Mes démarches > Entreprises
Fiche pratique
Tout savoir sur la facturation
Vérifié le 21/02/2026 - Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
La facturation obéit à plusieurs règles : mentions obligatoires, délai et conservation des factures, etc. Certaines obligations varient selon que la facture soit à destination de professionnels, de particuliers ou d’entités publiques.
La facturation électronique vient progressivement compléter ces règles à partir du 1<Exposant>er</Exposant> septembre 2026.
La facture fait partie des différents <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37371">documents commerciaux</a> d’une entreprise, parmi lesquels le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F31144">devis</a> ou encore les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F33527">conditions générales de vente (CGV)</a>.
La facture est un document établi par un vendeur à son client à la suite de la vente d’une marchandise ou la réalisation d’une prestation de services. Elle se distingue donc du devis, qui est un document prévisionnel proposant un prix pour une prestation de services ou une vente, avant réalisation de celle-ci. Il n’engage donc les parties qu’une fois accepté.
La facture doit en principe être rédigée en langue française, en <span class="miseenevidence">double exemplaire</span>, lorsqu’elles sont rédigées sous format papier. Le vendeur remet l’original de la facture à l’acheteur tout en conservant le double.
Dans le cas d’une facture électronique, un seul exemplaire est suffisant, celui-ci étant conservé dans un espace numérique sécurisé garantissant son intégrité et sa traçabilité.
À noter
Lorsque la facture est rédigée en langue étrangère, il peut être exigé une traduction certifiée.
La facture a différentes fonctions :
- <span class="miseenevidence">Commerciale</span> : elle permet de détailler le montant à payer, l’acheteur, les modalités de paiement ou encore le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=N13445">taux de TVA</a>.
- <span class="miseenevidence">Juridique</span> : la facture constitue un élément de <span class="miseenevidence">preuve</span> d’un contrat de vente ou de prestation réalisé entre deux parties. Elle permet à un vendeur de prouver son droit d’exiger le paiement d’une somme d’argent (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R59747">quittance de loyer</a> par exemple). La facture peut donc être utilisée en cas de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R67953">litige</a> (non-paiement ou contestation d’une somme d’argent) devant un tribunal.
- <span class="miseenevidence">Fiscale</span> : elle permet de collecter et déduire la TVA et est exigée en cas de <span class="miseenevidence">contrôle fiscal</span>.
- <span class="miseenevidence">Comptable</span> : elle sert de justificatif comptable de l’entreprise : elle est nécessaire pour l’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F31214">établissement des comptes annuels d’une société</a>
À savoir
La facture peut aussi être appelée <span class="miseenevidence">note</span> (émise au profit d’un particulier), <span class="miseenevidence">quittance</span> (émise après le paiement) ou encore <span class="miseenevidence">note d’honoraires</span> (émise par un <a href="https://www.inpi.fr/annuaire-activites-professions-reglementees" target="_blank" rel="noopener">professionnel libéral</a>).
La facture est généralement émise par le <span class="miseenevidence">vendeur de biens</span> ou le <span class="miseenevidence">prestataire de services</span>.
Dans certaines situations, la facture peut être émise par une autre personne :
- <span class="miseenevidence">Lorsque le vendeur ou le prestataire est établi en dehors de l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R41270">Union européenne (UE)</a></span>, la facture doit être délivrée par son <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R64675">représentant fiscal</a>. L'entreprise peut tout de même décider d'émettre sa facture elle-même à condition qu'elle y indique le nom, l'adresse et le numéro d'identification de son représentant fiscal.
- Le vendeur ou le prestataire autorise son client (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74122">auto-facturation</a>) ou un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60389">tiers</a> (<span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36261">sous-traitance</a> de la facturation</span>) à facturer pour son compte par un mandat de facturation.
L’obligation d’émettre une facture dépend de la nature du client de l’entreprise (professionnel, particulier ou entité publique) :
Lorsque la transaction effectuée se fait entre deux professionnels, une facture doit obligatoirement être émise pour chaque vente de bien ou prestation de services.
Cette facture doit habituellement être émise au <span class="miseenevidence">moment de la livraison du bien</span> ou de la <span class="miseenevidence">réalisation de la prestation de services</span>.
Toutefois, la facture peut être émise à une autre échéance dans les situations suivantes :
- Pour une <span class="miseenevidence">livraison de biens exonérée de TVA</span>, la facture doit être émise <span class="miseenevidence">au plus tard le 15 du mois suivant</span> celui au cours duquel la livraison a eu lieu
- Pour une <span class="miseenevidence">prestation de services dont la TVA doit être versée par le client</span>, alors la facture doit être émise <span class="miseenevidence">au plus tard le 15 du mois suivant</span> celui au cours duquel la prestation a été réalisée
Pour plus d’informations, consultez notre fiche sur les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F31412">dates d’exigibilité de la TVA</a>.
À noter
Lorsque l'entreprise réalise plusieurs livraisons de biens ou prestations de services distinctes <span class="miseenevidence">pour le compte d'un même client</span>, la facture peut être émise au plus tard à la fin du mois au cours duquel les livraisons ou prestations ont été réalisées. Cela ne concerne que les livraisons ou prestations pour lesquelles la TVA est exigible le mois au cours duquel l'opération a été réalisée.
Lorsque la <span class="miseenevidence">vente de marchandises</span> est effectuée avec un client particulier, l’émission d’une note est obligatoire uniquement dans les cas suivants :
- À la demande du client
- Pour les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=N10515">ventes à distance</a>
- Pour les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74140">livraisons intracommunautaires</a> exonérées de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24379">TVA</a>
En dehors de ces cas, le vendeur remet généralement un ticket de caisse à l’acheteur.
À noter
Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> août 2023, l’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37910">impression systématique du ticket de caisse</a> est interdite, sauf exceptions. L’impression d’un ticket à la demande du client est toutefois autorisée.
Pour une <span class="miseenevidence">prestation de services</span>, une <span class="miseenevidence">note</span> (document remis par un professionnel à un consommateur) doit obligatoirement être émise si la transaction concerne une <span class="miseenevidence">prestation de services d’un montant supérieur à <span class="valeur">25 €</span> (TVA comprise)</span>.
Si la prestation de services est inférieure à <span class="valeur">25 €</span> (TVA comprise), la délivrance d’une note est facultative, mais elle doit être remise au client s’il la demande.
À noter
La note doit être établie en double exemplaire et être habituellement émise <span class="miseenevidence">au moment de la livraison du bien</span> ou de la<span class="miseenevidence"> réalisation de la prestation de services</span>.
Mais, elle peut être émise à une autre échéance dans les situations suivantes :
- Pour la livraison de biens exonérée de TVA, la note doit être émise <span class="miseenevidence">au plus tard le 15 du mois suivant</span> celui au cours duquel la livraison a eu lieu
- Pour une prestation de services dont la TVA doit être versée par le client, alors la note doit être émise <span class="miseenevidence">au plus tard le 15 du mois suivant</span> celui au cours duquel la prestation a été réalisée
Lorsque l'entreprise réalise plusieurs livraisons de biens ou prestations de services distinctes <span class="miseenevidence">pour le compte d'un même client</span>, la facture peut être émise jusqu’à la fin du mois au cours duquel les livraisons ou prestations ont été réalisées. Cela ne concerne que les livraisons ou prestations pour lesquelles la TVA est exigible le mois au cours duquel l'opération a été réalisée.
Lorsque le client est une administration publique, une facture doit obligatoirement être émise pour chaque vente de bien ou prestation de services.
Elle doit habituellement être délivrée <span class="miseenevidence">au moment de la livraison du bien</span> ou <span class="miseenevidence">de la réalisation de la prestation de services</span>.
En revanche, la facture peut être émise à une autre échéance dans les situations suivantes :
- Pour la livraison de biens exonérée de TVA, la facture doit être émise <span class="miseenevidence">au plus tard le 15 du mois suivant</span> celui au cours duquel la livraison a eu lieu
- Pour une prestation de services dont la TVA doit être versée par le client, alors la facture doit être émise <span class="miseenevidence">au plus tard le 15 du mois suivant</span> celui au cours duquel la prestation a été réalisée
À noter
Lorsque l'entreprise réalise plusieurs livraisons de biens ou prestations de services distinctes <span class="miseenevidence">pour le compte d'un même client</span>, la facture peut être émise jusqu’à la fin du mois au cours duquel les livraisons ou prestations ont été réalisées. Cela ne concerne que les livraisons ou prestations pour lesquelles la TVA est exigible le mois au cours duquel l'opération a été réalisée.
Les entités publiques ont l’obligation d’émettre et de recevoir des factures électroniques via Chorus Pro :
Service en ligne
Portail Chorus Pro
Le portail Chorus Pro, créé par l'Agence pour l'Informatique financière de l’État (AIFE), est mis à disposition gratuitement des entreprises et doit être utilisé <span class="miseenevidence">pour la transmission des factures électroniques aux entités publiques</span>. Pour bénéficier de cette transmission électronique, l'entreprise doit créer un compte Chorus pro sur le portail.
Agence pour l'informatique financière de l'État (AIFE)
Pour vous aider à remplir le formulaire :
À noter
Cela signifie qu’une entreprise titulaire d’un marché public doit demander le paiement de ses prestations en transmettant la facture via la <span class="miseenevidence">plateforme Chorus Pro</span>. L’entité publique qui est alors acheteur public dispose d’un certain <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23386">délai pour effectuer le règlement</a> au profit de l’entreprise.
-
Code de la commande publique : articles L2192-1 à L2192-2
Obligation de facturation électronique (marché public)
-
Arrêté n° 83-50/A du 3 octobre 1983 relatif à la publicité des prix de tous les services
Délivrance d’une note (prestation de services)
Pour qu’une facture soit conforme, différentes étapes doivent être respectées.
1. Déterminer le moment d’émission de la facture
La facture doit être émise <span class="miseenevidence">dès la réalisation de la vente ou de la prestation</span>, ou <span class="miseenevidence">à la livraison du bien ou du service</span>.
Cela signifie donc qu’une facture doit être établie par le vendeur ou le prestataire lorsqu’un produit a été remis au client, qu’un service a été effectué ou qu’un accord commercial a été exécuté. C’est le moment où l’engagement devient concret et où le paiement peut donc être demandé au client.
Il existe toutefois des cas de différé autorisé :
- Différé jusqu’au 15 du mois suivant pour :
- <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R65382">Facturation périodique</a> : concerne les entreprises qui réalisent plusieurs opérations pour un même client au cours d’une période donnée
La facture peut également être émise en début de période (mensuelle, trimestrielle ou annuelle) même si le service est fourni progressivement sur la période. C’est le cas de certains abonnements ou services récurrents, par exemple.
À noter
En pratique, il est courant que certaines factures soient émises avant la réalisation complète de certaines prestations. En effet, les entreprises peuvent facturer des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63229">acomptes</a> avant le début de certains travaux, par exemple.
2. Attribuer un numéro de facture
Les factures émises par une entreprise doivent être rangées chronologiquement dans un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74110">livre comptable</a>. Les dates d'émissions et la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74130">numérotation des factures</a> doivent se suivre et être cohérentes.
Les factures doivent être numérotées à l'aide d'un <span class="miseenevidence">numéro unique basé sur une séquence chronologique continue</span>, sans rupture. Cela implique que 2 factures ne peuvent pas avoir le même numéro.
L’entreprise peut choisir différentes séries de numérotation (par exemple F2023-01-001, 2023-001, etc.). Cela peut être les cas dans les situations suivantes :
- Lorsqu'il y a plusieurs sites de facturation, une série par site
- Lorsqu'il y a différentes catégories de clients pour lesquelles les règles de facturation ne sont pas identiques : une série par catégorie de clients
- Lorsqu'il y a de la sous-traitance de facturation pour certaines factures
À savoir
Le <span class="miseenevidence">numéro de la facture</span> fait partie des mentions obligatoires et doit figurer sur toutes les pages. Si une facture comporte plusieurs pages, elles doivent être numérotées selon une séquence n/N (n étant le numéro d'ordre des pages et N le nombre total des pages constituant la facture).
Afin d’éviter de commettre des erreurs, il est possible d’utiliser un <span class="miseenevidence">logiciel de facturation</span> pour créer des factures en ligne.
Bien que la réforme sur la facturation électronique ne soit applicable qu’à compter du 1<Exposant>er</Exposant> septembre 2026, il est recommandé de choisir un logiciel conforme aux nouvelles obligations bientôt en vigueur, connecté à une <span class="miseenevidence">plateforme agréée</span> (PA), ex <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74143">PDP</a>.
Pour bien choisir le logiciel de facturation, une <span class="miseenevidence">liste des plateformes agréées immatriculées sous réserve</span> est disponible :
Outil de recherche
Consulter la liste des plateformes agréées immatriculées
Cette page permet de consulter la liste des plateformes agréées (PA) par l’administration dans le cadre de la réforme de la facturation électronique.
Les plateformes listées sont immatriculées par l’État pour aider les entreprises à émettre, recevoir et transmettre leurs factures électroniques.
Les entreprises doivent choisir l’une de ces plateformes pour se conformer à cette obligation.
3. Renseigner les mentions obligatoires
Le vendeur ou prestataire a l’obligation d’émettre des factures comportant certaines <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F31808">mentions obligatoires</a> comme l’identité du vendeur ou du prestataire de services, l’identité de l’acheteur ou du client, la date de la vente ou de la prestation de services ou encore la désignation et le décompte des produits et services rendus.
4. Choisir le format d’émission de la facture
La facture peut être émise sous format <span class="miseenevidence">papier</span> ou sous format <span class="miseenevidence">électronique</span>, selon la nature du client (professionnel, particulier ou entité publique).
Dans le cas où une facture est à destination d’un client professionnel (entreprise), la facture peut être émise sous format <span class="miseenevidence">papier</span> ou sous format <span class="miseenevidence">électronique</span>, avant entrée en vigueur de la réforme sur la facturation électronique.
À savoir
La réforme sur la facturation électronique impose notamment l’obligation d’<span class="miseenevidence">émettre</span> des factures électroniques qui est fixée à partir du :
- <span class="miseenevidence">1<Exposant>er</Exposant> septembre 2026</span> pour les grandes entreprises et les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R35357">ETI</a>
- <span class="miseenevidence">1<Exposant>er </Exposant>septembre 2027</span> pour les petites et moyennes entreprises et les micro-entreprises
Quant à l’obligation de <span class="miseenevidence">recevoir</span> des factures électroniques, elle s’appliquera à l’ensemble des entreprises à partir du <span class="miseenevidence">1<Exposant>er</Exposant> septembre 2026</span>.
Pour savoir si vous êtes concerné par l’obligation d’émettre et de recevoir des factures électroniques, un <span class="miseenevidence">annuaire de la facturation électronique</span> est mis à la disposition de tous :
Outil de recherche
Consulter l’annuaire de la facturation électronique
Lorsque la facture est à destination d’un client particulier, la facture peut être sous format <span class="miseenevidence">papier</span> ou sous format <span class="miseenevidence">électronique</span>. Les factures émises à des particuliers ne sont pas concernées par la réforme de la facturation électronique.
À noter
Bien qu’elles ne soient pas soumises à la facturation électronique, les entreprises devront transmettre à l’administration certaines informations relatives à des opérations commerciales qui ne sont pas soumises à la facturation électronique. Sont notamment concernées les entreprises soumises à la TVA en France et qui commercent avec des particuliers ou avec des entreprises non établies en France. C’est ce que l’on appelle le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74186">e-reporting</a>.
Depuis 2020, toutes les entreprises doivent désormais <span class="miseenevidence">émettre des factures électroniques</span> afin d’adresser leurs demandes de paiement, via <span class="miseenevidence">Chorus pro</span>, pour des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23386">contrats conclus avec une entité publique</a> (État, collectivités territoriales et établissements publics) :
Service en ligne
Portail Chorus Pro
Le portail Chorus Pro, créé par l'Agence pour l'Informatique financière de l’État (AIFE), est mis à disposition gratuitement des entreprises et doit être utilisé <span class="miseenevidence">pour la transmission des factures électroniques aux entités publiques</span>. Pour bénéficier de cette transmission électronique, l'entreprise doit créer un compte Chorus pro sur le portail.
Agence pour l'informatique financière de l'État (AIFE)
Pour vous aider à remplir le formulaire :
-
Code général des impôts, annexe II : article 242 nonies A
Numérotation des factures
-
Code général des impôts : article 289
Date d’établissement de la facture
-
LOI n°2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 : article 91
Dates d’entrée en vigueur de la réforme sur la facturation électronique
-
Instruction du 22 février 2017 sur le développement de la facturation électronique (pdf - 499.9 KB)
Modalités de traitement des factures électroniques reçues et émises
Pour être valable, une facture doit comporter plusieurs <span class="miseenevidence">mentions obligatoires</span> ainsi que certaines <span class="miseenevidence">mentions particulières</span> selon les cas.
Les <span class="miseenevidence">mentions suivantes sont communes à toutes les factures</span> et doivent obligatoirement apparaître :
<span class="miseenevidence">Mentions obligatoires</span> | <span class="miseenevidence">Précisions</span> |
Date de l’émission de la facture | Date à laquelle la facture est émise |
Numéro unique de la facture | Numéro unique à chaque facture, basé sur une séquence chronologique et continue |
Date de la vente ou de la prestation de services | Jour effectif de la livraison ou de la fin d’exécution de la prestation (ou date à laquelle est versé l’acompte) |
Identité du vendeur ou du prestataire de services | Si l'entreprise est un <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37396">entrepreneur individuel</a></span> : Si l'entreprise est une <span class="miseenevidence">société</span> : <span class="miseenevidence">Attention :</span> si l'entreprise est en cours d'immatriculation, la facture doit être établie au nom de l’entreprise, avec la mention « <span class="expression">Siret en cours d'attribution</span> », et non au nom du créateur, sous peine de rejet de la déduction de la TVA. L’adresse de facturation doit apparaître sur la facture si elle est distincte de celle du siège social.
|
Identité de l’acheteur ou du client |
|
Numéro du bon de commande | Lorsqu’il a préalablement été établi par l’acheteur |
Numéro individuel d’identification à la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24379">TVA</a> du vendeur (ainsi que celui du du client professionnel s’il est <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73533">redevable de la TVA</a>) | Sauf pour les factures d’un montant total <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R31841">HT</a> inférieur ou égal à <span class="valeur">150 €</span> |
Désignation du produit ou de la prestation |
|
Décompte détaillé de chaque prestation et produit fourni | Quantité, dénomination précise, prix unitaire HT, taux de TVA applicable (ou mention du bénéfice d’exonération de TVA, le cas échéant) |
Somme totale <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R31841">HT</a> et <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24408">TTC</a> à payer | Préciser la majoration éventuelle de prix (frais de transport ou d’emballage par exemple) |
Réduction de prix | Rabais, ristourne, ou remise acquise à la date de la vente ou de la prestation de service et directement liée à cette opération, à l'exclusion des escomptes non prévus sur la facture |
Date à laquelle le règlement doit intervenir | Il faut également mentionner les conditions d'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R58238">escompte</a> en cas de paiement anticipé. En cas d'absence d'escompte, mentionner sur la facture « <span class="expression">Escompte pour paiement anticipé : néant</span> » |
Taux de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23211">pénalités de retard</a> | En cas de non-paiement à la date de règlement (les pénalités de retard sont exigibles sans qu’un rappel soit nécessaire) |
Mention de l’indemnité forfaitaire de <span class="valeur">40 €</span> | Pour frais de recouvrement, en cas de retard de paiement : ne peut être réclamée que par un client professionnel |
<span class="miseenevidence">Lorsque la facture est adressée à un particulier</span>, elle doit mentionner l’existence et la durée de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F11094">garantie légale de conformité</a> d’au moins 2 ans.
La mention concerne les biens vendus appartenant à l’une des catégories suivantes : appareils électroménagers, équipements informatiques, produits électroniques grand public, appareils de téléphonie, appareils photographiques, appareils dotés d’un moteur électrique ou thermique, destinés au bricolage ou au jardinage, jeux et jouets y compris consoles de jeux vidéos, articles de sport, montres et produits d’horlogerie, articles d’éclairage et luminaires, lunettes de protection solaire et éléments d’ameublement.
Des mentions particulières <span class="miseenevidence">s'ajoutent</span> aux mentions obligatoires dans certains cas :
Cas d’application | Mentions particulières |
Si le vendeur ou prestataire est membre d'un centre de gestion ou d'une association agréée | « <span class="expression">Membre d'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R38754">association agréée</a>, le règlement par chèque et carte bancaire est accepté</span> » |
Si le vendeur est soumis au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F21746">régime de franchise en base de TVA</a> | « <span class="expression">TVA non applicable, art. 293 B du code général des impôts</span> » |
Si l’acquéreur ou le preneur est <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73533">redevable de la TVA</a> | « <span class="expression">Auto-liquidation</span> » |
En cas d’achats de produits ou d’équipements électroniques ou de meubles | Éco-participation <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74182">DEEE</a> |
En cas d’acquisition d’un support d’enregistrement | Rémunération pour copie privée (RCP) |
Si le client produit lui-même la facture à la place du vendeur ou du prestataire | <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74122">Auto-facturation</a> |
À noter
À compter du <span class="miseenevidence">1<Exposant>er</Exposant> septembre 2026</span>, la mention «<span class="expression"> TVA non applicable, art. 293 B du code général des impôts (CGI)</span>» devra être remplacée par «<span class="expression"> TVA non applicable, art. L. 223 et s. du code des impositions sur les biens et services (CIBS) </span>». Ce changement résulte de la recodification des règles de TVA dans un nouveau code dédié. Il est recommandé d’anticiper cette évolution, notamment en adaptant dès que possible les modèles de factures.
Toutefois, une période de tolérance est admise jusqu’au <span class="miseenevidence">31 décembre 2027</span> pendant laquelle l’utilisation de la référence à l’article 293 B du CGI reste acceptée sur les factures et les documents commerciaux, malgré l’entrée en vigueur du CIBS.
Dans le cadre de la <span class="miseenevidence">généralisation de la facturation électronique</span>, les grandes entreprises et les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R35357">ETI</a> devront, à partir du <span class="miseenevidence">1<Exposant>er</Exposant> septembre 2026</span>, intégrer 4 nouvelles mentions obligatoires sur leurs factures. Les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R35356">PME</a> et les micro-entreprises seront concernées à leur tour <span class="miseenevidence">à compter du 1<Exposant>er</Exposant> septembre 2027</span>).
Les mentions sont les suivantes :
- Numéro <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73398">Siren</a> du client (s’il s’agit d’une entreprise)
- Adresse de livraison des biens si elle est différente de l’adresse du client
- Information relative à la nature des opérations facturées doit préciser si celles-ci consistent exclusivement en des livraisons de biens, exclusivement en des prestations de services, ou en une combinaison des deux
- Mention « <span class="expression">Option pour le paiement de la taxe d’après les débits</span> » si le prestataire a opté pour le paiement de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74183">taxe d’après les débits</a>
Pour en savoir plus
-
Généralisation de la facturation électronique
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
-
Code de commerce : article L441-9
Mentions obligatoires dans une facture
-
Code général des impôts, annexe II : article 242 nonies A
Mentions obligatoires dans une facture (assujettis à la TVA)
-
Mention de l’existence et de la durée de la garantie légale de conformité (particulier)
À compter du 1<Exposant>er</Exposant> septembre 2026, toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA qui effectuent des opérations d’achats et de vente de biens et/ou de prestations de services en France, devront être en mesure de <span class="miseenevidence">recevoir des factures électroniques</span>.
L’<span class="miseenevidence">obligation d’émettre une facture électronique</span> s’appliquera progressivement :
- À partir du 1<Exposant>er</Exposant> septembre 2026 pour les grandes entreprises et les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R35357">ETI</a>
- À partir du 1<Exposant>er</Exposant> septembre 2027 pour les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R35356">PME</a> et les micro-entreprises
À noter
En pratique, cela signifie que dès 2026, les PME devront pouvoir <span class="miseenevidence">recevoir</span> des factures électroniques émises par les grandes entreprises, même si elles ne sont pas encore tenues d’en émettre elles-mêmes.
Les entités publiques déjà soumises à l’obligation d’émettre et de recevoir des factures électroniques via <span class="miseenevidence">Chorus Pro</span>, continuerons à utiliser cette plateforme.
Les particuliers, non <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73532">assujettis à la TVA</a>, ne sont pas concernés par l’obligation de facturation électronique. Cependant, les entreprises devront transmettre les données des transactions <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74159">B2C</a> à l’administration fiscale, via le <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74186">e-reporting</a></span>.
Pour se préparer à l’obligation de facturation électronique, il faut suivre les 3 étapes suivantes :
1. Identifier les obligations applicables à votre entreprise
La première étape est de déterminer l’obligation de facturation à laquelle est concernée l’entreprise, selon la nature des opérations de l’entreprise.
Il existe deux obligations distinctes :
- <span class="miseenevidence">Obligation d’émettre, transmettre et recevoir des factures au format électronique</span> (<span class="miseenevidence">e-invoicing</span>) : concerne les opérations d’achat ou de vente de biens ou de services entre entreprises établies en France et <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73532">assujetties à la TVA</a> (y compris celles bénéficiant du régime de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F21746">franchise en base TVA</a>)
- <span class="miseenevidence">Obligation de transmission de certaines opérations réalisées entre entreprises et particuliers</span>(<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74186">e-reporting</a>) : s’applique aux entreprises assujetties à la TVA effectuant des ventes à des particuliers (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74159">B2C</a>) et/ou réalisant des opérations à l’étranger
2. Cartographier les flux de facturation de votre entreprise
Une fois les obligations identifiées, il est essentiel d’analyser comment circulent les factures au sein de l’entreprise.
Cette étape permet de :
- Identifier les opérations concernées par le <span class="miseenevidence">e-invoicing</span> et/ou le <span class="miseenevidence">e-reporting</span>
- <span class="miseenevidence">adapter les outils actuellement utilisés</span> et les processus internes de l’entreprise à la réforme
- <span class="miseenevidence">choisir une solution de transmission</span> adaptée aux besoins de l’entreprise
- <span class="miseenevidence">mettre en place un suivi simple des factures reçues</span> : vérifier chaque facture à réception, la valider si elle est correcte, ou signaler un problème (erreur, facture non conforme ou désaccord) directement sur la plateforme
Différents éléments doivent être analysés :
- <span class="miseenevidence">taille de l’entreprise</span> : détermine la date d’entrée en vigueur des obligations de facturation
- <span class="miseenevidence">typologie de la clientèle</span> : entreprises françaises, particuliers, clients étrangers
- <span class="miseenevidence">nature de l’activité</span> : vente de biens, prestation de services ou les deux
- <span class="miseenevidence">régime de TVA</span> : régime réel normal, simplifié ou franchise en base
Afin de prendre facilement connaissance des obligations applicables à votre entreprise en matière de facturation électronique, faites le test :
Simulateur
Évaluer son obligation de facturation électronique
Permet de savoir si votre entreprise est concernée par la facturation électronique, en répondant à quelques questions selon sa situation (taille de l’entreprise, activité, clientèle et régime de TVA).
Ministère chargé de l'économie
3. Choisir une plateforme agréée adaptée
Pour passer à la facturation électronique, les entreprises doivent obligatoirement <span class="miseenevidence">recourir à une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R75653">plateforme agréée</a> (PA)</span>, auparavant appelée <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74143">PDP</a>. La PA est le seul intermédiaire reconnu par l’administration fiscale pour l’émission, la réception et la transmission des factures électroniques ainsi que des données de facturation, de transaction et, le cas échéant, de paiement.
Les entreprises peuvent toutefois utiliser une <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R75654">solution compatible</a> (SC)</span>. Cette dernière n’est pas immatriculée par l’administration : elle ne peut donc ni transmettre les factures directement à l’administration fiscale, ni agir en tant qu’intermédiaire officiel pour la transmission des données de transaction et/ou de paiement. Elle est toutefois raccordée à une plateforme agréée, ce qui lui permet de satisfaire à ses obligations réglementaires.
Pour bien choisir le logiciel de facturation, une <span class="miseenevidence">liste des plateformes agréées immatriculées</span> est disponible :
Outil de recherche
Consulter la liste des plateformes agréées immatriculées
Cette page permet de consulter la liste des plateformes agréées (PA) par l’administration dans le cadre de la réforme de la facturation électronique.
Les plateformes listées sont immatriculées par l’État pour aider les entreprises à émettre, recevoir et transmettre leurs factures électroniques.
Les entreprises doivent choisir l’une de ces plateformes pour se conformer à cette obligation.
Un <span class="miseenevidence">logo spécifique « Plateforme agréée »</span> a été créé afin d’aider les entreprises à identifier facilement ces plateformes :
Un <span class="miseenevidence">logo spécifique « Solution compatible »</span> a également été créé, pour reconnaître les solutions informatiques, raccordées une plateforme agréée :
La <span class="miseenevidence">plateforme agrée (PA)</span> constitue l’unique intermédiaire reconnu par l’administration fiscale pour l’<span class="miseenevidence">émission, la réception et la transmission des factures électroniques</span> ainsi que pour la <span class="miseenevidence">transmission des données de facturation, de transaction et, le cas échéant, de paiement</span>.
Les fonctions assurées par une PA sont multiples :
- Émettre, transmettre, réceptionner les factures électroniques du fournisseur au client
- Extraire et transmettre certaines données de la facture à l’administration fiscale
- Transmettre les données de transactions entre l’entreprise et le client qui ne font pas l’objet d’une facture électronique à l’administration
- Transmettre les données de paiement pour certaines opérations
- Contrôler la conformité des données de transaction et des factures émises
- Assurer le suivi des factures électroniques
C’est donc un nouvel intermédiaire obligatoire qui offre des prestations sécurisées et soumis à un contrôle strict, puisque cette dernière est immatriculée par l’administration fiscale.
À noter
Il est important de s’assurer que l’outil choisi pourra émettre et recevoir des factures électroniques conformes aux formats exigés et qu’il cible bien votre entreprise.
Il est possible de <span class="miseenevidence">vérifier facilement son rattachement à une plateforme agréée</span> ou celui de son client en consultant l’<span class="miseenevidence">annuaire de la facturation électronique</span>.
Outil de recherche
Consulter l’annuaire de la facturation électronique
L’annuaire de la facturation électronique recense les entreprises et entités publiques assujetties aux obligations d’émettre et de recevoir des factures électroniques. Il indique, pour chacune, la plateforme agréée chargée de la réception des factures électroniques ainsi que les adresses électroniques de facturation.
L’annuaire indique pour chacune, la plateforme agréée qui gère ses données, et les adresses électroniques de facturation.
À noter
Pour bien comprendre les changements qui impactent votre entreprise, un questionnaire a été mis en place :
Une fois la plateforme agréée choisie, il est toutefois possible d’en changer. Attention, le <span class="miseenevidence">changement de plateforme agréée</span> est encadré : l’ancienne plateforme doit rester opérationnelle pendant une période minimale d’au moins un an, afin d’éviter toute interruption de réception des factures.
Les factures <span class="miseenevidence">émises ou reçues</span> par une entreprise doivent être conservées pendant <span class="miseenevidence">10 ans</span>. C’est le cas pour toutes les pièces comptables d’une entreprise (livre et registre comptable ou encore bon de commande, de livraison ou de réception).
Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F10029">délai de conservation des documents pour une entreprise</a> varie selon la nature des documents. Le délai est par exemple abaissé à 6 ans pour les documents fiscaux.
-
Code de commerce : article L123-22
Délai de conservation d’un document comptable (10 ans)
-
Code de commerce : article L441-9
Obligations de facturation
-
Livre des procédures fiscales : article L102 B
Délai de conservation d’un document fiscal (6 ans)
La facture déjà émise peut être <span class="miseenevidence">rectifiée</span> ou même <span class="miseenevidence">recréée</span> tant qu’elle n’a pas été envoyée au client. Dans ce cas, il est essentiel de bien respecter la <span class="miseenevidence">numérotation des factures</span>.
À noter
Si la gestion des factures est effectuée via un logiciel de facturation, celui-ci doit garantir la traçabilité des modifications.
Si la facture a déjà été envoyée mais n’a pas encore été réglée par le client, il est possible d’émettre une <span class="miseenevidence">facture rectificative</span> comportant la mention « <span class="expression">annule et remplace la facture n°...</span> » avec un nouveau numéro attribué.
À noter
Il ne faut donc pas simplement refaire la facture avec le même numéro ou un autre. Cela peut créer une incohérence entre les comptabilités du vendeur et du client, et entraîner des sanctions en cas de <span class="miseenevidence">contrôle fiscal</span>.
En revanche, une fois qu’une facture a été envoyée et réglée par le client, elle ne peut plus être modifiée. Toute correction ou annulation doit obligatoirement passer par l’émission d’une <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74116">facture d’avoir</a></span>, qui constitue un document comptable officiel.
Seule une facture d’avoir pourra annuler ou corriger la transaction. Cette facture d’avoir doit comporter <span class="miseenevidence">son propre numéro</span>, distinct de celui de la facture initiale, et respecter les mêmes règles de numérotation que les factures classiques (séquence chronologique, continue et unique).
Concernant la numérotation d’une facture d’avoir, elle peut être inclue au choix dans une série distincte des factures classiques ou bien distincte dans une série à part. Il faudra alors que chacune des deux séries comporte un préfixe distinct (par exemple F2025-001, F2025-002 pour les factures normales et A2025-001, A2025-002 pour les factures d’avoir).
Différents types de sanctions existent selon le type de non-respect des règles de facturation.
1. Manquement à l’obligation de facturation
Le montant des sanctions en cas de manquement à l’obligation de facturation varie selon que l’on est une entreprise individuelle ou une société.
Le non-respect des obligations en matière de facturation peut entraîner des sanctions financières et pénales, dont la gravité varie selon la nature de l’infraction :
- En cas de non-respect de l’obligation de facturation : l'amende peut aller jusqu'à <span class="valeur">75 000 €</span>
- En cas de récidive dans les 2 ans suivant une première sanction : l'amende peut aller jusqu'à <span class="valeur">150 000 €</span>
- En cas d’émission de fausse facture (faux en écriture) : l’amende peut aller jusqu’à <span class="valeur">45 000 €</span> et 3 ans d’emprisonnement
Le non-respect des obligations en matière de facturation peut entraîner des sanctions financières et pénales, dont la gravité varie selon la nature de l’infraction :
- En cas de non-respect de l’obligation de facturation : l'amende peut aller jusqu'à <span class="valeur">375 000 €</span>
- En cas de récidive dans les 2 ans suivant une première sanction : l'amende peut aller jusqu'à <span class="valeur">750 000 €</span>
- En cas d’émission de fausse facture (faux en écriture) : l’amende peut aller jusqu’à <span class="valeur">225 000 €</span>
2. Non-respect de l’obligation d’émettre une facture électronique
Le <span class="miseenevidence">non-respect de l’obligation d’émission d’une facture électronique</span> est passible d’une amende de <span class="valeur">50 €</span> par facture, plafonnée à <span class="valeur">15 000 €</span> par an.
Lorsque l’administration fiscale constate qu’une <span class="miseenevidence">entreprise ne reçoit pas ses factures via une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R75653">plateforme agréée</a></span>, elle lui adresse une mise en demeure de se conformer dans un délai de 3 mois.
Si l’entreprise n’est toujours pas conforme à l’issue de ce délai, une amende de <span class="valeur">500 €</span> est appliquée et un nouveau délai de 3 mois est accordé. Si l’entreprise reste non conforme à l’issue de ce second délai, une amende de <span class="valeur">1 000 €</span> est appliquée, puis une nouvelle amende de <span class="valeur">1 000 €</span> est encourue à chaque période de 3 mois pendant laquelle le manquement persiste.
En cas d’<span class="miseenevidence">absence de transmission des données de transaction et de paiement par l’entreprise</span>, une amende de <span class="valeur">500 €</span> est appliquée, plafonnée à <span class="valeur">15 000 €</span> par an.
Une plateforme agréée (PA) qui ne respecte pas ses obligations de transmission à l’administration encourt <span class="valeur">750 €</span> par transmission manquante ou incorrecte, plafonnée à <span class="valeur">100 000 €</span>.
Les amendes ne s’appliquent pas si c’est la première infraction constatée sur les quatre dernières années (l’année en cours et les trois années précédentes). Cela suppose que l’infraction ait été réparée spontanément ou dans les 30 jours suivant la première demande de l’administration.
3. Omission ou inexactitude dans les mentions obligatoires
Une amende de <span class="valeur">15 €</span> est appliquée sur chaque omission ou inexactitude. Le montant total des amendes appliquées sur une facture ne peut pas dépasser <span class="valeur">25 %</span> du montant de la facture.
Lorsque l'adresse ou l'identité du client ou du fournisseur ont été dissimulées ou modifiées, le montant de l'amende est égal à <span class="valeur">50 %</span> du montant total des factures concernées.
4. Livraison ou prestation de services fictives
Une amende égale à <span class="valeur">50 %</span> du montant de la facture est appliquée lorsque la facture concerne une livraison ou une prestation de services fictive, par exemple une facture émise pour une formation qui n’a jamais eu lieu.
Si le vendeur ou le prestataires apporte la preuve que l'opération a bien été effectuée et correctement comptabilisée <span class="miseenevidence">dans les 30 jours</span>, l'amende est réduite à <span class="valeur">5 %</span> du montant de la transaction.
À savoir
Lorsque l'amende est égale à <span class="valeur">50 %</span> du montant de la facture ou de l'ensemble des factures, celle-ci est plafonnée à <span class="valeur">375 000 €</span> par exercice comptable. Lorsque le montant de l'amende est réduit à <span class="valeur">5 %</span>, celle-ci est plafonnée à <span class="valeur">37 500 €</span>.
-
Code de commerce : article L441-9
Amende pour manquement à l’obligation de facturation
-
Tarif maximum de l’amende pour une société
-
Sanctions en cas de faux et usage de faux
-
Code général des impôts : article 1737
Infractions aux règles de facturation
-
Code général des impôts : article 1788 D
Sanctions pour défaut de transmission
-
Bofip-impôts n° BOI-CF-INF-10-40-40 : Infractions aux règles de facturation
Infractions aux règles de facturation
-
Code de commerce : article L123-22
Délai de conservation d’un document comptable (10 ans)
-
Code de commerce : article L441-9
Obligations de facturation
-
Code général des impôts, annexe II : article 242 nonies A
Numérotation des factures
-
Code général des impôts : article 289
Date d’établissement de la facture
-
Code général des impôts : article 1737
Infractions aux règles de facturation
-
Code général des impôts : article 1788 D
Sanctions pour défaut de transmission
-
Code de la commande publique : articles L2192-1 à L2192-2
Obligation de facturation électronique (marché public)
-
Tarif maximum de l’amende pour une société
-
Livre des procédures fiscales : article L102 B
Délai de conservation d’un document fiscal (6 ans)
-
Mention de l’existence et de la durée de la garantie légale de conformité (particulier)
-
Arrêté n°83-50/A du 3 octobre 1983 relatif à la publicité des prix de tous les services
Délivrance d’une note (prestation de services)
-
Bofip-impôts n° BOI-CF-INF-10-40-40 : Infractions aux règles de facturation
Infractions aux règles de facturation
-
LOI n°2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 : article 91
Dates d’entrée en vigueur de la réforme sur la facturation électronique
-
Instruction du 22 février 2017 sur le développement de la facturation électronique (pdf - 499.9 KB)
Modalités de traitement des factures électroniques reçues et émises
-
Vérifier un numéro de TVA intracommunautaire (VIES)
Téléservice
-
Modèles de factures à adresser à un client professionnel
Modèle de document
-
Téléservice
-
Téléservice
-
Annuaire des entreprises : rechercher toutes les informations d'une entreprise
Téléservice
-
Consulter l’annuaire de la facturation électronique
Outil de recherche
-
Consulter la liste des plateformes agréées immatriculées
Outil de recherche
Et aussi
-
Documents commerciaux (factures, devis, CGV)
Comptabilité - Facturation
-
TVA applicable aux échanges de biens dans l'Union européenne
Fiscalité
-
Numéro de TVA intracommunautaire
Fiscalité
-
Mentions obligatoires sur une facture
Comptabilité - Facturation
-
Négociation commerciale : établir une convention entre professionnels
Pratiques commerciales
-
Devis obligatoire : activités concernées
Argent - Impôts - Consommation
Pour en savoir plus
-
Facturation électronique entre entreprises
France Num
-
France Num
-
Facturation électronique dans les marchés publics : comment ça marche
France Num
-
Un questionnaire pour comprendre les changements qui vont impacter votre entreprise
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
-
Comment bien choisir sa solution de facturation électronique ?
France Num
