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Fiche pratique

Diagnostiqueur immobilier : conditions d'accès et d'exercice

Vérifié le 25/06/2026 - Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé du logement, Ministère chargé de la santé, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires

En cas de vente ou de location de tout ou partie d'un immeuble bâti, le vendeur ou le bailleur doit faire établir un <span class="miseenevidence">dossier de diagnostic technique (DDT)</span>. Ce dossier comprend notamment les documents suivants :

  • Constat de <span class="miseenevidence">risque d'exposition au plomb (Crep)</span>
  • État mentionnant la <span class="miseenevidence">présence ou l'absence de matériaux ou produits contenant de l'amiante</span>
  • État relatif à la <span class="miseenevidence">présence de termites</span>
  • État de <span class="miseenevidence">l'installation intérieure de gaz</span>
  • État de <span class="miseenevidence">l'installation intérieure d'électricité</span>
  • <span class="miseenevidence">Diagnostic de performance énergétique (DPE)</span> et, si besoin, <span class="miseenevidence">l'audit énergétique</span>.

Ces documents sont établis par un <span class="miseenevidence">diagnostiqueur immobilier</span>.

Le diagnostiqueur immobilier présente des garanties de compétence et de professionnalisme. Cette exigence de professionnalisme lui impose de <span class="miseenevidence">disposer d'une organisation et de moyens appropriés</span>.

Les missions du diagnostiqueur, ses responsabilités et ses obligations sont réglementées.

Pour obtenir la certification nécessaire à l’exercice du métier de diagnostiqueur immobilier, il faut respecter certains <span class="miseenevidence">pré-requis de qualification</span>.

Ces pré-requis varient en fonction des types de diagnostics que le professionel souhaite réaliser.

Aucun prérequis n'est nécessaire pour demander la certification de diagnostiqueur dans les domaines des termites, de l'électricité, et du gaz.

Pour obtenir la <span class="miseenevidence">certification avec mention</span> d'opérateur de diagnostics techniques dans les domaines de l'amiante et du plomb, il faut justifier de l'une des qualifications suivantes :

  • Soit une <span class="miseenevidence">expérience professionnelle de 3 ans</span> en tant que technicien, agent de maîtrise du bâtiment, ou à un niveau professionnel équivalent dans le domaine des techniques du bâtiment
  • Soit un <span class="miseenevidence">diplôme</span> sanctionnant une formation du niveau de l'enseignement post-secondaire d'une durée minimale de 2 ans (niveau Bac+2, par exemple BTS, DUT, licence pro) à temps plein ou d'une durée équivalente à temps partiel dans le domaine des techniques du bâtiment
  • Soit toute <span class="miseenevidence">preuve de connaissances équivalentes</span> en lien avec les techniques du bâtiment.

En revanche, pour une certification <span class="miseenevidence">sans mention</span> dans ces domaines, il n’y a pas de prérequis exigé.

  À savoir

Il faut maîtriser la langue française.

Les candidats à la certification de diagnostiqueur en performance énergétique doivent justifier de l'une des qualifications suivantes :

  • soit une <span class="miseenevidence">expérience professionnelle de 3 ans</span> en tant que technicien, agent de maîtrise du bâtiment, ou dans des fonctions d'un niveau professionnel équivalent dans le domaine des techniques du bâtiment
  • soit un <span class="miseenevidence">diplôme</span> sanctionnant une formation de l'enseignement supérieur d'une durée minimale de 2 ans dans le domaine des techniques du bâtiment
  • soit une <span class="miseenevidence">certification professionnelle</span> de niveau 5 ou plus dans le domaine du diagnostic immobilier ou de la performance énergétique (soit l'équivalent d'un diplôme de niveau bac+ 2 : DEUG, BTS, DUT ou DEUST) et une <span class="miseenevidence">expérience professionnelle d'au moins 3 ans</span>.

Pour exercer le métier de diagnostiqueur immobilier, il est nécessaire d’obtenir une certification.

Il existe une certification pour chaque domaine. Il est possible de demander la certification dans plusieurs domaines.

En revanche, il n'est <span class="miseenevidence">pas possible de posséder plusieurs certificats dans un même domaine</span>. Une exception existe toutefois : ce cumul est autorisé, pour une durée de moins de 2 mois, dans le cadre d'un renouvellement de certification, d'un transfert ou d’extension de périmètre vers une certification avec mention.

Pour toute demande de certification, il faut s'adresser à un organisme de certification accrédité :

La procédure à suivre pour les ressortissants de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R41270">l'Union européenne (UE)</a> ou de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R55492">l'Espace économique européen (EEE)</a> est spécifique .

Les certifications dépendent du diagnostic que l'on souhaite réaliser :

  • Dans le domaine du plomb, il existe 2 types de <span class="miseenevidence">certification</span> :

    • Certification <span class="miseenevidence">avec mention</span> qui permet de réaliser des diagnostics du risque d'intoxication lié au plomb dans les peintures, et des contrôles après travaux en présence de plomb
    • Certification <span class="miseenevidence">sans mention</span> qui permet de réaliser des constats de risque d'exposition au plomb (Crep).

    Pour la <span class="miseenevidence">certification sans mention</span>, le candidat doit justifier avoir suivi avec succès une <span class="miseenevidence">formation initiale d'une durée 3 jours</span>, adaptée au certificat demandé auprès d'un organisme de formation accrédité.

    Pour la <span class="miseenevidence">certification avec mention</span>, il faut avoir suivi un <span class="miseenevidence">module de formation de 5 jours</span> couvrant les 2 niveaux de certification (avec et sans mention) auprès d'un organisme de formation.

    La <span class="miseenevidence">certification</span> comprend 1 examen théorique et 1 examen pratique organisés par un organisme certificateur lui-même accrédité auprès d'organisme de certification des organismes de formation :

    • <span class="miseenevidence">Examen théorique</span> composé de 2 modules (l'un pour la certification sans mention, l'autre pour l'extension à la certification avec mention)
    • <span class="miseenevidence">Examen pratique</span> qui consiste en une mise en situation de diagnostic.

    La décision de certification est communiquée au candidat dans un délai maximum de 2 mois après son évaluation.

  • Dans le domaine de l'amiante, il existe 2 types de <span class="miseenevidence">certification</span> :

    • <span class="miseenevidence">Certification avec mention</span> qui permet de réaliser les repérages et les examens visuels des matériaux et produits contenant de l'amiante dans les <span class="miseenevidence">immeubles collectifs</span>
    • <span class="miseenevidence">Certification sans mention</span> qui permet de rechercher la présence d’amiante dans les <span class="miseenevidence">logements privatifs</span>.

    Pour la certification <span class="miseenevidence">sans mention</span>, le candidat doit justifier avoir suivi avec succès une <span class="miseenevidence">formation initiale de 3 jours</span>, adaptée au certificat demandé auprès d'un organisme de formation accrédité.

    Pour la certification <span class="miseenevidence">avec mention</span>, il faut avoir suivi un <span class="miseenevidence">module de formation de 5 jours</span> couvrant les 2 niveaux de certification (avec et sans mention) auprès d'un organisme de formation accrédité.

    La <span class="miseenevidence">certification</span> comprend 1 examen théorique et 1 examen pratique organisés par un organisme certificateur lui-même accrédité auprès d'organisme de certification des organismes de formation :

    • <span class="miseenevidence">Examen théorique</span> composé en 2 modules (l'un pour la certification sans mention, l'autre pour l'extension à la certification avec mention)
    • <span class="miseenevidence">Examen pratique</span> sous forme d'une mise en situation de diagnostic.

    La décision de certification est communiquée au candidat dans un délai maximum de 2 mois après son évaluation.

  • Dans les domaines des termites, du gaz et de l’électricité, la certification ne comporte pas de mention.

    Le candidat doit justifier avoir suivi une <span class="miseenevidence">formation initiale de 3 jours</span>, adaptée au certificat demandé auprès d'un organisme de formation.

    La <span class="miseenevidence">certification</span> consiste en 1 examen théorique et 1 examen pratique organisés par un organisme certificateur lui-même accrédité auprès d'organisme de certification des organismes de formation accrédité :

    • <span class="miseenevidence">Examen théorique</span>
    • <span class="miseenevidence">Examen pratique</span> qui consiste en une mise en situation de diagnostic.

    La décision de certification est communiquée au candidat dans un délai maximum de 2 mois après son évaluation.

  • Pour réaliser des diagnostics de performance énergétique (DPE), il faut d'abord obtenir une <span class="miseenevidence">certification</span>.

    Le candidat doit avoir suivi une formation initiale d'une durée de <span class="miseenevidence">56 heures au minimum</span>, adaptée au domaine du diagnostic de performance énergétique <span class="miseenevidence">au cours des 18 derniers mois</span>.

    Il existe 2 types de certification :

    • La <span class="miseenevidence">certification sans mention</span> qui permet de réaliser des diagnostics dans les bâtiments d'habitation individuelle. Celle-ci est obtenue après une formation initiale d'une durée minimum de 56 heures (28 heures pratiques et 28 heures théoriques)
    • La <span class="miseenevidence">certification avec mention</span> qui permet de réaliser des diagnostics dans les bâtiments d'habitation collectif ou les bâtiments à usage professionnel. La formation initiale est complétée d'un module d'une durée minimum de 21 heures (7 heures théoriques et 14 heures pratiques). Le suivi de la formation initiale est attesté par un organisme de formation certifié.

    Enfin, la certification comporte 1 examen théorique et 1 examen pratique.

    L'examen théorique est composé des 2 modules, sous forme de questionnaire à choix multiples (QCM), permettant d'évaluer les connaissances du candidat.

    Il comprend :

    • 1 module de <span class="miseenevidence">certification sans mention</span> composé de 75 questions. Pour réussir, il faut répondre correctement à plus de <span class="valeur">75 %</span> des questions.
    • 1 module pour l’extension vers la <span class="miseenevidence">certification avec mention</span> composé de 35 questions. Pour réussir, il faut répondre correctement à plus de <span class="valeur">75 %</span> des questions.

     À noter

    Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> novembre 2025, l’examen théorique est réalisé par l’organisme certificateur grâce un outil numérique d’évaluation et de correction automatique.

    Jusqu'au 31 décembre 2025, l'examen pratique consistait en une mise en situation basée sur un dossier d'information permettant de réaliser un diagnostic.

    <span class="miseenevidence">Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2026</span>, il consiste en la réalisation complète d'un diagnostic sur bâtiment réel.

    Dans le cas de l'extension vers la certification <span class="miseenevidence">avec mention</span>, cette mise en pratique porte sur un bâtiment d'habitation collectif.

    La décision de certification est communiquée dans un <span class="miseenevidence">délai maximum de 2 mois</span> après l’évaluation. Lorsque des écarts sont constatés entre les compétences du candidat et celles attendues, un rapport écrit détaillant ces écarts est également transmis avec le certificat.

    Le certificat comporte, en 1<Exposant>re</Exposant> page, un lien sous forme de <span class="miseenevidence">QR code</span> permettant de vérifier sa validité de la certification sur le site de l'annuaire des diagnostiqueurs :

    outilRechercheNG
    Rechercher un diagnostiqueur immobilier certifié ou vérifier les certificats de son diagnostiqueur

Un ressortissant de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R41270">l'Union européenne (UE)</a> ou de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R55492">l'Espace économique européen (EEE)</a> peut soit s'installer en France pour y exercer son activité de façon <span class="miseenevidence">permanente</span> (c’est ce qu’on appelle la liberté d’établissement), soit de façon <span class="miseenevidence">temporaire</span> (on parle alors de libre prestation de services, ou LPS).

  • Un ressortissant européen qui est déjà qualifié dans son pays d'origine pour exercer l'activité de diagnostic <span class="miseenevidence">peut s'installer en France</span>.

    Pour cela, il doit adresser une <span class="miseenevidence">demande de reconnaissance de ses qualifications professionnelles</span> à un organisme accrédité.

    La demande doit être rédigée en français.

    Si l'activité de diagnostiqueur immobilier est réglementée dans le pays d'origine, le candidat doit fournir :

    • La preuve de ses qualifications professionnelles
    • Une déclaration attestant de sa connaissance de la langue française.

    Si l'activité <span class="miseenevidence">n'est pas réglementée </span>dans le pays d'origine, il doit justifier <span class="miseenevidence">l'avoir exercée</span> dans un ou plusieurs États membres de l'UE ou de l'EEE <span class="miseenevidence">pendant au moins une année à temps plein ou pendant une durée équivalente à temps partiel au cours des 10 années</span> précédant la demande de reconnaissance.

    Pour savoir si l'activité de diagnostiqueur immobilier est réglementée dans un État de l'UE ou de l'EEE, il est possible de consulter le <a href="https://ec.europa.eu/growth/tools-databases/regprof/professions/bycountry" target="_blank" rel="noopener">site internet de la Commission européenne</a>.

    L'organisme vérifie l'équivalence des qualifications professionnelles à partir des informations fournies, puis délivre une <span class="miseenevidence">attestation de certification</span>.

    Si une différence importante est constatée entre la formation exigée en France et celle du candidat, ou entre les activités exercées en France et dans le pays d’origine, une <span class="miseenevidence">mesure de compensation</span> peut être demandée.

    Cette mesure doit être justifiée par l'organisme de certification. Elle peut prendre, au choix du candidat :

    • La forme d’un stage d'adaptation d'une durée maximale de 3 ans
    • Ou d’une épreuve d'aptitude, à réaliser dans un délai maximal de 6 mois à partir de la décision.
  • Un ressortissant de l'UE ou de l'EEE légalement établi dans l’un de ces États, peut exercer en France l'activité de diagnostiqueur immobilier de manière <span class="miseenevidence">temporaire et occasionnelle</span>.

    Les conditions de reconnaissance de ses qualifications varient selon qu’il s’agit du diagnostic de performance énergétique (DPE) ou des autres diagnostics immobiliers (amiante, termites, plomb, électricité et gaz).

    • Un ressortissant européen <span class="miseenevidence">qualifié dans son pays d'origine</span> peut exercer <span class="miseenevidence">ponctuellement</span> en France en tant que diagnostiqueur immobilier, à condition d'être légalement établi dans un État de l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R41270">UE</a> ou de l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R42218">EEE</a>.

      Si cette activité, ou la formation y conduisant, n’est <span class="miseenevidence">pas réglementée dans le pays où il est établi</span>, il doit justifier l'avoir exercée dans un ou plusieurs États de l'UE ou de l'EEE pendant au moins <span class="miseenevidence">1 an à temps plein, ou pendant une durée équivalente à temps partiel au cours des 10 années</span> précèdant la prestation en France.

       À noter

      Pour savoir si l'activité de diagnostiqueur immobilier est réglementée dans un État de l'UE ou de l'EEE, il est possible de consulter le <a href="https://ec.europa.eu/growth/tools-databases/regprof/professions/bycountry" target="_blank" rel="noopener">site de la Commission européenne</a>.

      Avant toute intervention ponctuelle en France, le ressortissant européen doit adresser à un organisme de certification une <span class="miseenevidence">déclaration préalable rédigée en français</span> comprenant les éléments suivants :

      • Attestation certifiant qu’il est légalement établi dans un État membre pour y exercer cette activité
      • Preuve de ses qualifications professionnelles
      • Déclaration attestant de sa connaissance de la langue française.

      L'organisme de certification vérifie l'équivalence des qualifications professionnelles et délivre une <span class="miseenevidence">attestation d’équivalence de certification</span>.

      Dans un délai d'un mois à partir de la réception de la déclaration (et des documents éventuels), l'organisme informe le professionnel de sa décision :

      • Soit il autorise la prestation de services en lui accordant une certification sans vérification complémentaire
      • Soit il impose 1 examen, en cas de différence important entre la formation exigée en France et les qualifications du prestataire.

        À savoir

      Le diagnostiqueur est soumis, la 1<Exposant>re</Exposant> année, à un <span class="miseenevidence">contrôle sur ouvrage</span>. Ce contrôle consiste en une vérification sur site, en situation réelle, lors d'une mission de diagnostic. La mission contrôlée est choisie de manière aléatoire par l'organisme de certification.

    • Un ressortissant européen <span class="miseenevidence">qualifié dans son pays d'origine</span> peut exercer <span class="miseenevidence">ponctuellement</span> en France en tant que diagnostiqueur, à condition d'être légalement établi dans un État de l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R41270">UE</a> ou de l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R42218">EEE</a>.

      Si cette activité, ou la formation y conduisant, <span class="miseenevidence">n’est pas pas réglementée dans le pays d'origine</span>, la personne doit justifier <span class="miseenevidence">l'avoir exercée</span> dans un ou plusieurs États de l'UE ou de l'EEE <span class="miseenevidence">pendant au moins 1 an à temps plein ou pendant une durée équivalente à temps partiel </span> au cours des 10 années précèdant la demande de reconnaissance.

        À savoir

      Pour savoir si l'activité de diagnostiqueur immobilier est réglementée dans un État de l'UE ou de l'EEE, il est possible de consulter <a href="https://ec.europa.eu/growth/tools-databases/regprof/professions/bycountry" target="_blank" rel="noopener">le site internet de la Commission européenne</a>.

      Avant toute intervention ponctuelle en France, le ressortissant européen doit adresser à un organisme de certification une <span class="miseenevidence">déclaration préalable rédigée en français</span> comprenant les éléments suivants :

      • Attestation certifiant qu’il est légalement établi dans un État membre pour exercer cette activité
      • Preuve de ses qualifications professionnelles
      • Déclaration attestant de sa connaissance de la langue française.

      L'organisme vérifie que les formations suivies correspondent au niveau de qualification exigé en France.

      Si les compétences techniques et la formation suivie sont conformes aux exigences françaises, l'organisme délivre une <span class="miseenevidence">attestation de certification</span>.

        À savoir

      Le diagnostiqueur est soumis, la 1<Exposant>re</Exposant> année, à un <span class="miseenevidence">contrôle sur ouvrage</span>. Ce contrôle consiste en une vérification sur site, en situation réelle, lors d'une mission de diagnostic. La mission contrôlée est choisie de manière aléatoire par l'organisme de certification.

Le diagnostiqueur peut exercer son activité sous l'une des formes juridiques suivantes :

  • <span class="miseenevidence">Entreprise individuelle (EI) : </span>le diagnostiqueur est alors exploitant individuel
  • <span class="miseenevidence">Société : </span>le diagnostiqueur peut choisir de créer une société d'exercice seul ou de s'associer. La création d'une société d’exercice permet d'optimiser la charge fiscale en offrant différentes options pour répartir les revenus entre les associés. Les options peuvent permettre de réduire l'impôt sur le revenu (IR) ou l'impôt sur les sociétés (IS) et les cotisations sociales.

Le choix d'une forme juridique (ou statut juridique) de l'entreprise est une étape décisive.

Il détermine les règles de fonctionnement de l'entreprise mais il a également des incidences sur le régime fiscal et sur la protection sociale.

Il existe deux grandes formes juridiques :

  • <span class="miseenevidence">Entreprise individuelle (EI)</span> : permet d'exercer son activité seul et en son nom propre. Le chef d'entreprise et l'entreprise individuelle forment une <span class="miseenevidence">seule et même personne</span>. La micro-entreprise (ou auto-entreprise) est une entreprise individuelle avec un régime fiscal et social simplifié.
  • <span class="miseenevidence">Société</span> : permet d'exercer une activité dans une entité juridique distincte du chef d'entreprise. Elle dispose de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R71100">personnalité morale</a>, c’est-à-dire qu’elle a sa propre existence juridique (capital social, dénomination sociale, siège social, etc).

 À noter

Le diagnostiqueur immobilier peut aussi exercer en tant que salarié.

Ces 2 modes d’exercice ont chacun leurs règles particulières :

  • La création d’une entreprise individuelle (EI) implique peu de formalités (pas de rédaction de statuts, pas de constitution de capital social et d'associé, etc) et permet de lancer son activité rapidement. Le patrimoine de l'entrepreneur individuel (EI), y compris celui du micro-entrepreneur est automatiquement séparé en un patrimoine professionnel et un patrimoine personnel.

      À savoir

    Pour en savoir plus, vous pouvez vous reporter à la fiche sur la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36354">séparation des patrimoines professionnel et personnel</a>.

    L'entrepreneur individuel est soumis à l'impôt sur le revenu (IR), dans la catégorie correspondant à son activité (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24381">BIC</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24380">BNC</a> , <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60580">BA</a>.).

    Cependant, il lui est possible d'opter pour le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R62968">régime réel d'imposition</a> ou même pour l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36380">impôt sur les sociétés (IS)</a>.

    L'entrepreneur individuel relève du régime de la Sécurité sociale des indépendants. Il a le statut de travailleur non-salarié (TNS). Il ne paye pas de cotisations et contributions sociales durant <span class="miseenevidence">au moins les 90 jours</span> qui suivent le début de son activité.

    Notre fiche sur la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23890">protection sociale du commerçant et de l'artisan</a> détaille les cotisations dues et les modalités de déclaration et de paiement.

    Le régime de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R54689">micro-entrepreneur</a> est un régime social et fiscal très simplifié. Il est applicable quand le chiffre d'affaires <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R31841">HT</a> ne dépasse pas certains seuils au cours des 2 années précédentes : par exemple <span class="valeur">203 100 €</span> s'agissant d'une activité de vente de marchandises, ou <span class="valeur">83 600 €</span> pour les prestations de services.

    Le régime simplifié s'applique automatiquement pour l'année de création (N) et l'année suivante (N+1) à condition que ces seuils soient respectés.

    Par ailleurs, la micro entreprise est soumise à la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F21746">franchise en base de TVA</a> : c'est-à-dire que l'entrepreneur ne déclare pas la TVA sur les prestations ou ventes qu'il réalise et ne peut pas non plus la déduire.

    Concernant l'imposition de ses revenus, la micro entreprise est imposée à l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R58996">IR</a>, dans la catégorie correspondant à son activité : micro <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24381">BIC</a>, pour le diagnostiqueur immobilier dont l’activité est commerciales). L'impôt dû est calculé en tenant compte d'un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R47251">abattement forfaitaire</a> sur le chiffre d'affaires pour frais professionnels qui varie selon l'activité exercée (pour une activité de vente de marchandises : l'abattement correspond par exemple à <span class="valeur">71 %</span> du chiffre d'affaires).

    Pour plus de détails sur les abattements fiscaux, vous pouvez consulter la fiche sur le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23267">régime fiscal du micro-entrepreneur</a>.

    Enfin, l'entrepreneur paie des cotisations sociales uniquement s'il génère du chiffre d'affaires.

      À savoir

    Notre fiche sur l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37396">entreprise individuelle (EI)</a> précise toutes les règles de fonctionnement.

  • La société est une entité juridique qui dispose d'une <span class="miseenevidence">personnalité morale</span>, c’est-à-dire qu’elle a sa propre existence juridique (capital social, dénomination sociale, siège social, etc). Elle peut signer un bail commercial, embaucher des salariés et possède un patrimoine distinct de celui de ses associés. Elle est représentée par un dirigeant (un gérant ou un président) qui exerce l'activité.

    L’intérêt de <span class="miseenevidence"> créer une société</span> est de limiter la responsabilité du professionnel et de ses associés aux apports réalisés lors de la constitution de la société. Elle permet ainsi de protéger le patrimoine personnel de chacun.

    Le professionnel peut exercer une activité commerciale et/ou artisanale <span class="miseenevidence">seul </span>(création d'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37777">EURL</a> ou d'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37383">SASU</a>) ou en s'<span class="miseenevidence">associant</span> avec d'autres personnes (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37411">SARL</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37366">SAS</a>). La création d'une société nécessite la réalisation de différentes formalités comme la rédaction de statuts, le dépôt d'un capital social qui peuvent être coûteuses. Par ailleurs, la société doit respecter différentes obligations comptables (tenue et dépôt de comptes annuels, convocation des associés aux assemblées générales (AG), tenue d'AG pour toute modification des statuts de la société, etc).

    Les bénéfices réalisés par la société sont en <span class="miseenevidence">principe</span> soumis à l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23575">impôt sur les sociétés (IS)</a>. Pour certains types de sociétés, les associés peuvent opter pour l'impôt sur le revenu (IR). Dans ce cas, les<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F32919"> bénéfices</a> réalisés sont déclarés en tant que <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24381">BIC</a> dans la déclaration d'impôt sur le revenu.

    La protection sociale du dirigeant de société varie en fonction du type de société choisie. Le dirigeant d'une EURL ou d'une SARL (s'il est majoritaire) est considéré comme un travailleur non salarié et doit cotiser à l'Urssaf sur le revenu d'activité indépendante ou sur une base annuelle minimale.

    Le dirigeant d'une SAS, SASU, SARL (minoritaire ou égalitaire) est considéré comme un travailleur assimilé salarié. Il relève du régime général de la sécurité sociale. Il bénéficie d'une protection sociale très proche de celle d'un salarié. S'il ne se verse pas de salaires, il n'a pas à payer de cotisations sociales.

Pour faire le bon choix, il est donc indispensable de prendre en compte de nombreux facteurs :

  • l'exercice de l'activité seul ou à plusieurs avec des associés (en société)
  • le régime fiscal concernant l'imposition des bénéfices
  • le régime de protection sociale selon la forme juridique envisagée.

Pour vous aider à choisir la forme juridique la plus adaptée à votre situation, l'Urssaf met à disposition le simulateur suivant :

Simulateur
Trouver le bon statut (forme) juridique pour son projet d’entreprise

Déclarer l’activité

Le professionnel doit procéder à l'immatriculation de l'entreprise. Cette procédure doit être effectuée en ligne sur le site du Guichet des formalités des entreprises :

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Guichet des formalités des entreprises

Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2023, les formalités de création, de modification et de cessation d'activité doivent être réalisées en ligne sur le <span class="miseenevidence">guichet des formalités des entreprises</span>. Ce « <span class="expression">guichet unique</span> » remplace les centres de formalités des entreprises (CFE) qui sont supprimés. Il concerne <span class="miseenevidence">toutes les entreprises</span>, quelle que soit leur forme juridique ou leur activité.

Le professionnel doit faire sa demande d'immatriculation dans le mois qui précède la date déclarée du début de l'activité et, au plus tard, 15 jours après la date de début d'activité. Cette formalité a pour effet de donner une existence juridique à l'entreprise.

Cette déclaration permet d’informer l’ensemble des organismes concernés par le lancement de l'activité (Insee, organismes sociaux, Urssaf, centre des finances publiques…).

Dès que la demande d'immatriculation est acceptée, l'Insee attribue :

  • Un numéro <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F32135">Siren</a> : c'est <span class="miseenevidence">un numéro unique d'identification</span> de l'entreprise composé de 9 chiffres 
  • Un numéro <span class="miseenevidence">Siret</span> : c'est l'<span class="miseenevidence">identifiant géographique de chacun des établissements</span> de l'entreprise, il est donc possible d'en avoir plusieurs. Ce numéro est composé du Siren et d'un NIC (Numéro Interne de Classement).

Lors de l’enregistrement de l’entreprise, l’Insee attribue également au professionnel son code <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R53058">APE</a>.

Déclaration de non-condamnation

Lors de l'immatriculation de son activité, le professionnel doit fournir une <span class="miseenevidence">déclaration sur l’honneur de non-condamnation</span>.

Par cette déclaration, le diagnostiqueur immobilier atteste qu'il n’a fait l’objet d’aucune sanction pénale, civile ou administrative lui interdisant de créer et gérer une entreprise.

Un <span class="miseenevidence">modèle</span> de déclaration de non condamnation et de filiation est disponible :

Simulateur
Déclaration de non-condamnation et de filiation pour inscription au Registre du commerce et des sociétés (RCS) et au Registre national des entreprises (RNE)

Accéder au simulateur  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

Les cotisations appelées par l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R44849">Urssaf</a> dépendent de la structure d’exercice de l’activité et du statut juridique du dirigeant.

Pour connaître toutes les règles concernant le <span class="miseenevidence">régime social</span> du dirigeant, il est possible de consulter la fiche relative à la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F38152">Protection sociale du dirigeant de société</a>.

Le professionnel qui exerce son activité en son nom propre (entreprise individuelle) ou en tant que gérant majoritaire d'une société (comme une EURL ou une SARL), est affilié à la <span class="miseenevidence">Sécurité sociale des indépendants</span> (SSI), le régime obligatoire des travailleurs non salariés.

Le professionnel doit régler des cotisations sociales auprès de l’Urssaf dès le début de son activité.

Toutefois, en pratique, <span class="miseenevidence">aucune cotisation ni contribution sociale n’est exigée pendant les 90 premiers jours</span> qui suivent le lancement de son activité.

Les revenus n'étant pas encore connus au démarrage de l’activité, les cotisations sont d’abord calculées sur une <span class="miseenevidence">base forfaitaire</span> pendant les 2 premières années (aux mêmes taux que ceux qui s’appliquent en cours d’activité). Elles sont ensuite ajustées et régularisées en fonction des revenus réels de l’année d’exercice.

Les cotisations sont obligatoirement payées en ligne de l'une des façons suivantes :

  • Soit<span class="miseenevidence"> chaque mois</span> : le paiement s’effectue le 5 ou le 20 de chaque mois, par prélèvement automatique.
  • Soit <span class="miseenevidence">chaque trimestre</span> : le paiement s’effectue par prélèvement automatique, par télépaiement ou par carte bancaire les 5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre.

Lorsqu’il exerce son activité dans le cadre d’une société et qu’il occupe des fonctions de direction qui lui donnent le statut d’assimilé salarié (président ou directeur général rémunéré de SAS par exemple), le professionnel relève du <span class="miseenevidence">régime général de la sécurité sociale</span>.

Ses cotisations sociales sont identiques à celles d’un salarié cadre, et il bénéficie d’une protection sociale équivalente, à l’exception de l’assurance chômage (une assurance chômage optionnelle est cependant possible).

Une fois la certification obtenue par le diagnostiqueur, l'organisme de certification procède à la <span class="miseenevidence">surveillance des certificats</span>.

Cette surveillance prend les formes suivantes :

  • Des opérations de surveillance documentaire
  • Un ou plusieurs contrôles sur ouvrage qui consiste en un contrôle sur site en situation réelle dans le cadre d'une nouvelle mission de diagnostic. Ce contrôle sur ouvrage est valable 7 ans.

Le déroulement de ces opérations varie selon les domaines pour lesquels les certificats sont délivrés :

Pendant le cycle de certification, l'organisme de certification procède à des contrôles documentaires et à des contrôles sur ouvrage.

L'organisme de certification procède à <span class="miseenevidence">3 contrôles documentaires</span> au cours de la 2<Exposant>e</Exposant>, la 4<Exposant>e</Exposant> et la 6<Exposant>e</Exposant> année du cycle de certification.

Ce contrôle documentaire porte sur <span class="miseenevidence">un échantillon d'au moins 5 rapports de diagnostic</span> établis par la personne certifiée. C'est l'organisme de certification qui sélectionne ces rapports parmi tous ceux établis sur les 12 derniers mois en choisissant au moins un rapport pour chacun des types de mission.

Ce contrôle permet également de certifier que le diagnostiqueur immobilier <span class="miseenevidence">exerce réellement l'activité</span> pour laquelle il a obtenu la certification.

Les organismes certificateurs peuvent s’appuyer sur l’analyse statistique de l’activité du diagnostiqueur grâce au traitement automatique des données de l’Ademe. Ils peuvent choisir les rapports des contrôles documentaires et des CSO après élaboration du diagnostic.

 Attention :

Depuis le <span class="miseenevidence">1<Exposant>er</Exposant> octobre 2025</span>, le fait de réaliser plus de 1 000 diagnostics de performance énergétique de maisons individuelles ou appartements sur une période glissante de 12 mois déclenche automatiquement un signalement d’anomalies par l'Ademe aux organismes certificateurs. Le diagnostiqueur doit se justifier et risque une suspension de son certificat.

L'organisme de certification procède à <span class="miseenevidence">1 contrôle sur ouvrage en cours de diagnostic</span> au cours de la 1<Exposant>re</Exposant> année du cycle de certification. Il est déclenché à partir de la réalisation de 20 missions de diagnostics le cas échéant.

L'organisme de certification vérifie sur site et en conditions réelles la capacité du diagnostiqueur à réaliser un diagnostic. Il vérifie la conformité de la réalisation du diagnostic et dans un délai d'une semaine maximum après la visite sur site, la conformité du rapport de diagnostic établi.

L'organisme de certification procède également à <span class="miseenevidence">2 contrôles sur ouvrage après élaboration du diagnostic</span> au cours de la 3<Exposant>e</Exposant> et la 5<Exposant>e</Exposant> année du cycle de certification. Il convoque ainsi le certifié avec un préavis d'au moins sept <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R17508">jours ouvrables</a>.

Pendant le cycle de certification, l'organisme de certification procède aux contrôles suivants :

  • Une opération de surveillance documentaire initiale pendant la 1<Exposant>re</Exposant> année du cycle de certification et une 2<Exposant>nde</Exposant> opération entre le début de la 2<Exposant>e</Exposant> année et la fin de la 6<Exposant>e</Exposant> année
  • Un contrôle sur ouvrage sur site.

La surveillance documentaire a pour objectifs de :

  • Vérifier que la personne certifiée met à jour ses connaissances face aux évolutions techniques, législatives et réglementaires de son domaine
  • S’assurer qu’elle exerce réellement l'activité pour laquelle elle a obtenu la certification. Elle doit pour cela fournir au moins 5 rapports sur les 12 derniers mois, ou lors de la 1<Exposant>re</Exposant> surveillance documentaire, 4 rapports réalisés depuis l'obtention de la certification
  • Vérifier qu’elle est bien couverte par une assurance
  • Contrôler la conformité à la réglementation et aux bonnes pratiques professionnelles d'un échantillon de ses rapports
  • Examiner le suivi des réclamations et des plaintes le concernant et, si nécessaire, les actions mises en place après la surveillance précédente.

 À noter

<span class="miseenevidence">Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2025</span>, pour le domaine de l'amiante, la surveillance permet de contrôler le respect des obligations légales et réglementaires et notamment les obligations de transmission des rapports dans l'application informatique SI-amiante.

Les résultats de chacune des opérations de surveillance font l'objet d'un retour écrit à la personne certifiée indiquant les écarts entre les compétences observées et les compétences attendues.

La décision de maintien, de suspension, de réduction ou de retrait du ou des certificats est notifiée dans un délai maximum de 2 mois à partir de la dernière sélection de rapport par l'organisme de certification.

Ce contrôle est réalisé par l'organisme de certification pendant la durée du cycle de certification, avant la demande de renouvellement.

Pour cela, le diagnostiqueur transmet à l'organisme de certification son planning d’interventions sur la période prévue pour le contrôle sur ouvrage.

Il doit également préciser dans ses contrats qu’un examinateur de l’organisme de certification peut l’accompagner pour garantir l’accès au site lors du contrôle.

Le contrôle sur ouvrage sur site porte sur tous les domaines pour lesquels le diagnostiqueur est certifié. Si la réalisation en une fois n'est pas possible, plusieurs contrôles sur ouvrage sont organisés pour couvrir l’ensemble des domaines.

La mission contrôlée est choisie de manière aléatoire et communiquée au diagnostiqueur 2 <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R17508">jours ouvrables</a> avant le contrôle.

En cas de certification avec mention, le contrôle porte sur le périmètre de cette certification.

Ce contrôle est<span class="miseenevidence"> valable pendant 7 ans</span>.

Si des non-conformités sont constatées, un 2<Exposant>nd</Exposant> contrôle est réalisé. Si ce 2<Exposant>nd</Exposant> contrôle révèle encore des non-conformités, l’organisme peut suspendre ou retirer le ou les certificats.

La décision de maintien, suspension, réduction ou retrait du ou des certificats est communiquée dans les 2 mois après le contrôle.

Pendant la période de certification, le diagnostiqueur doit apporter la preuve qu'il a suivi une formation continue dans son domaine, auprès d'un organisme de formation certifié.

Le contenu et les conditions de cette formation continue varient selon les certifications détenues.

  • Au cours du cycle de certification, le diagnostiqueur doit réaliser un examen cas test de formation organisé par un organisme de formation certifié.

    Cet examen consiste en une <span class="miseenevidence">mise en situation</span> permettant de réaliser un diagnostic. Il peut être effectué en présentiel ou à distance.

    Cette formation continue permet d'assurer un rappel des nouveautés législatives, réglementaires ou normatives, et sur les évolutions techniques et bonnes pratiques du métier.

    Pour la <span class="miseenevidence">certification sans mention</span>, la formation continue est de 7 heures par an durant la 2<Exposant>e</Exposant>, 3<Exposant>e</Exposant>, 4<Exposant>e</Exposant> et 6<Exposant>e</Exposant> année du cycle.

    Pour la <span class="miseenevidence">certification avec mention</span>, la durée est de 7 heures supplémentaires par an lors de la 2<Exposant>e</Exposant> et la 5<Exposant>e</Exposant> année du cycle.

    Dans l'année suivant sa certification initiale, le diagnostiqueur doit réaliser <span class="miseenevidence">au minimum 2 missions complètes</span> de diagnostic de performance énergétique, accompagnées sur place par un tuteur.

    Cette formation en situation réelle est encadrée par un organisme de formation certifié.

    Le tuteur doit justifier d’au moins <span class="miseenevidence">5 ans d’expérience</span> dans le domaine du diagnostic énergétique.

    À la fin de la formation, le tuteur rédige un bilan des missions réalisées. L'organisme de formation certifié délivre ensuite une attestation de suivi de formation au diagnostiqueur.

  • La formation continue a pour objectif de maintenir à jour les connaissances et les compétences du diagnostiqueur.

    Elle doit être réalisée avant la fin de la 4<Exposant>e</Exposant> année du cycle et au moins 18 mois avant la fin de la période de certification.

    Sa durée est d’1 journée pour une certification sans mention, et de 2 jours pour une certification avec mention.

Le diagnostiqueur (ou sa société) doit <span class="miseenevidence">souscrire une assurance</span><span class="miseenevidence">responsabilité civile professionnelle (RCP)</span> couvrant ses interventions.

Sa responsabilité peut être engagée, par exemple, en cas d’erreur de diagnostic, d’absence de diagnostic (comme l’oubli d’un diagnostic obligatoire) ou de mauvaise interprétation des résultats.

Le montant de la garantie doit être d’au moins <span class="valeur">300 000 €</span> par sinistre et <span class="valeur">500 000 €</span> par an.

 À noter

L'<span class="miseenevidence">employeur</span> est <span class="miseenevidence">responsable</span> de tous les <span class="miseenevidence">dommages</span> causés par ses <span class="miseenevidence">salariés</span>. Ces dommages incluent les préjudices corporels, matériels ou immatériels pouvant être causés à un tiers pendant le temps de travail ou sur les lieux d'exercice. L'assurance RCP permet de couvrir ces risques.

Le diagnostiqueur doit respecter une obligation d'<span class="miseenevidence">impartialité</span> et d'<span class="miseenevidence">indépendance</span>. Il ne doit pas avoir de lien pouvant remettre en cause cette obligation, que ce soit avec son client ou avec une entreprise réalisant des travaux recommandés dans le diagnostic.

Il ne peut pas accorder, directement ou indirectement, d’avantages ou de rémunérations, sous quelque forme que ce soit, aux intermédiaires immobiliers.

Les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont habilités à contrôler et à sanctionner les manquements des diagnostiqueurs à leurs obligations professionnelles.

La certification est valable pendant <span class="miseenevidence">7 ans</span>.

La demande de renouvellement doit être faite <span class="miseenevidence">au plus tard 6 mois avant la date d’expiration</span>.

Le candidat doit déposer un dossier auprès de l'organisme de certification.

Cet organisme vérifie que le candidat a bien suivi et validé les formations continues, et que les contrôles de surveillance, pour tous les domaines de diagnostic dans lesquels il est certifié.

  À savoir

Si la décision de renouvellement n'est pas prononcée avant la fin de validité de la certification, le candidat doit effectuer une nouvelle demande de certification initiale.

S’il décide d’embaucher, l’entrepreneur franchit une étape dans la vie de son entreprise car il devient employeur. Ce statut l’engage dans un cadre juridique, avec des formalités à respecter et des obligations à assumer.

Voici les principales démarches et actions à anticiper.

  • <span class="miseenevidence">Déclaration d’embauche</span>

Avant toute prise de poste, l'employeur doit<span class="miseenevidence"> déclarer le salarié</span>. Cette déclaration est réalisée au moyen de la déclaration préalable à l'embauche (DPAE) et doit intervenir au plus tôt dans les 8 jours précédant l’embauche et au plus tard le jour de la prise de poste.

Elle permet d’<span class="miseenevidence">informer les organismes sociaux </span>de l’arrivée d’un salarié et d’<span class="miseenevidence">ouvrir ses droits </span>à la protection sociale.

Formulaire
Déclaration préalable à l'embauche (DPAE)

Cerfa n° 14738*01

Accéder au formulaire (pdf - 132.7 KB)  

Ministère chargé du travail

  • <span class="miseenevidence">Établissement d’un contrat de travail et communication sur les informations essentielles de la relation de travail</span>

Afin de formaliser la relation de travail, l’employeur doit remettre au salarié un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F15635">contrat de travail</a>.

Ce contrat peut être à durée indéterminée (CDI) ou à durée déterminée (CDD).

L’employeur doit remettre au salarié un ou plusieurs documents écrits contenant les informations principales relatives à la relation de travail. Le <span class="miseenevidence">délai de communication varie suivant la nature des informations</span>.

Pour en savoir plus sur la nature des informations et les délais de communication, consultez cette <a href="https://code.travail.gouv.fr/information/informations-principales-sur-la-relation-de-travail-a-partir-du-1er-novembre-2023-quels-elements-doit-fournir-lemployeur-au-salarie-lors-de-son-embauche" target="_blank" rel="noopener">page</a>sur le site du code du travail numérique.

  • <span class="miseenevidence">Inscription du salarié sur le registre unique du personnel</span>

Chaque salarié nouvellement embauché doit être inscrit sur le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F1784">registre unique du personnel</a>.

La tenue de ce registre est obligatoire dès le 1er salarié embauché.

Ce document détaille l’<span class="miseenevidence">historique des entrées et sorties</span> des salariés dans l’entreprise.

  • <span class="miseenevidence">Affiliation du salarié à la caisse de retraite complémentaire</span>

L'employeur a l'obligation d'affilier ses salariés aux régimes de retraites complémentaires de l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R40033">Agirc-Arrco</a>.

Cette affiliation s'effectue par la transmission unique et dématérialisée de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F34059">déclaration sociale nominative (DSN)</a> à l'ensemble des organismes qui gèrent la protection sociale des salariés.

  • <span class="miseenevidence">Assurer la sécurité et la santé au travail</span>

Dans les 3 mois suivant sa prise de poste, tout salarié nouvellement recruté doit bénéficier d’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F34061">visite d'information et de prévention</a> organisée par l’employeur et réalisée par l’un des professionnels de la<span class="expression"> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F2211">médecine du travail</a></span>.

 À noter

Dans certains cas, cette visite doit être réalisée avant l'affectation du salarié sur son poste de travail. On parle d’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F34062">examen médical d'aptitude à l'embauche</a>.

Si le salarié a déjà bénéficié d’une visite d’information et de prévention dans les cinq ans ou, dans les trois ans précédant leur embauche pour les salariés bénéficiant d’un suivi individuel adapté de leur état de santé (travailleurs de nuit, jeunes de moins de 18 ans, etc.), l'organisation d'une nouvelle visite n'est pas nécessaire si le salarié est appelé à occuper un emploi identique présentant des risques d'exposition équivalents.

L’employeur doit également garantir un environnement de travail sécurisé et prévenir les risques professionnels.

Pour cela, il doit notamment <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F2210">informer et former le salarié à la sécurité</a></span>, et mettre à jour le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F35360">document unique d’évaluation des risques professionnels</a> (DUERP).

  • <span class="miseenevidence">Respect de la convention collective applicable</span>

L’employeur doit appliquer la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F78">convention collective</a> dont relève l'activité principale exercée par l'entreprise. L’intitulé de la convention collective doit figurer sur le bulletin de paie.

 À noter

Le code du travail fixe les règles générales applicables aux relations de travail entre employeurs et salariés. Les conventions et accords, négociés par les partenaires sociaux, viennent compléter ce cadre légal.

Un diagnostiqueur immobilier doit appliquer la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALITEXT000044253019?idConteneur=KALICONT000005635173&origin=list" target="_blank" rel="noopener">Convention collective nationale des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils</a> (IDCC 1486).

Un simulateur permet de <span class="miseenevidence">rechercher sa convention collective avec le nom de l'entreprise ou son numéro Siret</span> :

outilRechercheNG
Trouver sa convention collective

 À noter

Pour obtenir des réponses personnalisées sur différentes thématiques (salaires, temps de travail, congés et repos, etc.) en fonction de la convention collective, consultez le <a href="https://code.travail.gouv.fr/contribution" target="_blank" rel="noopener">site Code du travail numérique</a>.

  • <span class="miseenevidence">Activité commerciale réglementée</span>
  • <span class="miseenevidence">Code APE </span>: 71.20B
  • <span class="miseenevidence">Code APE en 2027 : 71.20H</span>
  • <span class="miseenevidence">Cotisations sociales</span> : à régler auprès de l’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R44849">Urssaf</a>
  • <span class="miseenevidence">Régime de sécurité sociale</span> : Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
  • <span class="miseenevidence">Protection sociale</span> : <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R15469">CPAM</a> (maladie), <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R38846">Carsat</a> (retraite)
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