicité foncière</a> </span>de <span class="valeur">1,10 %</span>.

Frais d'avocat

Le coût varie en fonction des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F15018">honoraires de l'avocat</a> choisi.

Si les époux ont des ressources insuffisantes, ils peuvent demander à bénéficier de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F18074">l'aide juridictionnelle</a>.

Frais de notaire

Des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F17701">frais de notaire</a> peuvent être à la charge des époux.

La séparation de corps entraînant la séparation des biens, si les époux étaient mariés sous un régime de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F835">communauté</a>, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R59824">régime matrimonial</a> doit être liquidé pour partager le patrimoine (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R10833">biens immobiliers</a>, comptes bancaires, dettes, crédit...).

Si un notaire rédige l'acte de partage (quand il y a un ou plusieurs biens immobiliers), il a droit à des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R14735">émoluments</a> proportionnels. Ces émoluments sont calculés sur la valeur des biens partagés après déduction des éventuelles dettes.

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