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Question-réponse

Grève des transports : quels droits pour le salarié ?

Vérifié le 09/10/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

En cas de <span class="miseenevidence">grève des transports</span>, le salarié peut être en retard ou dans l'impossibilité de se rendre à son travail. En principe, le salarié n'est pas rémunéré pendant son absence. Est-il possible de poser un congé, d’aménager ses horaires ou de télétravailler dans cette situation ? Nous vous présentons les informations à connaître.

<span class="miseenevidence">Non</span>, le salarié ne peut pas être sanctionné <span class="miseenevidence">s'il prévient son employeur </span>de son retard ou de son absence. <span class="miseenevidence">Il doit justifier de son impossibilité </span>de se rendre au travail.

L'employeur doit être informé par tout moyen (appel téléphonique, SMS ...). Le justificatif fourni peut être une attestation délivrée par la compagnie des transports par exemple.

En cas de désaccord avec l’employeur sur une situation au travail engendrée par la grève des transports (par exemple, sanction infligée, contestation du montant de la retenue sur le salaire), le salarié peut saisir le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F2360">conseil de prud’hommes</a>.

<span class="miseenevidence">Non</span>, le salarié n'est pas rémunéré pendant son absence.

La retenue sur le salaire doit être <span class="miseenevidence">strictement proportionnelle </span>à la durée de l'absence.

Des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R51533">dispositions conventionnelles</a> peuvent prévoir le maintien du salaire pendant ce temps d'absence.

Un simulateur permet de rechercher la convention collective avec le nom de l'entreprise ou son numéro Siret :

outilRechercheNG
Trouver sa convention collective

<span class="miseenevidence">Oui</span>, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F13851">télétravail</a> peut être mis en place <span class="miseenevidence">sur simple accord entre l'employeur et le salarié</span>. Les tâches du salarié doivent être compatibles avec le télétravail.

Dans l’urgence, un accord oral est possible, mais un écrit est <span class="miseenevidence">vivement recommandé </span>afin d'éviter tout litige.

 À noter

L'employeur ne peut pas imposer le télétravail au salarié. Il n'est pas non plus dans l'obligation d'accepter une demande de télétravail du salarié le jour de la grève.

Si le salarié bénéficie déjà d'un jour de télétravail qui ne correspond pas au jour de grève, <span class="miseenevidence">un accord entre l'employeur et le salarié est nécessaire</span> pour modifier le jour de télétravail.

Si le télétravail n'est pas possible, les mesures suivantes peuvent être mises en place <span class="miseenevidence">en accord entre l'employeur et le salarié</span> :

  • Prise d'un jour de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F2258">congés payés</a>
  • Prise d'un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F34151">jour de réduction du temps de travail</a> (JRTT) ou de repos compensateur si le salarié en bénéficie
  • Prise d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F10431">congé sans solde</a> pour la période couverte par les perturbations.

 À noter

L'employeur peut faire récupérer les heures de travail non effectuées le jour de la grève <span class="miseenevidence">sur un autre jour de la semaine</span>. Cependant, <span class="miseenevidence">l’employeur devra respecter les clauses du contrat de travail </span>(respect des indications sur les horaires ou les plages de travail ou sur la répartition de la durée de travail du salarié travaillant à temps partiel par exemple).

L'employeur <span class="miseenevidence">peut</span> proposer <span class="miseenevidence">d'autres solutions</span>. L'employeur <span class="miseenevidence">peut</span> décider de mettre en place des navettes ou une application permettant de faciliter le covoiturage entre les salariés.

L'employeur <span class="miseenevidence">peut </span>aussi prendre en charge le coût supplémentaire lié à l'utilisation d'autres moyens de transport (taxi, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R60928">VTC</a>) ou des frais d'hébergement proche du travail.

 À noter

Si aucune solution n'a été trouvée et que le salarié ne peut pas se rendre sur son lieu de travail, il ne sera pas rémunéré.

Le salarié peut quitter son poste avant la fin de sa journée de travail <span class="miseenevidence">uniquement</span> s'il obtient <span class="miseenevidence">l'accord</span> de son employeur.

L'employeur n'est pas obligé de rémunérer son salarié pour les heures non réalisées pendant sa mission du fait de la grève. L'employeur n'a pas non plus l’obligation de rémunérer son salarié au-delà de la durée initiale de sa mission.

Le salarié reste dans une situation de déplacement qui ne constitue pas automatiquement du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R32095">temps de travail effectif</a>.

<span class="miseenevidence">En accord avec son employeur</span>, il peut être autorisé à utiliser un autre moyen de transport (par exemple, la location d'un véhicule). L'employeur et le salarié se mettent d'accord sur la prise en charge du coût supplémentaire éventuel.

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