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Fiche pratique

Saisie sur salaire (ou "saisie des rémunérations")

Vérifié le 01/04/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

La saisie sur rémunération (ou saisie sur salaire) consiste à prélever une partie du salaire d'un salarié, quel que soit son contrat de travail, pour rembourser sa dette. Le salarié ne reçoit plus qu'une partie de son salaire. Mais la somme versée au salarié ne peut pas être inférieure au montant du <span class="expression">solde bancaire insaisissable (SBI)</span>. Nous vous expliquons.

Pour engager une saisie sur salaire, le créancier doit respecter les conditions suivantes :

  • Avoir un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R1056">titre exécutoire</a> constatant une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12474">créance</a> liquide (montant chiffré et non contesté par le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12468">débiteur</a>) et exigible (paiement arrivée à échéance)
  • Charger un commissaire de justice de délivrer un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2698">commandement de payer</a> au débiteur. Le commissaire de justice a l'obligation d'inscrire le commandement de payer le <span class="expression">registre numérique des saisies de rémunérations</span>, le jour de sa <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R10915">signification</a> au débiteur ou le 1<Exposant>er</Exposant> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R17508">jour ouvrable</a> suivant.

  À savoir

Le créancier voulant obtenir le versement d'une pension alimentaire impayée peut recourir à la saisie sur salaire. Mais il peut préférer engager une procédure de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F998">paiement direct</a> (procédure pour récupérer les impayés survenus à partir de la demande et jusqu'à 6 mois avant la demande).

Le<span class="expression"> commandement de payer</span> indique au débiteur qu'il se trouve désormais dans la situation suivante :

  • Il a l'obligation de payer la dette dans le délai d'un mois.
  • Il a la possibilité éventuelle de rechercher un accord avec le créancier par l'intermédiaire du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2158">commissaire de justice</a>.
  • Il a la possibilité de contester le commandement de payer devant le juge de l'exécution.

D'autres informations doivent obligatoirement figurer sur le <span class="expression">commandement de payer</span>, sinon il n'est pas valable.

La suite de la procédure varie selon le choix fait par le débiteur qui a reçu le commandement de payer, mais la poursuite de la saisie reste à l'initiative du créancier.

Après avoir reçu le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2698">commandement de payer</a>, le débiteur peut :

  • Payer sa dette dans le délai d'un mois qui suit la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R10915">signification</a> du <span class="expression">commandement de payer</span>
  • Ou demander qu'un accord soit conclu avec le créancier sur le montant et les modalités de paiement de la dette,
  • Ou contester le commandement de payer devant le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1783">juge de l'exécution</a>. Si le débiteur fait cette démarche dans le délai mois qui suit la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R10915">signification</a> du <span class="expression">commandement de payer</span>, la contestation a pour effet de suspendre la procédure de saisie sur salaire, dans l'attente de la décision du juge. Avoir un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2153">avocat</a> est obligatoire dès que le montant de l’impayé atteint <span class="valeur">10 000 €</span>.

Demande du débiteur au commissaire de justice

Après avoir reçu le commandement de payer, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12468">débiteur</a> peut choisir de rechercher un accord avec le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R15912">créancier</a> sur le montant et les modalités de paiement de la dette.

Le débiteur doit l'indiquer au commissaire de justice, par courrier ou par e-mail (courrier électronique). Il doit y joindre toutes les informations qu'il estime utiles pour informer le commissaire de justice de ses revenus et de ses charges.

Intervention du commissaire de justice

Après avoir reçu la demande du débiteur, le commissaire de justice peut, s'il l'estime nécessaire, interroger le créancier et le débiteur.

S'il y a lieu, il propose au débiteur et au créancier une proposition d'accord sur le montant et les modalités de paiement de la dette.

Résultat de la tentative d'accord

  • Si le créancier et le débiteur acceptent l'accord proposé par le commissaire de justice, le commissaire de justice rédige un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R66269">procès-verbal d'accord</a>.

    Le commissaire de justice doit ensuite envoyer une copie du <span class="expression">procès-verbal d'accord</span> au créancier et au débiteur.

    <span class="miseenevidence">Si le débiteur n'applique pas l'accord conclu</span>, le créancier peut reprendre la procédure de saisie sur salaire. Pour cela, il lui faut déclencher la saisie sur salaire, au moyen de la désignation d'un <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>, puis ensuite de la signification par le commissaire de justice d'un <span class="expression">procès-verbal de saisie</span> à l'entreprise qui emploie le débiteur.

     Attention :

    Le <span class="expression">procès-verbal de saisie</span> ne doit pas être signifié à l'employeur plus de 3 mois après la signification du <span class="expression">commandement de payer</span>, sinon le <span class="expression">commandement de payer</span> n'est plus valable. Mais ce délai est augmenté du temps de suspension de la procédure de saisie sur salaire lié à la tentative d'accord, lorsqu'un <span class="expression">procès-verbal d'accord</span> est conclu dans le délai de 3 mois.

  • Le créancier peut reprendre la procédure de saisie sur salaire. Pour cela, il lui faut déclencher la saisie sur salaire, au moyen de la désignation d'un <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>, puis ensuite de la signification par le commissaire de justice d'un <span class="expression">procès-verbal de saisie</span> à l'entreprise qui emploie le débiteur. Si le débiteur travaille en intérim, <span class="expression">le procès-verbal de saisie</span> est envoyé à l'entreprise de travail temporaire.

     Attention :

    Le <span class="expression">procès-verbal de saisie</span> ne doit pas être signifié à l'employeur plus de 3 mois après la signification du <span class="expression">commandement de payer</span> au débiteur, sinon le <span class="expression">commandement de payer</span> n'est plus valable. Mais ce délai est augmenté du temps de suspension de la procédure de saisie sur salaire liée à la tentative d'accord, lorsqu'un <span class="expression">procès-verbal d'accord</span> est conclu dans le délai de 3 mois.

Il est possible de contester le commandement de payer, notamment <span class="expression">pour vice de forme</span>, c'est-à-dire lorsqu'au moins 1 des informations devant y figurer est manquante.

Le <span class="expression">commandement de payer</span> peut être contesté devant <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1783">le juge de l'exécution, qu'il faut saisir par assignation</a>.

Cette démarche doit être notifiée le jour même ou le 1<Exposant>er</Exposant> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R17508">jour ouvrable</a> suivant au commissaire de justice qui a signifié le <span class="expression">commandement de payer</span>, sinon le juge de l'exécution sera obligé de considérer la contestation comme irrecevable.

  À savoir

Avoir un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2153">avocat</a> est obligatoire dès que le montant de l’impayé atteint <span class="valeur">10 000 €</span>.

Le juge compétent est le<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F35820"> juge de l'exécution</a> du lieu où habite le débiteur. Mais s'il habite à l'étranger ou s'il n'a pas de domicile connu, le juge compétent est le juge de l'exécution du lieu de domiciliation de l'entreprise qui emploie le débiteur.

Lorsqu'une contestation est faite dans le mois qui suit la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R10915">signification</a> du <span class="expression">commandement de payer</span>, cette démarche a pour effet de suspendre la procédure de saisie sur salaire, dans l'attente de la décision du juge.

Il est possible de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F35820">faire appel de la décision rendue par le juge de l’exécution</a>. En cas d'appel, un sursis à l'exécution des décisions prises par le juge de l'exécution peut être demandé au 1<Exposant>er</Exposant> président de la cour d'appel. Cette demande doit être faite par assignation en référé délivrée à la partie adverse (selon le cas, le débiteur ou le créancier).

<span class="miseenevidence">Un mois après la signification du commandement de payer au débiteur</span>, lorsque le débiteur n'a pas demandé de rechercher un accord, ou lorsque la recherche d'un accord a échoué, le créancier peut poursuivre la procédure de saisie sur salaire. Cette procédure se compose de plusieurs étapes, qui doivent être réalisées l'une après l'autre :

Demander la désignation d'un « commissaire de justice répartiteur »

Le créancier doit tout d'abord demander à la chambre nationale des commissaires de justice de désigner un <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

Selon les cas, le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> désigné peut être :

  • Soit le <span class="expression">commissaire de justice saisissant</span>, c'est-à-dire le commissaire de justice qui a délivré le commandement de payer,
  • Soit un autre commissaire de justice.

Le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> sera chargé de recevoir les paiements de l'employeur du débiteur, de les reverser au <span class="expression">créancier saisissant</span> et de répartir les sommes versées lorsque plusieurs créanciers se sont faits connaître.

  À savoir

Le débiteur et son employeur sont informés de l'identité et des coordonnées du <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>. Ces informations sont également inscrites sur le <span class="expression">registre numérique des saisies des rémunérations</span>.

Faire signifier un « procès-verbal de saisie »

<span class="miseenevidence">Le créancier doit charger le <span class="expression">commissaire de justice saisissant</span></span> de signifier à l'employeur du débiteur <span class="miseenevidence">un <span class="expression">procès verbal de saisie</span></span>. Si le débiteur travaille en intérim, <span class="expression">le procès-verbal de saisie</span> est envoyé à l'entreprise de travail temporaire.

<span class="miseenevidence">Le <span class="expression">procès-verbal de saisie </span>doit être accompagné </span>d'un certificat établi par le <span class="expression">commissaire de justice saisissant</span>. Ce certificat atteste que le débiteur n'a pas engagé de contestation durant le délai d'un mois qui a suivi la signification du <span class="expression">commandement de payer</span>.

<span class="miseenevidence">Le commissaire de justice doit respecter les délais</span> suivants :

  • Signifier le <span class="expression">procès-verbal de saisie</span> à l'employeur dans un délai de 3 mois après la signification du <span class="expression">commandement de payer</span>, sinon le <span class="expression">commandement de payer</span> n'est plus valable. Mais ce délai est augmenté du temps de suspension de la procédure de saisie sur salaire liée à la tentative d'accord, lorsqu'un <span class="expression">procès-verbal d'accord</span> est conclu dans le délai de 3 mois.
  • Inscrire le <span class="expression">procès-verbal de saisie</span> sur le <span class="expression">registre numérique des saisies des rémunérations</span>, le jour de sa signification ou le 1<Exposant>er</Exposant> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R17508">jour ouvrable</a> suivant, sinon il n'est pas valable.
  • Notifier <span class="expression">l'acte de saisie</span> au débiteur dans un délai de 8 jours après la signification du procès-verbal de saisie, sinon <span class="expression">l'acte de saisie </span>n'est pas valable.<span class="expression"> L'acte de saisie</span> est un document qui doit obligatoirement indiquer le tribunal devant lequel il peut être contesté, et préciser que si le débiteur change d'employeur, la saisie pourra être poursuivie auprès de ce nouvel employeur, sans qu'un nouveau <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2698">commandement de payer</a> préalable soit nécessaire.

À tout moment, le débiteur peut contester la procédure de saisie sur salaire.

Pour cela, il doit <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1783">saisir par assignation le juge de l'exécution</a> de son lieu d'habitation. S'il habite à l'étranger ou n'a pas de domicile connu, le juge compétent est le juge de l'exécution du lieu de domiciliation de l'entreprise qui l'emploie.

Avoir un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2153">avocat</a> est obligatoire dès que le montant de l’impayé atteint <span class="valeur">10 000 €</span>.

Le juge de l'exécution pourra autoriser la saisie pour la fraction non contestée de la dette. Cette décision n'a pas besoin d'être notifiée, elle est directement exécutoire. Mais il est possible de faire appel de la décision du juge.

En cas d'appel, il est possible de demander un sursis à l'exécution au 1<Exposant>er</Exposant> président de la cour d'appel. Cette demande doit être faite par assignation en référé délivrée à la partie adverse (c'est-à-dire le créancier ou le débiteur). S'il y a lieu, il faut informer l'employeur de cette demande.

Un autre créancier peut se joindre à la saisie sur salaire en cours, s'il respecte les conditions suivantes :

  • Avoir un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R1056">titre exécutoire</a> constatant une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12474">créance</a> liquide (montant chiffré et non contesté par le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12468">débiteur</a>) et exigible (paiement arrivée à échéance).
  • Charger un commissaire de justice de délivrer un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2698">commandement de payer</a> au débiteur. Le commissaire de justice a l'obligation d'inscrire le commandement de payer le <span class="expression">registre numérique des saisies de rémunérations</span>, le jour de sa <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R10915">signification</a> au débiteur, ou le 1<Exposant>er</Exposant> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R17508">jour ouvrable</a> suivant.

Un mois après la signification du <span class="expression">commandement de payer</span>, l’autre créancier doit indiquer son souhait de se joindre à la procédure en cours. Pour cela, il doit charger un commissaire de justice :

  • De signifier un <span class="expression">acte d'intervention</span> au 1<Exposant>er</Exposant> créancier, ou, si le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> a déjà été désigné, de lui signifier un acte d'intervention.
  • De notifier <span class="expression">l'acte d'intervention</span> au débiteur dans les 8 jours qui suivent la signification,
  • De l'inscrire au <span class="expression">registre numérique des saisies sur rémunérations</span> le jour de la signification ou le 1<Exposant>er</Exposant> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R17508">jour ouvrable </a>suivant. C'est à partir de ce jour de l'inscription que les sommes versées par l'employeur du débiteur seront réparties en tenant compte du nouveau créancier concerné.

Pour être valable, <span class="expression">l'acte d'intervention</span> doit contenir les informations suivantes :

  • Les nom, prénoms et domicile du débiteur,
  • Le titre exécutoire
  • Le décompte distinct des sommes réclamées en principal (somme initialement due), des frais et des intérêts échus, et le taux des intérêts.

<span class="miseenevidence">Lorsqu’un procès-verbal de saisie est signifié</span> à une entreprise, elle<span class="miseenevidence"> doit fournir au créancier</span> les informations suivantes :

  • La situation du débiteur dans l'entreprise (en CDD par exemple), s'il lui verse une somme à titre de rémunérations, et le montant de la somme qui doit lui être versée le mois suivant la signification du <span class="expression">procès-verbal de saisie</span>.
  • Les cessions, saisies, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R42963">SATD</a> ou les paiements directs des pensions alimentaires en cours d'exécution concernant le débiteur.

  À savoir

L'entreprise qui, sans motif légitime, ne fait pas cette déclaration, ou fait une déclaration mensongère, peut être condamnée à payer une amende civile de <span class="valeur">10 000 €</span> maximum et à payer des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12532">dommages et intérêts</a>. Pour cela, le créancier doit en faire la demande au au juge de l'exécution.

<span class="miseenevidence">Au plus tard dans les 15 jours</span> après la signification du <span class="expression">procès-verbal de saisie</span>, <span class="miseenevidence">l'entreprise doit fournir au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span></span> les informations suivantes :

  • La situation du débiteur dans l'entreprise (en CDD par exemple), s'il lui verse une somme à titre de rémunérations, et le montant de la somme qui doit lui être versée le mois suivant la signification du <span class="expression">procès-verbal de saisie</span>.
  • Les cessions, les saisies, les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R42963">SATD</a>, ou les paiements directs des pensions alimentaires en cours d'exécution concernant le débiteur.

<span class="miseenevidence">Chaque mois</span>, l'entreprise doit verser au<span class="expression"> commissaire de justice répartiteur</span> les retenues faites sur le salaire du débiteur. Ces retenues doivent être faites dans les limites des sommes disponibles.

  À savoir

Si l'entreprise ne fait pas ces versements, elle peut être condamnée par le juge à payer les retenues qui auraient dû être faites sur le salaire du débiteur.

<span class="miseenevidence">En cas d'événement qui suspend la saisie ou y met fin</span>, l'entreprise doit en informer le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>, dans les 8 jours.

 À noter

Ce n'est qu'après la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2980">mainlevée</a> de la saisie que l'entreprise peut engager un recours contre le débiteur.

<span class="miseenevidence">La plupart du temps, le montant du revenu saisissable</span> se calcule à partir du cumul des <a href="https://www.economie.gouv.fr/particuliers/revenu-imposable-revenu-fiscal-reference#" target="_blank" rel="noopener">salaires nets</a> perçus au cours des 12 mois précédant <span class="expression">le procès-verbal de saisie</span>.

 À noter

Lorsque le salarié reçoit des salaires de plusieurs employeurs, le revenu saisissable est calculé sur l'ensemble de ces sommes.

<span class="miseenevidence">Mais le revenu saisissable se compose également</span> des sommes suivantes :

  • Allocations complémentaires servies en cas de réduction d'horaire (chômage, partiel, passage temporaire à mi-temps)
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=N178">Allocation de retour à l'emploi (ARE)</a>
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F16871">Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa)</a>
  • Indemnités chômage (allocations, aides ainsi que toute autre prestation versées par France Travail - anciennement Pôle emploi -)
  • Indemnité de départ volontaire à la retraite
  • Indemnités journalières de maladie, de maternité et d'accident du travail
  • Pensions et rentes viagères d'invalidité
  • Pensions de retraite et pensions de réversion.

Par ailleurs, les prestations familiales peuvent être saisies <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F863">seulement dans certains cas et pour le paiement de certaines créances seulement</a>.

<span class="miseenevidence">En revanche, certaines sommes ne font pas partie</span> du revenu saisissable :

  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F12242">Allocation aux adultes handicapés (AAH)</a> et majoration pour la vie autonome (MVA), sauf pour le paiement des frais d'entretien de la personne handicapée
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F10009">Allocation personnalisée d'autonomie (Apa)</a>
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F12484">Allocation de solidarité spécifique (ASS)</a>
  • Indemnités en capital ou rentes pour accident de travail
  • Indemnités de départ consécutif à la situation économique de l'entreprise
  • Indemnités de licenciement
  • Indemnités de mise à la retraite
  • Indemnités représentatives de frais professionnels
  • Indemnités de rupture conventionnelle
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=N31477">Prime d'activité</a>
  • Primes de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2141">participation</a> et <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2140">d'intéressement</a>
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=N19775">Revenu de solidarité active (RSA)</a>.

Le montant maximum de la saisie sur salaire varie, selon que cette saisie sert à rembourser un impayé de pension alimentaire, ou une autre dette :

  • Le revenu saisissable peut être saisi dans sa totalité, à l'exception du <span class="expression"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1437">solde bancaire insaisissable (SBI)</a></span>.

    Le SBI correspond à la somme minimum qui doit être laissée au débiteur.

    Cette somme est au minimum égale à <span class="valeur">651,69 €</span>.

     Attention :

    La nature et le montant de la somme saisie doivent être mentionnés sur la fiche de paie, sous peine de sanctions à l'encontre de l'employeur.

  • Seule une fraction du revenu saisissable peut être retenue par l'employeur.

    Cette part saisissable est déterminée par un <a href="https://www.justice.fr/simulateurs/saisies-remunerations/bareme" target="_blank" rel="noopener">barème</a> défini pour un débiteur vivant seul.

    Total des ressources mensuelles saisissables

    Part saisissable

    Montant maximum de la saisie

    (montant cumulé)

    1<Exposant>re</Exposant> tranche

    Jusqu'à <span class="valeur">373,33 €</span>

    1/20<Exposant>e</Exposant>

    <span class="valeur">18,67 €</span>

    2<Exposant>e</Exposant> tranche

    Au-delà de <span class="valeur">373,33 €</span> et jusqu'à <span class="valeur">727,50 €</span>

    1/10<Exposant>e</Exposant>

    <span class="valeur">54,08 €</span>

    3<Exposant>e</Exposant> tranche

    Au-delà de <span class="valeur">727,50 €</span> et jusqu'à <span class="valeur">1 083,33 €</span>

    1/5<Exposant>e</Exposant>

    <span class="valeur">125,25 €</span>

    4<Exposant>e</Exposant> tranche

    Au-delà de <span class="valeur">1 083,33 €</span> et jusqu'à <span class="valeur">1 435,83 €</span>

    1/4

    <span class="valeur">213,37 €</span>

    5<Exposant>e</Exposant> tranche

    Au-delà de <span class="valeur">1 435,83 €</span> et jusqu'à <span class="valeur">1 789,17 €</span>

    1/3

    <span class="valeur">331,15 €</span>

    6<Exposant>e</Exposant> tranche

    Au delà de <span class="valeur">1 789,17 €</span> et jusqu'à <span class="valeur">2 150,83 €</span>

    2/3

    <span class="valeur">572,26 €</span>

    7<Exposant>e</Exposant> tranche

    Au-delà de <span class="valeur">2 150,83 €</span>

    100 %

    <span class="valeur">572,26 €</span>

    + la totalité des sommes au-delà de <span class="valeur">2 150,83 €</span>

    Le montant des tranches sont majorés, pour chaque personne à la charge du débiteur, de <span class="valeur">145,00 €</span>.

    Les personnes à la charge du débiteur sont, sur présentation de justificatifs, les suivantes :

    • Époux, partenaire de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R45368">Pacs</a> ou concubin dont les ressources sont inférieures à <span class="valeur">651,69 €</span>
    • Enfants à charge (qui vivent avec lui ou pour lesquels il paie une pension alimentaire)
    • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12668">Ascendant</a> dont les ressources sont inférieures à <span class="valeur">651,69 €</span> et qui vit avec lui ou pour lequel il paie une pension alimentaire.

      À savoir

    Il est obligatoire de laisser à la disposition du débiteur le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1437">solde bancaire insaisissable (SBI)</a>, c'est-à-dire au moins <span class="valeur">651,69 €</span>.

    Il est possible d'estimer le montant maximum saisissable en utilisant un simulateur :

    Simulateur
    Estimer le montant de la saisie sur salaire (ou saisie sur rémunérations)

    Accéder au simulateur  

    Ministère chargé de la justice

     Attention :

    La nature et le montant de la somme saisie doivent être mentionnés sur la fiche de paie, sous peine de sanctions à l'encontre de l'employeur.

Les règles sont différentes selon qu’il y a un seul ou plusieurs créanciers concernés par la saisie sur salaire :

  • Chaque mois, le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> versement au créancier les sommes qu’il a reçues de l'employeur.

  • Tout d’abord, le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> doit <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R14732">notifier</a> un <span class="expression">projet de répartition</span> à chaque créancier qui a inscrit un <span class="expression">procès-verbal de saisie</span> ou un <span class="expression">acte d'intervention</span> sur le<span class="expression"> registre numérique des saisies des rémunérations</span>.

    Ce <span class="expression">projet de répartition</span> doit comporter un décompte détaillé des frais de répartition. Ce document indique notamment que chaque créancier peut en demander la vérification par le greffe du tribunal. Cette indication doit être mentionnée de façon bien visible (« en caractère très apparents »).

    Pour être valable, le <span class="expression">projet de répartition</span> doit indiquer que chaque créancier a un délai de 8 jours pour adresser ses remarques au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

    À l’issue de ce délai, le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> établit un <span class="expression">état de répartition</span>. Cet <span class="expression">état de répartition</span> est <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R14732">notifié</a> aux créanciers et au débiteur.

    Le débiteur ou chaque créancier peut contester <span class="expression">l’état de répartition</span> devant le juge de l’exécution, à la condition de le faire dans un délai de 8 jours. S’il le fait, il doit en avertir le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> le jour même ou le 1<Exposant>er</Exposant> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R17508">jour ouvrable</a> suivant, par lettre recommandée avec accusée de réception.

      À savoir

    Dans l’attente de la décision du juge de l’exécution, les sommes saisies et reçues par le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur </span>sont conservées (ou <span class="expression">consignées</span>) à la Caisse des dépôts et consignations.

    Au moins 1 fois toutes les 6 semaines, le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> réverse aux créanciers les sommes reçues de l'employeur.

    Il répartit le montant total reçu entre les créanciers conformément à <span class="expression">l’état de répartition</span>.

    Chaque créancier reçoit un montant proportionnel au montant de sa créance (dette initiale, frais et intérêts).

    Chaque paiement est accompagné d’un décompte détaillé des frais de répartition. Ce document indique notamment que chaque créancier peut demander la vérification de ce décompte au greffe du tribunal. Cette indication doit être mentionnée de façon bien visible (« en caractère très apparents »).

La <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2980">mainlevée</a> de la saisie, qui marque la fin de la saisie sur salaire, peut intervenir :

  • Soit lorsque le commissaire de justice répartiteur constate que la dette est remboursée,
  • Soit sur décision du juge de l'exécution,
  • Soit sur accord de l'ensemble des créanciers concernés.

En cas de mainlevée, le <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span> doit réaliser les actions suivantes :

  • Informer l'entreprise qui emploie le débiteur dans les 8 jours,
  • Radier le <span class="expression">procès-verbal de saisie</span> et les <span class="expression">actes d'intervention</span> inscrits sur le <span class="expression">registre numérique des saisies des rémunérations</span>.

À partir du 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025, certaines des règles de la procédure de saisie sur salaire changent.

Selon l’étape en cours à cette date (l’employeur applique déjà les retenues sur le salaire du débiteur, le juge a autorisée la saisie sur salaire, la requête vient d’être déposée devant le juge), les modalités de poursuite de la procédure de saisie sur salaire varient :

<span class="miseenevidence">À partir du 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025</span>, l’entreprise doit <span class="miseenevidence">cesser tout versement au greffe</span> du tribunal. Tout versement fait au greffe du tribunal après cette date est rejeté.

  À savoir

Les sommes versées par l’employeur jusqu'au 30 juin 2025 sont réparties, avant le 1<Exposant>er</Exposant> octobre 2025, entre les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R15912">créanciers</a> concernés par le greffe du tribunal.

<span class="miseenevidence">À partir du 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025</span>, la procédure de saisie sur salaire est <span class="miseenevidence">transmise</span> par le greffe du tribunal <span class="miseenevidence">au commissaire de justice du créancier</span>.

Cette transmission prend la forme d'un <span class="expression">procès-verbal</span> contenant les informations suivantes :

  • Nom, prénoms et domicile du créancier (s'il s'agit d'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R40703">personne morale</a>, son siège social)
  • Nom, prénoms et domicile du débiteur
  • Nom et adresse de l'entreprise qui emploie le débiteur
  • Montant pour lequel la saisie a été autorisée
  • Montant des sommes qui ont déjà été réparties entre les créanciers
  • S’il y a lieu, montant des sommes perçues avant le 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025 et qui n’ont pas été réparties.

<span class="miseenevidence">À partir de la transmission de la procédure de saisie sur salaire</span> au commissaire de justice du créancier, le créancier a 3 mois pour confirmer au commissaire de justice, par tous les moyens, sa volonté de poursuivre la procédure de saisie sur salaire. Le commissaire de justice doit inscrire cette confirmation sur le <span class="expression">registre numérique des saisies des rémunérations</span>.

Si le créancier a confirmé sa volonté de poursuivre la procédure de saisie sur salaire, la saisie sur salaire se poursuit conformément aux règles des saisies sur salaire engagées à partir du 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025, notamment :

  • Le créancier doit demander à la chambre nationale des commissaires de justice de désigner un<span class="expression"> commissaire de justice répartiteur</span>.
  • Le commissaire de justice doit transmettre le procès-verbal au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.
  • L’entreprise se verra signifier un <span class="expression">procès-verbal de saisie</span>, et elle devra désormais verser les retenues faites sur le salaire du débiteur au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

Lorsque le juge a autorisé la saisie sur salaire, et dès que ce jugement ne peut plus faire l’objet d’un recours (car le délai de recours est expiré ou parce qu’il n’est plus possible de faire de recours), la procédure de saisie sur salaire est <span class="miseenevidence">transmise</span> par le greffe du tribunal <span class="miseenevidence">au commissaire de justice</span> du créancier.

Cette transmission prend la forme d'un <span class="expression">procès-verbal</span> contenant les informations suivantes :

  • Nom, prénoms et domicile du créancier (s'il s'agit d'une personne morale, son siège social)
  • Nom, prénoms et domicile du débiteur
  • Nom et adresse de l'entreprise qui emploie le débiteur
  • Montant pour lequel la saisie a été autorisée.

Le commissaire de justice doit ensuite transmettre ce procès-verbal au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

À partir de la transmission de la procédure de saisie sur salaire, le créancier a 3 mois pour confirmer au commissaire de justice, par tous les moyens, sa volonté de poursuivre la procédure de saisie sur salaire. Le commissaire de justice doit inscrire cette confirmation sur le <span class="expression">registre numérique des saisies des rémunérations</span>.

Ensuite, le créancier doit demander à la chambre nationale des commissaires de justice de désigner un<span class="expression"> commissaire de justice répartiteur</span>, et le commissaire de justice doit ensuite transmettre le procès-verbal au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

Le procédure de saisie sur salaire se poursuit alors conformément aux règles applicables aux saisies sur salaire engagées à partir du 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025.

  À savoir

Les règles portant sur le calcul du montant de la saisie et aux types de revenus saisissables restent les mêmes.

Rappel sur l'étape qui consiste à faire appel au juge

Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R15912">créancier</a> doit obligatoirement avoir un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R1056">titre exécutoire</a> constatant une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12474">créance</a> liquide (montant chiffré et non contesté par le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12468">débiteur</a>) et exigible (paiement arrivée à échéance).

Le créancier voulant obtenir le versement d'une pension alimentaire impayée peut recourir à cette procédure. Toutefois, il peut préférer engager une procédure de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F998">paiement direct</a> (procédure pour récupérer les impayés survenus à partir de la demande et jusqu'à 6 mois avant la demande).

Le juge compétent est le<span class="expression"> juge de l'exécution</span> du tribunal judiciaire dont dépend le domicile du débiteur.

Si le débiteur réside à l'étranger ou n'a pas de domicile connu, il s'agit du <span class="expression">juge de l'exécution</span> du tribunal judiciaire dont dépend le domicile de l'employeur du débiteur.

<span class="miseenevidence">Le créancier peut lui-même saisir <span class="expression">juge de l'exécution</span></span>, ou faire appel à un avocat, ou à un huissier de justice (à présent appelé commissaire de justice) ou notaire du ressort du tribunal compétent, ou à toute autre personne qui a une procuration.

<span class="miseenevidence">Pour saisir le <span class="expression">juge de l'exécution</span></span>, il faut déposer ou envoyer par courrier au secrétariat-greffe du tribunal une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12542">requête</a>, accompagnée d'une copie du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R1056">titre exécutoire</a>.

La requête peut être rédigée sur papier libre ou être faite avec le formulaire <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R47876">cerfa n°15708</a>.

La requête doit obligatoirement mentionner les informations suivantes :

  • Nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance du créancier
  • Nom et domicile de la personne contre laquelle la demande est formée, ou, s'il s'agit d'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R40703">personne morale</a>, sa dénomination et son siège social
  • Objet de la demande
  • Nom et adresse de l'employeur du débiteur
  • Décompte distinct des sommes réclamées en principal (c'est-à-dire le montant initialement dû), des frais et intérêts échus et l'indication du taux des intérêts
  • Indications concernant le versement des sommes saisies.

Comment se déroule la tentative de conciliation devant le juge ?

Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R15912">créancier</a> et le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12468">débiteur</a> sont convoqués au moins <span class="miseenevidence">15 jours</span> avant la date de l'audience de conciliation.

  À savoir

Lors de l'audience, il est possible de se faire représenter, notamment par un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2153">avocat</a> (démarche payante).

Le <span class="expression">juge de l'exécution</span> tente de mettre d'accord le créancier et le débiteur, notamment en accordant des délais de paiement ou en prévoyant un remboursement par paiements partiels.

Si le débiteur ne comparaît pas, le juge peut ordonner la saisie, à moins qu'il estime qu'une nouvelle convocation est nécessaire.

L'audience se conclut de façon différente, selon qu'un accord a ou non été trouvé entre le créancier et le débiteur :

  • Un <span class="expression">procès verbal de conciliation</span> est rédigé. Il est signé par le créancier et le débiteur. La saisie sur salaire n'a pas lieu.

     Attention :

    Si le débiteur ne respecte pas les engagements qu'il a pris lors de l'audience, le créancier peut reprendre la procédure de saisie sur salaire.

  • 2 issues sont possibles, selon que le débiteur a ou non contesté la procédure durant l'audience :

    • Un <span class="expression">procès-verbal de non-conciliation</span> est rédigé. Il indique le montant de la créance pour laquelle la saisie pourra être effectuée.

      Le greffe du tribunal transmet la procédure de saisie sur salaire au commissaire de justice du créancier.

      Cette transmission prend la forme d'un <span class="expression">procès-verbal</span> contenant les informations suivantes :

      • Nom, prénoms et domicile du créancier (s'il s'agit d'une personne morale, son siège social)
      • Nom, prénoms et domicile du débiteur
      • Nom et adresse de l'entreprise qui emploie le débiteur
      • Montant pour lequel la saisie a été autorisée.

      Le commissaire de justice doit ensuite transmettre ce procès-verbal au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

      À partir de la transmission de la procédure de saisie sur salaire, le créancier a 3 mois pour confirmer au commissaire de justice, par tous les moyens, sa volonté de poursuivre la procédure de saisie sur salaire. Le commissaire de justice doit inscrire cette confirmation sur le <span class="expression">registre numérique des saisies des rémunérations</span>.

      Ensuite, le créancier doit demander à la chambre nationale des commissaires de justice de désigner un<span class="expression"> commissaire de justice répartiteur</span>, et le commissaire de justice doit ensuite transmettre le procès-verbal au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

      Le procédure de saisie sur salaire se poursuit alors conformément aux règles applicables aux saisies sur salaire engagées à partir du 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025.

        À savoir

      Les règles portant sur le calcul du montant de la saisie et aux types de revenus saisissables restent les mêmes.

    • Un <span class="expression">procès-verbal de non-conciliation</span> est rédigé.

      Le juge de l'exécution statue sur la contestation, immédiatement ou lors d'une audience ultérieure.

      Lorsque le juge de l’exécution autorise la saisie sur salaire, et dès ce jugement n’est plus susceptible de recours (car le délai de recours est expiré, ou parce qu’il n’est plus possible de faire de recours), la procédure de saisie sur salaire est transmise par le greffe du tribunal au commissaire de justice du créancier.

      Cette transmission prend la forme d'un <span class="expression">procès-verbal</span> contenant les informations suivantes :

      • Nom, prénoms et domicile du créancier (s'il s'agit d'une personne morale, son siège social)
      • Nom, prénoms et domicile du débiteur
      • Nom et adresse de l'entreprise qui emploie le débiteur
      • Montant pour lequel la saisie a été autorisée.

      Le commissaire de justice doit ensuite transmettre ce procès-verbal au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

      À partir de la transmission de la procédure de saisie sur salaire, le créancier a 3 mois pour confirmer au commissaire de justice, par tous les moyens, sa volonté de poursuivre la procédure de saisie sur salaire. Le commissaire de justice doit inscrire cette confirmation sur le <span class="expression">registre numérique des saisies des rémunérations</span>.

      Ensuite, le créancier doit demander à la chambre nationale des commissaires de justice de désigner un<span class="expression"> commissaire de justice répartiteur</span>, et le commissaire de justice doit ensuite transmettre le procès-verbal au <span class="expression">commissaire de justice répartiteur</span>.

      Le procédure de saisie sur salaire se poursuit alors conformément aux règles applicables aux saisies sur salaire engagées à partir du 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025.

        À savoir

      Les règles portant sur le calcul du montant de la saisie et aux types de revenus saisissables restent les mêmes.

Le déroulement de la saisie sur salaire varie, selon que le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R15912">créancier</a> a engagé cette procédure à partir du 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2025 ou avant cette date :

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