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Fiche pratique

Cour d'assises des mineurs

Vérifié le 13/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

La cour d’assises des mineurs est une juridiction départementale chargée de juger les <span class="miseenevidence">mineurs de 16 ans ou plus, </span>qui ont commis un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R49230">crime</a>. Elle est composée de 3 juges professionnels et de 6 jurés. La cour d’assises des mineurs se prononce sur la culpabilité du mineur et sur la sanction qui lui est applicable. Cette décision peut être contestée. Nous vous présentons les informations à connaître.

En principe, seuls les mineurs de 16 ans ou plus qui ont commis un crime, peuvent être jugés devant la cour d’assises des mineurs.

Toutefois, cette juridiction est également compétente pour juger un mineur accusé des faits suivants :

  • Un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R49229">délit</a> ou un crime commis <span class="miseenevidence">avant l'âge de 16 ans</span>, s'ils sont <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R73075">connexes</a> ou inséparables du crime commis après 16 ans
  • Un délit ou un crime commis <span class="miseenevidence">à partir de 18 ans</span> si les faits sont connexes ou inséparables avec un crime commis par le mineur âgé d'au moins 16 ans.

 À noter

Un <span class="miseenevidence">majeur</span> peut être jugé par la cour d'assises des mineurs s'il est le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R56032">co-auteur</a> ou le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R68078">complice</a> d'un délit ou d'un crime commis par un mineur. Ainsi, ils seront jugés lors d'un seul et unique procès. La décision de faire juger le majeur par la cour d'assises des mineurs est prise par le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R65185">juge d'instruction</a> chargé de l'affaire.

À la fin de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1456">l’information judiciaire</a>, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R65185">juge d’instruction</a> peut décider de renvoyer <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52098">l’accusé</a> devant la cour d’assises des mineurs. Ce renvoi peut avoir des conséquences sur le maintien des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1826">mesures de sûreté</a>.

Par quelle décision l’accusé est-il renvoyé devant la cour d’assises des mineurs ?

Pour renvoyer l’accusé devant la cour d’assises des mineurs, le juge d'instruction rend une <span class="expression">ordonnance de mise en accusation (OMA).</span>

Cette ordonnance indique notamment l’identité du mineur et la ou les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52056">infractions</a> dont il est accusé.

L’ordonnance de mise en accusation doit être <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R14732">notifiée</a> au mineur et à ses <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R72832">représentants légaux</a> (ou à un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F35064">adulte approprié</a>).

  À savoir

L’avocat du mineur (ou ses représentants légaux) peut faire appel de <span class="expression">l’ordonnance de mise en accusation (OMA) </span>devant la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R68457">chambre de l’instruction</a>. Le délai pour faire appel est de 10 jours à compter de la notification de l’OMA.

Que se passe-t-il pour le mineur entre l’OMA et le procès devant la cour d’assises ?

Après que le juge ait rendu <span class="expression">l’ordonnance de mise en accusation (OMA)</span>, les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1826">mesures de sûreté</a> peuvent continuer de produire leur effet. Ainsi, le mineur reste placé sous <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R53632">contrôle judiciaire</a> ou assigné à résidence sous bracelet électronique. S’il est placé en <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52093">détention provisoire</a>, il reste en prison.

Le juge d’instruction peut également décider de maintenir la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1837">mesure éducative judiciaire provisoire</a> prise contre le mineur.

Toutes ces mesures durent jusqu’au procès devant la cour d’assises des mineurs.

  À savoir

Si le mineur était en détention provisoire <span class="miseenevidence">avant le prononcé de l’OMA</span>, il doit être jugé dans un <span class="miseenevidence">délai de 6 mois</span> suivant le jour où cette ordonnance est devenue <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R69580">définitive</a>. Si le mineur a été placé en détention provisoire <span class="miseenevidence">après l’OMA</span>, le délai de 6 mois court à compter du placement du mineur en détention.

Sauf exception, le mineur est remis en liberté si ce délai n’est pas respecté.

Devant la cour d’assises des mineurs, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52098">l’accusé</a> (mineur) doit obligatoirement être assisté d’un avocat.

Le mineur et/ou ses <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R72832">représentants légaux</a> peuvent désigner l’avocat de leur choix.

Si le mineur n’a pas choisi d’avocat <span class="miseenevidence">avant l’audience</span>, le bâtonnier de l’ordre des avocats doit désigner un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F36104">avocat commis d’office.</a>

S’il n’a pas d’avocat <span class="miseenevidence">lors de l’audience</span>, le mineur (ou ses représentants légaux) peut faire une demande d’avocat commis d’office au président de la cour d’assises des mineurs.

 À noter

La <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R53960">partie civile</a> (mineure) doit, elle aussi, être assistée d’un avocat. Si elle (ou ses représentants légaux) n’a pas choisi d’avocat, le président de la cour d’assises des mineurs en désigne un d’office.

Les services de l’avocat sont <span class="miseenevidence">payants, </span>même lorsqu’il a été commis d’office.

  À savoir

Si le mineur (accusé ou partie civile) ou ses représentants légaux ont de faibles revenus, ils peuvent solliciter <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F18074">l'aide juridictionnelle</a>. Cette demande doit intervenir <span class="miseenevidence"><MiseEnEvidence>avant ou au</span><span class="miseenevidence"> cours de la procédure</span></MiseEnEvidence> concernant le mineur.

Devant la cour d’assises des mineurs, l’audience se déroule en plusieurs étapes : le rappel des faits reprochés au mineur, les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R73094">débats</a>, les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R78201">plaidoiries</a>, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R57606">délibéré</a>, puis le rendu de la décision par la cour d’assises.

Comment se déroulent les débats devant la cour d’assises des mineurs ?

Le président de la cour dirige les débats. C'est lui qui donne la parole aux différentes personnes du procès.

Le président interroge le mineur accusé avant de procéder à <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F34165">l'audition des témoins</a>, des experts et de la victime. La liste des témoins et experts a été établie précédemment à la demande du mineur, du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R1127">ministère public</a> et de la victime.

Après que le président ait donné son autorisation, les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R54662">assesseurs</a>, les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1540">jurés</a> et les avocats peuvent poser des questions à <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52098">l’accusé</a>, aux témoins, aux experts et à la victime. L’accusé et la victime peuvent également poser des questions par l'intermédiaire du président.

 À noter

Les <span class="miseenevidence">enregistrements sonores ou audiovisuels sont</span> <span class="miseenevidence">interdits</span>. Le président peut toutefois les autoriser s'il considère que cela a un intérêt pour la suite du procès (par exemple, le mineur avoue finalement avoir commis le crime).

En principe, les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R73094">débats</a> devant la cour d’assises des mineurs ont lieu devant un public restreint. On parle de <span class="expression">publicité restreinte</span>.

De manière exceptionnelle, les débats peuvent être publics.

Lorsque la <span class="expression">publicité restreinte</span> s’applique,<span class="miseenevidence"> seules</span> les personnes suivantes peuvent assister aux débats :

  • Victime (qu’elle se soit ou non <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1454">constituée partie civile</a>)
  • Témoins de l’affaire
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R72832">Représentants légaux</a>
  • Personne à laquelle le mineur était temporairement confié lorsqu’il a commis <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52056">l’infraction</a>
  • Proches parents du mineur
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F35064">Adulte approprié</a>
  • Représentants des services éducatifs qui suivent le mineur
  • Avocat
  • Personnels des services désignés pour suivre le mineur.

 À noter

Dans certaines circonstances, la cour d’assises des mineurs peut décider que les débats doivent avoir lieu <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R54663">à huis clos</a>. Ainsi, <span class="miseenevidence">seuls l'accusé, ses représentants légaux, la partie civile et les avocats </span>sont autorisés à assister aux débats.

La cour d’assises des mineurs peut décider que les débats seront publics si les 3 conditions suivantes sont réunies :

  • Le délinquant qui était mineur au moment des faits, est devenu majeur lors de l’ouverture de l’audience
  • Le mineur, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R1127">ministère public</a> ou un autre accusé en fait la demande
  • La personnalité de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52098">l’accusé</a> (mineur) n’y fait pas obstacle.

La cour d’assises des mineurs peut accepter ou refuser la demande de publicité des débats.

Avant de rendre sa décision, la cour d’assises des mineurs entend le ministère public et les avocats des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R64439">parties</a>. Elle tient également compte des intérêts de la société, de l’accusé et de la victime.

 Attention :

Si l’un des accusés est mineur lors de l’audience, la cour d’assises des mineurs refusera forcément la demande de publicité des débats.

La décision concernant la publicité des débats est argumentée et ne peut pas être contestée.

 À noter

Dans certaines circonstances, la cour d’assises des mineurs peut décider que les débats doivent avoir lieu à <span class="expression">huis clos</span>. Ainsi, <span class="miseenevidence">seuls l'accusé, ses représentants légaux, la partie civile et les avocats </span>sont autorisés à assister aux débats.

Comment se déroulent les plaidoiries devant la cour d’assises des mineurs ?

Les plaidoiries s’ouvrent après la clôture des débats. Elles ont lieu dans l’ordre suivant :

  • Plaidoirie de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1454">partie civile</a>, ou de son avocat
  • Réquisitions de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R67992">l'avocat général</a> au cours desquelles il propose une peine pour le mineur ou demande son <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R2696">acquittement</a>
  • Plaidoirie de l’avocat du mineur <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52098">accusé</a>.

  À savoir

Après la plaidoirie de son avocat, le mineur accusé a le droit de s’exprimer.

Comment se termine l’audience devant la cour d’assises des mineurs ?

Directement après la plaidoirie de son avocat, le mineur accusé a le droit de s’exprimer.

Puis, le jury se retire pour délibérer sur la culpabilité du mineur et sur la peine qui peut lui être appliquée.

Après que le jury se soit mis d’accord sur la culpabilité et sur la peine applicable, la cour d’assises des mineurs rend sa décision.

  À savoir

Même si les <span class="miseenevidence">débats </span>ont eu lieu devant un public restreint (ou à <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R54663">huis clos</a>), la décision de la cour d’assises des mineurs est <span class="miseenevidence">toujours</span> rendue de manière publique, en présence du mineur accusé.

À la fin des plaidoiries, la cour d'assises des mineurs et les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F17783">jurés</a> se retirent dans la salle de délibéré pour répondre aux questions sur la culpabilité du mineur et sa possible condamnation.

Le délibéré est <span class="miseenevidence">secret</span> et comporte <span class="miseenevidence">2 phases</span> : la délibération sur la culpabilité, puis la délibération sur la peine.

Comment est déterminée la culpabilité du mineur jugé devant la cour d’assises ?

Une majorité de <span class="miseenevidence">7 voix</span> est nécessaire pour toute décision défavorable au mineur. Le vote se fait par écrit, de manière anonyme.

Si le mineur est déclaré non coupable, il est <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R2696">acquitté</a>. S'il est déclaré coupable, le vote se poursuit.

Le président de la cour pose la question suivante aux <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R54662">assesseurs</a> et aux jurés : <span class="expression">Y a-t-il lieu de prononcer une condamnation pénale ?</span>

  À savoir

Le mineur peut en effet être coupable tout en évitant une condamnation pénale (prison, amende, etc.). Dans ce cas, la cour peut prononcer une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1837">mesure éducative.</a>

Quelles peines peuvent s’appliquer au mineur jugé devant la cour d’assises ?

Le mineur peut être condamné à plusieurs <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1837">peines</a> en fonction de l’infraction commise et de sa situation personnelle (exemple : prison, amende, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R53874">suivi socio-judiciaire</a>)

  À savoir

En parallèle d’une sanction, le mineur peut être condamné à payer des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R12532">dommages et intérêts</a> à la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R53960">partie civile</a>.

La décision est prise à la <span class="miseenevidence">majorité absolue</span> des votants (au moins 5 voix).

 À noter

La peine maximale de prison <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R70985">encourue</a> ne peut être prononcée qu’à une majorité de 6 voix.

Si la cour décide de condamner le mineur à une peine de prison et/ou à une peine d’amende, elle répond à la question suivante : <span class="expression">Y a-t-il lieu d'exclure l'accusé du bénéfice de la diminution de peine ?</span>

Cette question porte sur l'application de <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R53533"><span class="expression"><LienIntra LienID="R53533" type="Définition de glossaire">l'excuse de minorité</a>.</span></span><Expression/>

Si l’excuse de minorité est appliquée, la peine de prison prononcée contre le mineur <span class="miseenevidence">doit être inférieure à la moitié</span> de celle que risquent les majeurs.

Lorsque <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52056">l’infraction</a> fait encourir la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R70607">perpétuité</a>, le mineur peut uniquement être condamné à une <span class="miseenevidence">peine inférieure à 20 ans de prison</span>.

Quel que soit le montant de l’amende encourue pour les majeurs, le montant de l’amende qui peut être infligée au mineur ne doit pas dépasser <span class="valeur">7 500 €</span>.

<span class="miseenevidence">De manière exceptionnelle</span>, la juridiction pour mineurs peut décider de ne pas appliquer l’excuse de minorité. Dans ce cas, elle doit prendre une décision spéciale, différente du verdict.

Cette décision doit être <span class="miseenevidence">justifiée</span> par les circonstances de l’affaire et la personnalité du mineur.

Lorsque l’excuse de minorité ne s’applique pas, le mineur risque <span class="miseenevidence">les mêmes peines que les majeurs</span> (sauf la perpétuité). En effet, si l’infraction qu’il a commise fait encourir la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R70607">perpétuité</a>, la peine qui peut être prononcée contre lui est égale à 30 ans de prison.

Il est possible de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1384">faire appel</a> de la décision de la cour d'assises des mineurs.

L'appel se fait par déclaration au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R12700">greffe</a> de la cour d'assises qui a rendu la décision. Il doit être fait dans un délai de 10 jours suivant le prononcé de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R70698">l'arrêt</a>.

Lorsqu’un appel est formé, c’est la <span class="miseenevidence">cour d’assises d’appel des mineurs</span> qui est compétente. Cette juridiction a le même fonctionnement qu’une cour d’assises des mineurs, sauf sur les 3 points suivants :

  • Le nombre de jurés est de 9 personnes
  • Le nombre de voix nécessaire pour déclarer que le mineur est coupable est porté à 8
  • Le nombre de voix nécessaire pour décider d'une peine est porté à 7 (ou à 8 si la peine prononcée est la peine maximale encourue).

En principe, la cour d’assises d’appel des mineurs <span class="miseenevidence">rejuge entièrement l’affaire</span>.

Néanmoins, lorsque l'appel est fait par le mineur ou le ministère public,<span class="miseenevidence"> la contestation peut être limitée sur la durée de la peine</span> et non pas sur la culpabilité. Ainsi, la cour d’assises d’appel des mineurs se prononce <span class="miseenevidence">uniquement </span>sur la durée de la peine.

  À savoir

Lorsque l’appel a été formé par <span class="miseenevidence">le mineur</span>, la cour d’appel ne peut pas lui infliger une peine plus sévère qu’en <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R69557">première instance</a>.

Si la cour d’assises d’appel des mineurs n’a pas correctement appliqué la loi ou si une erreur de procédure a été commise, le mineur (ou ses <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R72832">représentants légaux</a>) peuvent faire un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1382">pourvoi en cassation</a>.

Cette contestation doit être faite au greffe de la cour d’assises d’appel des mineurs, dans un délai de 10 <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R1008">jours francs</a> suivant le prononcé de la décision.

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Source : Service-Public.gouv.fr / DILA — Données sous Licence Ouverte v2.0