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Fiche pratique
Donation de parts sociales d’une société civile
Vérifié le 09/09/2026 - Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
La donation de parts sociales consiste pour un associé (le donateur) à transmettre à un bénéficiaire (le donataire) les droits qu'il détient dans le capital social de l'entreprise. Cette opération doit respecter un certain nombre d'étapes et de conditions.
Lorsque la donation est consentie à un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R31575">héritier présomptif</a> du donateur, elle peut prendre la forme soit d’une <span class="miseenevidence">donation simple</span> soit d’une <span class="miseenevidence">donation-partage</span>.
Elles sont toutes deux des donations, c’est-à-dire des transmissions du vivant du donateur (contrairement à un legs par exemple).
Attention :
Une donation de parts sociales doit obligatoirement être réalisée par acte <span class="miseenevidence">notarié</span>. Elle ne peut donc pas être consentie au moyen d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73823">don manuel</a>.
Lorsqu’elle est possible, la donation-partage comporte <span class="miseenevidence">certains avantages et particularités, notamment</span> :
- Elle constitue un partage anticipé de la succession du donateur, de son vivant : les biens sont ainsi attribués par avance. Cela limite d’éventuels conflits liés à une indivision et <span class="miseenevidence">facilite le règlement de la succession</span> lors du décès du donateur
- L’attribution au donataire est définitive et <span class="miseenevidence">ne peut faire l’objet d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F34128">rapport</a></span> lors du règlement de la succession du donateur
- C’est un acte hybride comprenant une donation et un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R78157">partage</a> mais ce partage échappe en général à la taxation (droits de partage). Seule la donation est soumise aux droits de donation, permettant ainsi une<span class="miseenevidence"> économie fiscale</span>.
La donation-partage implique cependant quelques <span class="miseenevidence">contraintes</span> :
- Elle ne peut être consentie qu’au profit des héritiers <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R31575">présomptifs</a></span> du donateur, ou aux enfants de ces héritiers
- Il n’est pas possible de donner des biens <span class="miseenevidence">indivis</span> au moyen d’une donation-partage
- Il est préférable d’effectuer une donation-partage <span class="miseenevidence">égalitaire</span>, dans laquelle chaque héritier présomptif du donateur (en général ses enfants) reçoivent des biens d’égales valeurs. Celui qui ne reçoit pas les parts sociales peut par exemple recevoir une somme d’argent du même montant.
Lorsque le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R37963">donataire</a> n’est pas présomptif héritier, seule la donation simple est envisageable.
Vérification de l’exigence d’un agrément
Les règles varient selon la qualité du donataire (associé, conjoint, ascendant ou descendant du donateur ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60389">tiers à la société</a>).
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La donation de parts sociales d’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R78308">SC</a> à l’un de ses associés est en principe <span class="miseenevidence">soumise à la règle de l’agrément</span>.
Il est cependant permis de prévoir dans les statuts des <span class="miseenevidence">modalités spécifiques</span> d’agrément (par exemple une <span class="miseenevidence">majorité spéciale</span>, ou encore la possibilité de confier la décision d’agréer uniquement au <span class="miseenevidence">gérant</span>) voire même une <span class="miseenevidence">dispense</span> totale.
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La donation de parts de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R78308">SC</a> à un <span class="miseenevidence">conjoint</span> (c’est-à-dire l’époux ou l’épouse d’un associé) est <span class="miseenevidence">en principe soumise à la règle de l’agrément</span>.
Il est cependant permis de prévoir dans les statuts des modalités spécifiques d’agrément (par exemple une <span class="miseenevidence">majorité spéciale</span>, ou encore la possibilité de confier la décision d’agréer uniquement au <span class="miseenevidence">gérant</span>) voire même une <span class="miseenevidence">dispense</span> totale.
Attention :
Les partenaires pacsés ou les concubins ne sont pas concernées par ces règles et sont donc considérés commes des tiers à la société (ils doivent y être agréés).
En cas de cession à un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12668">ascendant</a> ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12574">descendant</a>, celle-ci est en principe <span class="miseenevidence">dispensée d’agrément</span>.
Toutefois, les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F32232">statuts</a> peuvent subordonner cette cession à l’agrément des associés.
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La donation de parts de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R78308">SC</a> à un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12668">ascendant</a> ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12574">descendant</a> de l’associé donateur est <span class="miseenevidence">dispensée d’agrément</span>.
Il est néanmoins possible de prévoir dans les statuts que ces donations fassent l’objet d’un agrément.
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La donation de parts de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R78308">SC</a> à un tiers est soumise à l’<span class="miseenevidence">agrément des associés</span>.
Il est cependant permis de prévoir dans les statuts des <span class="miseenevidence">modalités spécifiques</span> d’agrément (par exemple une <span class="miseenevidence">majorité spéciale</span>, ou encore la possibilité de confier la décision d’agréer uniquement au <span class="miseenevidence">gérant</span>).
Notification du projet de donation
Le projet de donation doit être notifé <span class="miseenevidence">à la société</span> (c’est-à-dire à son <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73894">représentant légal</a>) ainsi qu’à<span class="miseenevidence"> chaque associé individuellement</span>, soit par <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R10915">signification</a>, soit par <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77727">LRAR</a>, soit par remise contre récépissé.
À savoir
Si les statuts prévoient que seul le gérant donne l’agrément, alors la notification n’est adressée qu’à la société.
Cette notification peut être effectuée aussi bien par le donateur que le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R37963">donataire</a>.
Elle doit en outre contenir au moins les informations suivantes :
- Identité et adresse du donataire
- Nombre de parts données
Décision de la société
La décision d’agréer ou non peut être donnée selon différentes modalités précisées dans les statuts :
- Soit par un accord unanime des associés (selon les statuts, cet accord peut être donné en assemblée générale, par une consultation écrite ou encore directement dans l’acte de donation)
- Soit par une décision prise à une majorité déterminée dans les statuts (cette décision peut intervenir en assemblée générale ou par une consultation écrite des associés)
- Soit par le gérant seul
Pour être valables, l’agrément ou son refus doivent respecter certaines règles et conditions
L'agrément doit être donné dans des termes clairs, sans ambiguïté, et de manière <span class="miseenevidence">inconditionnelle</span> (les associés ne peuvent pas conditionner leur agrément à une quelconque exigence).
L’agrément doit porter sur la <span class="miseenevidence">totalité des parts</span> dont la donation est envisagée (sauf accord du donateur et du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R37963">donataire</a>)
La décision d'agrément doit être <span class="miseenevidence">conservée</span> afin de pouvoir justifier du respect de la procédure d’agrément. En pratique, elle est généralement constatée dans un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63367">procès-verbal d'assemblée générale</a> ou dans le document constatant la consultation des associés.
La transmission peut également être considérée comme agréée, lorsque la société n’a pas fait connaître sa décision dans le délai de 6 mois suivant la notification. On parle alors d’agrément <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R75025">tacite</a>. Le donateur peut alors poursuivre la donation comme si les associés l’avait formellement agréée.
Le refus d’agrément doit être notifié par LRAR au donateur.
Dans cette situation, les associés doivent, dans les 6 mois de la notification de la demande d’agrément, <span class="miseenevidence">racheter les parts sociales ou même simplement transmettre une offre d’achat</span> par un ou plusieurs associés, par un tiers agréé ou, avec l'accord du cédant, par la société elle-même (dans l’optique d'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36653">réduction de capital</a>. Les titres sont alors rachetés pour être annulés).
Les statuts peuvent prévoir un délai différent qui peut aller d’1 mois à 1 an maximum.
Le prix de rachat est fixé d'un commun accord entre les parties. En cas de désaccord, il est déterminé par un expert.
Si aucun rachat n'intervient dans ce délai, le <span class="miseenevidence">donateur peut réaliser la donation initialement envisagée</span>.
À noter
Que l’agrément soit accordé ou non, la décision des associés doit être notifiée au donateur par<span class="miseenevidence"> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77727">LRAR</a>.</span>
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Règles concernant l’agrément dans les sociétés civiles
L’acte de donation des parts sociales est obligatoirement établi sous la forme<span class="miseenevidence"> authentique</span> (par un notaire), à peine de nullité.
L'acte notarié doit contenir certaines <span class="miseenevidence">mentions obligatoires</span> :
- Nom des parties
- Identité de la société
- Nombre et désignation des parts sociales données (si elles sont numérotées)
- Valeur des parts sociales
- Détails concernant l’agrément des associés
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Forme notariée obligatoire pour les donations entre vifs
Une donation de parts sociales implique la transmission d’un <span class="miseenevidence">actif</span>, mais aussi d’un <span class="miseenevidence">passif</span> (cela correspond aux dettes de l'entreprise). Le donateur cède ainsi ses droits mais aussi ses obligations.
Dans ce contexte, il est possible de prévoir contractuellement des <span class="miseenevidence">clauses de garantie</span> obligeant le donateur à garantir l'exactitude de toutes les informations fournies lors de la donation. Une telle clause l’engage à procéder à une indemnisation en cas d’erreur ayant pu entraîner une baisse de la valeur des parts données.
À noter
Même en cas de transmission dépourvue de prix (une <span class="miseenevidence">donation</span>), la valorisation des parts est un paramètre important car cela détermine par exemple le montant d’éventuels droits de donation.
Bénéficiaire de la garantie
Bien qu’une clause de garantie profite généralement au donataire, il n’est pas le seul à pouvoir en bénéficier : 3 personnes peuvent en effet prétendre à une indemnisation en vertu d’une clause de garantie :
- Le <span class="miseenevidence">donataire</span>
- La <span class="miseenevidence">société</span> dont les titres sont cédés (la société pourrait ainsi agir en vertu de cette clause et déduire de son résultat les frais liés à d’éventuelles poursuites judiciaires
- Un <span class="miseenevidence">créancier</span> de la société (la clause de garantie peut par exemple prévoir, dans le cas où une dette ne figurait pas dans les comptes sociaux au moment de la donation, que l’indemnisation consiste à payer directement le créancier).
Objet de la garantie
Le donateur peut par exemple garantir conventionnellement que l’actif ou le passif déclarés sont exacts, que les créances indiquées comme recouvrables le sont bien, ou que les cotisations sociales dues ont bien été payées.
La garantie peut porter sur toutes les informations concernant l'entreprise et pouvant avoir une<span class="miseenevidence"> incidence sur la valorisation des titres transmis</span> : comptes sociaux, clients et fournisseurs, volume de charges salariales, prises de participation éventuelles dans d'autres sociétés, litiges en cours...
En cas de transmission de parts, le bénéficiaire supporte un risque majeur. Il peut en effet voir apparaître un passif trouvant son origine dans un événement dont la cause est <span class="miseenevidence">antérieure</span> au transfert (comme par exemple une amende liée à un redressement fiscal en cours au moment de la donation), et avec pour conséquence une <span class="miseenevidence">diminution</span> de la valeur des titres reçus.
Pour être valable, une clause de garantie de passif doit respecter toutes les conditions suivantes :
- Elle ne peut garantir que les dettes (quelle que soit leur origine, légale ou contractuelle)
- La dette garantie doit être antérieure à la transmission, ou antérieure à la date à laquelle ont été arrêtés les comptes de référence (ceux à partir desquels la valeur des titres a été contractuellement déterminée)
- La dette ne doit pas figurer dans les comptes auquel le donataire a pu avoir accès (même si ce dernier a eu connaissance de cette dette). Il est toutefois possible de prévoir que la seule connaissance d’une dette non inscrite dans les comptes empêche le donataire d’actionner la garantie.
Une telle garantie permet au donataire d’être indemnisé lorsque l’actif social déclaré lors de la donation était surévalué en raison d’une cause <span class="miseenevidence">antérieure</span> à la transmission, si cette erreur a pour conséquence une diminution de la valeur des titres reçus.
Il peut s’agir par exemple d’une immobilisation mal évaluée au bilan, du rejet par l’administration fiscale (après la transmission), d’un crédit d’impôt inscrit dans les comptes de la société au moment de la donation, ou encore de tout actif figurant au bilan mais n’existant pas réellement.
Pour être valable, la clause de garantie d’actif doit porter sur un actif de la société, et garantir une diminution d’actif dont l’origine est un événement antérieur à la transmission.
Rédaction d’une clause de garantie
La rédaction de la clause de garantie conditionne directement son <span class="miseenevidence">efficacité</span>. L’insertion de certaines informations est fortement recommandée, notamment les suivantes :
- <span class="miseenevidence">Date de référence</span> : c’est-à-dire la date avant laquelle la cause d’une diminution de l’actif ou d’une augmentation du passif est considérée comme antérieure à la donation. Cette date est souvent celle de la transmission, mais pas exclusivement (les parties peuvent par exemple décider que la date de référence est celle à laquelle les comptes sociaux permettant la valorisation des titres ont été arrêtés).
- <span class="miseenevidence">Bénéficiaire de la garantie</span> : la personne garantie peut être le donataire, la société ou même un créancier
- <span class="miseenevidence">Durée</span> de la clause : elle peut varier en pratique entre quelques mois ou plusieurs années
- <span class="miseenevidence">Calcul</span> de l'indemnisation : proportion de la diminution de passif ou d’actif que le garant (le donateur) s’enagage à prendre en charge. Cette proportion peut être décroissante avec le temps
- <span class="miseenevidence">Montant plancher</span> de la garantie : montant du préjudice à partir duquel la garantie peut être actionnée
- <span class="miseenevidence">Montant plafond</span> de l'indemnisation : montant maximum de l’indemnisation que le donateur s’engage à payer. Au-delà de ce montant, le préjudice n’est pas couvert par la clause de garantie
- <span class="miseenevidence">Modalités de mise en œuvre</span> : ces informations précisent la façon dont la garantie peut être actionnée par son bénéficiaire (justification du passif, modalités d'envoi de la demande d'indemnisation...)
Transmission des garanties en cas de donation
En cas de donation de parts sociales, le donateur a la possibilité de <span class="miseenevidence">transmettre</span> au donataire une garantie de passif dont il a pu bénéficier aux termes de l’acte d’acquisition initial. Cette transmission est possible même si l’acte initial ne prévoyait pas cette possibilité.
L'administration fiscale perçoit un impôt lorsqu’une donation est consentie : ce sont les droits d'enregistrement (également appelés <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F14205">droits de donation</a> ou <span class="expression">droits de mutation à titre gratuit</span>).
Les droits de donation sont en principe dus <span class="miseenevidence">par le bénéficiaire</span> de la donation (le donataire). Toutefois, le donateur a la possibilité de les prendre <span class="miseenevidence">à sa charge</span>, sans que cet avantage supplémentaire ne soit fiscalement considéré comme une donation.
Le montant de ces droits de donation est déterminé par différents paramètres :
- <span class="miseenevidence">Valeur de la donation</span>
- Montant des éventuels <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R3018">abattements</a> à déduire
- <span class="miseenevidence">Taux d’imposition</span> de la donation
Le montant de l'abattement et le taux d'imposition varient en fonction du lien de parenté entre le donateur et le donataire. Le taux d’imposition varie également selon le montant donné.
Des réductions supplémentaires peuvent s’appliquer dans <span class="miseenevidence">2 cas particuliers</span> :
Pacte Dutreil
La transmission d'entreprises familiales est facilitée par le dispositif Dutreil qui ouvre droit à une <span class="miseenevidence">exonération partielle</span> des droits de donation, à hauteur de <span class="valeur">75 %</span><span class="miseenevidence"> de la valeur des titres transmis</span>.
Autrement dit, seul un quart (<span class="valeur">25 %</span>) de la valeur de l'entreprise sera pris en compte pour calculer le montant des droits de donation.
Un pacte Dutreil peut être conclu lorsque les <span class="miseenevidence">4 conditions cumulatives</span> suivantes sont réunies :
- Conclusion avec un ou plusieurs associés d’un <span class="miseenevidence">engagement collectif de conservation</span> des titres, pour une durée d'au moins <span class="miseenevidence">2 ans</span>. On parle d'engagement <span class="miseenevidence">unilatéral</span> de conservation lorsqu’il est pris par un associé unique. Cet engagement doit être en cours à la date de la transmission. De plus, il doit porter sur au moins <span class="valeur">17 %</span> des droits financiers et <span class="valeur">34 %</span> des droits de vote de la société.
- Chaque bénéficiaire de la donation <span class="miseenevidence">s'engage individuellement</span> à conserver les titres transmis pendant <span class="miseenevidence">6 ans</span>. Ce délai commence à courir à compter de la date d’expiration de l'engagement de conservation pris par le donateur.
- L'un des bénéficiaires ou l'un des associés signataires de l'engagement de conservation (collectif ou unilatéral) doit exercer dans la société et <span class="miseenevidence">pendant 3 ans</span> son <span class="miseenevidence">activité principale</span> (ou une <span class="miseenevidence">fonction de dirigeant</span> lorsqu’il s’agit d’une société soumise l’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R75566">IS</a>). Ce délai commence à courir à compter de la date d’expiration de l'engagement de conservation pris par le donateur.
- L'entreprise exerce une <span class="miseenevidence">activité industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole</span>. Cette condition doit être satisfaite à compter de la conclusion de l'engagement collectif de conservation de 2 ans et jusqu'au terme des 4 années de l'engagement individuel de conservation par chacun des bénéficiaires.
Le dispositif Dutreil bénéficie également aux <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R64679">sociétés holding animatrices</a> qui ont pour activité principale la participation active à la conduite de la politique de leur groupe. En revanche, les entreprises qui ont pour objet la gestion d'un patrimoine mobilier ou immobilier (par exemple, SCI) sont <span class="miseenevidence">exclues</span> du dispositif.
À noter
Cet avantage se cumule avec l'abattement légal auquel a droit le bénéficiaire de la donation (le montant de cet abattement dépend de son lien de parenté avec le donateur).
Transmission anticipée
Lorsque le donateur a <span class="miseenevidence">moins de 70 ans</span> au moment de la transmission, une réduction supplémentaire de <span class="valeur">50 %</span> des droits de mutation s'applique sur la part taxable de la donation. L’application de cette réduction n’est toutefois possible que si le donataire <span class="miseenevidence">s’engage à conserver</span> un certain nombre de parts pendant une durée d’au moins <span class="miseenevidence">2 ans</span>.
Cette réduction peut être cumulée avec les éventuels abattements et les avantages du pacte Dutreil.
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Code général des impôts : article 787B
Pacte Dutreil
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Code général des impôts : article 790
Réduction de 50 % des droits de donation de titres de société (donateur âgé de moins de 70 ans)
La donation de parts sociales doit obligatoirement être constatée par un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R64602">acte authentique</a>. L’acte est <span class="miseenevidence">nul</span> si cette condition n’est pas respectée.
L’enregistrement fiscal de la donation est donc <span class="miseenevidence">directement effectué par le notaire</span> auprès des services fiscaux compétents (<span class="miseenevidence">service fiscal de l’enregistrement</span> ou <span class="miseenevidence">service de publicité foncière et de l’enregistrement</span>).
C’est également à cette occasion que le notaire paie les droits de donation (s’il y en a) pour le compte de ses clients.
Une donation de parts sociales modifie la répartition des parts sociales. Cet événement peut impliquer en conséquence <span class="miseenevidence">une modification des statuts</span>.
Attention :
Lorsque la donation est consentie à une personne <span class="miseenevidence">déjà associée</span>, la modification des statuts tenant compte compte de la nouvelle répartition n’est <span class="miseenevidence">pas obligatoire</span>. Cela évite toute la procédure (assemblée générale...) ainsi que les frais associés à cette formalité (dépôt des statuts au greffe...).
Cette démarche se décompose en 3 étapes : <span class="miseenevidence">consulter et faire voter les associés</span>, <span class="miseenevidence">établir un procès-verbal de décision</span> et <span class="miseenevidence">mettre à jour les statuts</span>.
Consulter et faire voter les associés
Afin de procéder à la modification des statuts, la décision doit être prise par les associés réunis en <span class="miseenevidence">assemblée générale</span>.
À noter
Les statuts peuvent autoriser qu’une modification statutaire soit prise au moyen d’une <span class="miseenevidence">consultation écrite</span> des associés (c’est-à-dire un vote par correspondance) voire même d’un <span class="miseenevidence">acte constatant le consentement de tous les associés</span>.
<span class="miseenevidence">L’assemblée doit d’abord être convoquée par le gérant de la société</span>.
Une fois l’assemblée régulièrement réunie, la décision de modification des statuts doit être adoptée selon les <span class="miseenevidence">règles de majorité prévues par la loi ou par les statuts</span>.
Dans une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R78308">SC</a>, la décision de modifier les statuts doit être votée et approuvée selon les modalités prévues <span class="miseenevidence">par les statuts</span> eux-mêmes. Ceux-ci déterminent la majorité requise pour adopter la modification statutaire, qu’il s’agisse d’une <span class="miseenevidence">majorité simple</span>, d’une majorité des<span class="miseenevidence"> 2/3</span>, des <span class="miseenevidence">3/4</span> ou de toute autre majorité déterminée dans les statuts.
Ils précisent également, lorsqu’une décision est prise en assemblée, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R37974">quorum</a> nécessaire, c’est-à-dire le nombre minimum d’associés présents ou représentés permettant à la délibération d’être valablement adoptée.
Lorsqu’aucune indication n’est donnée dans les statuts, l’<span class="miseenevidence">accord unanime</span> de tous les associés est requis.
Une fois la décision adoptée, elle doit être consignée dans un <span class="miseenevidence">procès-verbal</span>.
Il convient ensuite de <span class="miseenevidence">mettre à jour les statuts</span> en remplaçant les anciennes mentions par celles résultant de la décision des associés.
Rédiger le procès-verbal de décision
Les décisions modifiant les statuts d’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R78308">SC</a> doivent être constatées dans un <span class="miseenevidence">procès-verbal d’assemblée générale (PV d’AG)</span> (ou dans un PV de consultation écrite le cas échéant). Ce procès-verbal est ensuite conservé dans le <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37373">registre des procès-verbaux de la société</a></span>.
Dans l’hypothèse d’une AG (cas le plus fréquent), le procès-verbal doit <span class="miseenevidence">comporter les informations suivantes</span> :
- Date et lieu de réunion
- Modalités de convocation
- Ordre du jour
- Identité du président de séance
- Liste des associés présents ou représentés avec l’indication du nombre de parts sociales détenues par chacun
- Documents et rapports soumis à l’assemblée
- Résumé des débats
- Texte des résolutions mises aux voix (sujets sur lesquels les décisions doivent être prises)
- Résultat détaillé des votes
- Mention des articles des statuts concernés par la modification et indication de leur nouvelle rédaction
Si la donation a pour conséquence de ne laisser qu’un seul associé au sein de la société, il n’est pas nécessaire d’organiser une réunion, ni de procéder à une convocation en vue d’un vote de l’associé unique.
À savoir
Lorsque la donation est consentie au dernier associé restant au sein de la société, celle-ci devient <span class="miseenevidence">unipersonnelle</span>. Si cette situation n’est pas régularisée dans le <span class="miseenevidence">délai d’1 an</span>, tout intéréssé peut alors demander la <span class="miseenevidence">dissolution</span> de la société.
Mettre à jour les statuts
Une fois la décision de modification des statuts adoptée, les <span class="miseenevidence">statuts doivent être mis à jour</span> pour tenir compte de la donation et de la <span class="miseenevidence">nouvelle répartition des parts sociales entre les associés</span>.
Il convient de <span class="miseenevidence">modifier l'article</span> des statuts relatif à la répartition des parts sociales afin d'y faire figurer l'identité des associés après la donation ainsi que le nombre de parts détenues par chacun.
À noter
La donation de parts sociales ne modifie pas le montant du capital social. Seule la répartition des parts entre les associés est mise à jour.
Une fois les modifications effectuées, les statuts mis à jour doivent être <span class="miseenevidence">datés et certifiés conformes à l'original par le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73894">représentant légal de la société</a></span>.
Attention :
Les statuts modifiés doivent obligatoirement être déposés au greffe du tribunal de commerce (quelle que soit la modification statutaire). Cette démarche est réalisée via le guichet des formalités des entreprises.
Publier une annonce légale dans un support d’annonces légales, si nécessaire
L’obligation de publication d’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F31972">annonce légale dans un support d’annonces légales (Shal)</a> ne concerne pas toutes les modifications statutaires.
Seule certaines modifications impliquent une telle obligation : c’est le cas par exemple d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36173">changement de gérant</a>, ou d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36182">changement d'objet social</a>.
L'avis est alors publié dans un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R62179">Shal</a> du département du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R53743">siège social de la société</a>.
La publication doit être réalisée dans un délai d'<span class="miseenevidence">un mois</span> à compter de la décision de modifier les statuts.
L'avis de publication doit contenir les <span class="miseenevidence">éléments suivants</span> :
- Raison ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74276">dénomination sociale</a>
- <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23844">Forme juridique</a>
- <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76724">Capital social</a>
- <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R58578">Objet social</a>
- Adresse du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R53743">siège social</a>
- Lieu et numéro d'immatriculation au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24403">RCS</a> ou au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63705">RNE</a>
- Décision ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63367">procès-verbal de l'assemblée générale</a> daté et signé
- Description des modifications statutaires soumises à publicité intervenues (par exemple : changement de gérant, modification de l'objet social ou de la dénomination sociale). <span class="miseenevidence">La donation de parts sociales, en elle-même, n'a pas à être mentionnée dans l'annonce légale</span>.
À savoir
Une fois la publication effectuée, une <span class="miseenevidence">attestation de parution</span> de l'avis de modification est délivrée. Celle-ci fait partie des documents à transmettre au guichet des formalités des entreprises, dans le dossier de modification.
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Décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 : article 33
Modification des statuts non obligatoire en cas de donation de parts à un associé
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Code civil : articles 1852 à 1854-1
Règles concernant les décisions collectives (sociétés civiles)
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Délai d’1 an pour régulariser une société devenue unipersonnelle (sociétés civiles)
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Code de commerce : articles R210-9 à R210-11
Publication dans un support d'annonces légales
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Code de commerce : article R225-106
Éléments constitutifs d’un procès-verbal
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Décret n° 2026-340 du 30 avril 2026 relatif aux formalités des entreprises
Formalités de publicité des sociétés civiles
La donation de parts sociales entraîne généralement une modification des bénéficiaires effectifs de la société. Dans ce cas, une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36703">déclaration modificative des bénéficiaires effectifs</a> doit être déposée sur le guichet des formalités des entreprises.
Cette déclaration est obligatoire lorsqu'une personne physique acquiert ou perd le contrôle de la société, ou lorsque son pourcentage de détention franchit le seuil de <span class="valeur">25 %</span> du capital ou des droits de vote.
C’est le cas <span class="miseenevidence">si le pourcentage de détention change</span> :
Une déclaration des bénéficiaires effectifs peut également être nécessaire <span class="miseenevidence">lorsque les pourcentages de détention restent identiques, mais que les personnes détenant les parts changent</span> :
Après la signature de l’acte de donation et la modification des statuts (si elle est nécessaire, c’est-à-dire lorsque la donation a entraîné un changement d’associés), la société doit accomplir certaines formalités obligatoires permettant de rendre la donation <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R16368">opposable</a> à l’égard de la société mais aussi à l’égard des tiers.
Opposabilité à l’égard de la société
L’opposabilité envers la société permet par exemple au donataire de faire valoir sa qualité d’associé, et de bénéficier en conséquence de tous les droits qui s’y rattachent (droit de vote, droit aux dividendes...)
Cette opposabilité peut être obtenue de plusieurs manières :
- Soit au moyen d’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R10915">signification</a> par acte extra judiciaire de la donation adressée à la société,
- Soit en faisant accepter la donation par le gérant directement dans l’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R64602">acte authentique</a>
- Soit, lorsque les statuts le prévoient, par un transfert sur les registres de la société
Opposabilité à l’égard des tiers
Cette opposabilité permet au donateur de ne plus être considéré comme associé à l’égard des tiers. Lorsqu’elle est opposable, la donation permet par exemple au donateur de ne plus être tenu des dettes de la société à l’égard des créanciers.
Cette opposabilité envers les tiers est acquise lorsque les conditions suivants sont réunies :
- Les formalités d’opposabilité <span class="miseenevidence">à la société</span> ont été effectuées (signification...)
- La donation ou les statuts modifiés ont fait l’objet d’un dépôt au greffe du tribunal de commerce, via le <span class="miseenevidence">guichet des formalités des entreprises</span>
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Code de commerce : article R123-66
Inscription modificative au RCS (via guichet des formalités)
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Décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 : article 52
Règles concernant la publicité et l’opposabilité des donations de parts de sociétés civiles
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Conditions d’opposabilité des donations de parts de sociétés civiles
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Code civil : articles 1861 à 1868
Règles concernant les donations de parts de sociétés civiles
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Forme notariée obligatoire pour les donations entre vifs
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Règles concernant l’agrément dans les sociétés civiles
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Code civil : articles 1852 à 1854-1
Règles concernant les décisions collectives (sociétés civiles)
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Décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 : article 33
Modification des statuts non obligatoire en cas de donation de parts à un associé
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Décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 : article 52
Règles concernant la publicité et l’opposabilité des donations de parts de sociétés civiles
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Code de commerce : articles R210-9 à R210-11
Publication dans un support d'annonces légales
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Décret n° 2026-340 du 30 avril 2026 relatif aux formalités des entreprises
Formalités de publicité des sociétés civiles
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Délai d’1 an pour régulariser une société devenue unipersonnelle (sociétés civiles)
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Conditions d’opposabilité des donations de parts de sociétés civiles
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Code de commerce : article R123-66
Inscription modificative au RCS (via guichet des formalités)
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Code général des impôts : article 787B
Pacte Dutreil
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Guichet des formalités des entreprises
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Déclarer en ligne un don manuel : mode d'emploi
Ministère chargé des finances
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Transmission d'entreprise : aspects fiscaux
Ministère chargé de l'économie
