Absence d'un salarié pour cause d'intempéries : quelles sont les règles ?
Vérifié le 27/05/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Les conditions climatiques (périodes de canicule, de neige, de gel, de verglas, de pluie, de vent fort, etc.) peuvent parfois empêcher les salariés de travailler. Les règles diffèrent selon que le salarié travaille dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R59698">BTP</a>) ou dans un autre secteur. Nous faisons le point sur la réglementation.
Cas général
BTP
Le salarié peut être dans l'impossibilité de se rendre au travail ou d'arriver à l'heure en raison d'intempéries (tempête, fortes chutes de neige...). On parle de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R38200">force majeure</a>.
L'employeur n'est pas obligé de rémunérer le temps d'absence du salarié qui est dans l'impossibilité de se rendre au travail ou d'arriver à l'heure en raison d'intempéries.
Cependant, une convention ou un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R57077">accord collectif</a> peut prévoir des dispositions plus favorables en matière de maintien de la rémunération.
Un simulateur permet de rechercher la convention collective avec le nom de l'entreprise ou son numéro Siret :
outilRechercheNG Trouver sa convention collective
Le montant retenu sur la paye du salarié doit être strictement <span class="miseenevidence">proportionnel </span>à la durée de l'absence.
Pour <span class="miseenevidence">éviter une retenue sur salaire</span>, l'employeur peut proposer, par exemple, <span class="miseenevidence">une des solutions</span> suivantes :
Faire effectuer les heures d'absence à un autre moment de la semaine
Permettre au salarié de prendre des congés payés
Permettre au salarié, s'il en a, de prendre des jours de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F34151">réduction du temps de travail (RTT)</a>
Permettre au salarié de prendre <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R54840">des repos compensateurs</a> liés à <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F2391">des heures supplémentaires</a>
Recourir au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F13851">télétravail</a>.
Pour <span class="miseenevidence">éviter une retenue sur salaire</span>, l'employeur peut proposer, par exemple, <span class="miseenevidence">une des solutions</span> suivantes :
Faire effectuer les heures d'absence à un autre moment de la semaine
Permettre au salarié de prendre des congés payés
Permettre au salarié, s'il en a, de prendre des jours de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F34151">réduction du temps de travail (RTT)</a>
Permettre au salarié de prendre <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R54840">des repos compensateurs</a> liés à <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F2391">des heures supplémentaires</a>
Recourir au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F13851">télétravail</a>.
Il peut également :
Faire récupérer les heures perdues dans les 12 mois suivants, après information de l'inspection du travail
Faire une demande <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F23503">d'activité partielle</a>.
Dans le secteur du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R59698">BTP</a>, l'employeur peut décider d'arrêter un chantier en raison des intempéries lorsqu'elles rendent dangereux ou impossible l'accomplissement du travail.
Un salarié en arrêt de travail pour cause d'intempéries peut voir sa perte de salaire compensée, sous certaines conditions, par une indemnisation appelée <span class="expression">chômage-intempéries</span>.
L'employeur peut également décider de faire récupérer les heures.
Attention :
Le salarié qui est dans l'<span class="miseenevidence">impossibilité de se rendre au travail</span> en raison d'une intempérie ne peut pas être indemnisé par le régime de chômage-intempéries.
Les conditions atmosphériques (périodes de canicule, de neige, de gel, de verglas, de pluie et de vent fort) et les inondations qui rendent dangereux ou impossible le travail sont considérées comme des intempéries.
Cette impossibilité peut être liée à la santé ou à la sécurité des salariés, mais aussi à la nature ou à la technique du travail à accomplir.
À savoir
Les périodes, pour lesquelles Météo-France émet un seuil de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R72408">vigilance orange</a> ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R72407">vigilance rouge</a> « <span class="miseenevidence">canicule</span> », permettent l'indemnisation des arrêts de travail en raison des intempéries.
L'employeur décide de l'arrêt de travail, vérifie les droits des salariés et déclare l'arrêt de travail.
Il déclare aussi les salaires à la caisse des congés payés et décide de la date de reprise du travail.
Lorsque le salarié quitte l'entreprise, il lui remet un certificat qui mentionne les journées de chômage-intempéries.
Décision de l'arrêt de travail
L'arrêt du travail en cas d'intempéries est décidé par l'employeur ou par son représentant sur le chantier après consultation du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F34474">comité social et économique (CSE)</a> lorsqu'il existe dans l'entreprise.
Quand les travaux sont faits pour une administration, une collectivité publique, un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R65091">service concédé</a> ou subventionné, le représentant du maître d'ouvrage peut s'opposer à l'arrêt du travail.
Vérification du droit du salarié à l'indemnité de chômage-intempéries
L'employeur doit vérifier que le salarié remplit les conditions exigées pour avoir droit aux indemnités intempéries.
Il doit notamment vérifier que le salarié a fait 200 heures de travail pendant les 2 derniers mois dans une entreprise du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R59698">BTP</a>.
De plus, il fait signer au salarié une déclaration du nombre de jours déjà indemnisés depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier au titre du chômage-intempéries. Cette déclaration doit être transmise à la caisse de congés payés avec la demande de remboursement.
Déclaration provisoire d'arrêt de travail
L’employeur adresse une <span class="miseenevidence">déclaration provisoire d’arrêt de travail</span> à la Caisse de congés payés au plus tard <span class="miseenevidence">120 heures</span> après le début de l’arrêt dû aux intempéries.
Attention :
L’employeur peut être condamné à <span class="valeur">2</span> ans d’emprisonnement et <span class="valeur">30 000 €</span> d’amende en cas de fausse déclaration.
Déclaration définitive d'arrêt de travail
L'employeur adresse une déclaration d'arrêt de travail et de demande de remboursement des indemnités versées aux salariés à la caisse des congés payés. Un bordereau de cette déclaration est établi par la Caisse des congés payés du BTP :
Service en ligne Déclarer un arrêt de travail et demander un remboursement intempéries
Régime d’indemnisation des salariés, professionnels du bâtiment et des travaux publics, en cas d’arrêt de travail occasionné par les intempéries
L'entreprise transmet au comité social et économique (CSE), à sa demande, les informations du bordereau concernant le nombre des heures perdues pour cause d'intempéries et leurs dates.
Le<span class="miseenevidence"> bordereau doit parvenir à la caisse de congés payés dans un délai de 1 mois à compter de la reprise du travail.</span>
Déclaration des salaires à la caisse de congés payés
Les entreprises doivent adresser périodiquement et au moins tous les 3 mois à la caisse de congés payés une déclaration.
Cette déclaration comporte notamment l'état des salaires et appointements servant <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R13084">d'assiette</a> à la cotisation.
Reprise du travail
La date de reprise de travail pour le salarié mis en chômage-intempéries est décidée par l'employeur ou le représentant du maître d'œuvre sur les chantiers.
Elle est portée à la connaissance du salarié par un avis affiché au siège ou au bureau de l'entreprise ou à l'entrée du chantier.
Remise d'un certificat au salarié quittant l'entreprise
L'employeur délivre au salarié qui quitte l'entreprise un certificat.
Il précise le nombre d'heures et les périodes pendant lesquelles le salarié a perçu des indemnités chômage-intempéries pour <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52114">l'année civile</a> en cours durant laquelle il a été employé dans l'entreprise.
Lorsqu’il est placé en chômage-intempéries, le salarié reste à la disposition de l’employeur et doit reprendre le travail dès la réouverture du chantier.
Disponibilité du salarié
En période de chômage-intempéries, le salarié reste à la disposition de l'entreprise qui l'employait au moment de l'arrêt de travail pendant toute la période de l'inactivité du chantier.
Le salarié perd son droit à indemnisation s'il refuse de faire les travaux qui lui sont demandés par son entreprise, lorsque ces travaux peuvent être accomplis pendant l'intempérie. C'est le cas notamment si les travaux peuvent être faits en atelier ou bureau.
L'employeur qui occupe le salarié pendant l'intempérie lui maintient, pendant la durée des travaux, le salaire qu'il percevait avant l'arrêt de travail dû aux intempéries.
Les heures ainsi rémunérées sont déduites des heures chômées donnant lieu à indemnisation.
À savoir
Les salariés en arrêt pour cause d'intempéries peuvent être mis, par leur entreprise, à la disposition de collectivités publiques pour faire des travaux d'intérêt général.
Reprise du travail
La date de reprise de travail est portée à la connaissance du salarié par un avis affiché au siège ou au bureau de l'entreprise ou à l'entrée du chantier.
Le salarié qui ne reprend pas le travail dès la réouverture du chantier cesse d'avoir droit à l'indemnité à partir de la date de cette réouverture.
Tous les salariés des entreprises qui cotisent au régime de chômage-intempéries peuvent être indemnisés quels que soient le montant et la nature de leur rémunération.
Pour être indemnisés, les salariés doivent travailler sur le chantier arrêté pour cause d'intempéries.
Les salariés temporaires mis à disposition d'une entreprise du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R59698">BTP</a> sont indemnisés par l'entreprise de travail temporaire.
Cette indemnité est due quand les salariés, de l'entreprise utilisatrice, qui travaillent sur le même chantier sont payés en chômage-intempéries.
Des conditions de durée minimale de travail et de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R52042">délai de carence</a> doivent être respectées.
Il y a également une limite au nombre d’heures qui peuvent être indemnisées et une limite au montant de l’indemnisation.
Durée minimale de travail effectué
Les salariés peuvent avoir une indemnité pour le chômage-intempéries s'ils ont fait au moins 200 heures de travail au cours des 2 mois précédant l'arrêt de travail.
Délai de carence
L'indemnité journalière d'intempéries est due pour chaque heure perdue à partir de la 2<Exposant>e</Exposant> au cours d'une même semaine ou au cours d'une période continue d'arrêt.
Limites d'indemnisation
Le nombre maximum d'heures de travail pouvant être indemnisées est fixé à 9 heures par jour dans la limite de 45 heures par semaine.
Le salarié ne doit pas, depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier de l’année, avoir été indemnisés plus de 55 jours au titre du chômage-intempéries.
La limite d'indemnisation est fixée à <span class="valeur">75 %</span> du salaire.
L'indemnité journalière d'intempéries est versée au salarié par son entreprise à la date normale de la paie.
Elle n'est pas due au salarié momentanément inapte.
Elle ne se cumule pas avec les indemnités journalières d'accident du travail, de maladie, des assurances sociales et de congés payés.
Elle ne se cumule pas avec une indemnité de chômage.
Elle n'est plus due dans le cas où le salarié exerce une autre activité salariée pendant la période d'arrêt du travail.
Les travailleurs qui n'auraient pas repris dès la reprise d'activité du chantier cesseront d'avoir droit à toute indemnisation.
À savoir
Les travailleurs qui exercent une autre activité salariée pendant la période d'arrêt de travail indemnisée par le chômage-intempéries doivent rembourser les sommes perçues à l’employeur. Ce dernier les reverse ensuite à la caisse de congés payés intéressée.
L'entreprise est remboursée par les caisses de congés payés des indemnités versées à ses salariés.
L'employeur ne peut pas licencier un salarié au cours de la période d'inactivité du chantier sur lequel celui-ci est employé.
Cette interdiction ne s'applique pas en cas de faute grave de l'intéressé ou en cas d'arrêt des travaux par le maître d'œuvre dans les chantiers de travaux publics.