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Fiche pratique

Thanatopracteur : conditions d’accès et d’exercice en France

Vérifié le 18/08/2026 - Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Le thanatopracteur est un professionnel obligatoirement <span class="miseenevidence">diplômé</span> qui réalise des <span class="miseenevidence">soins</span> de <span class="miseenevidence">conservation</span> également appelés soins de thanatopraxie.

Ces soins constituent des opérations <span class="miseenevidence">funéraires</span> <span class="miseenevidence">réglementées</span>.

Ce sont des actes invasifs <span class="expression">post mortem</span> sur le corps d’une personne défunte.

Ces <span class="miseenevidence">soins ne sont pas obligatoires</span>, sauf dans certains cas (ils peuvent être exigés en cas de <span class="miseenevidence">transport international du corps</span>, selon la législation du pays d’accueil ou selon les règles de la compagnie aérienne).

Le thanatopracteur intervient à la demande expresse de la famille du défunt.

 À noter

Le ministère de la Santé détermine chaque année un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76740">numerus clausus</a> d’environ 60 nouveaux entrants par an dans la profession.

La pratique consiste à rendre au défunt un aspect présentable auprès de la famille et des proches lors de son exposition en salon funéraire ou au domicile.

Avant toute intervention, le thanatopracteur doit procéder à la vérification du <span class="miseenevidence">certificat de décès</span> du défunt.

Les actes de soins ont pour finalité de <span class="miseenevidence">retarder</span> le processus de <span class="miseenevidence">décomposition</span> du corps (thanatomorphose) et sa <span class="miseenevidence">dégradation</span> à température ambiante. Ces actes peuvent permettre une inhumation allant de quelques jours après le décès, jusqu’à 2 voire 3 semaines après celui-ci.

Le professionnel procède par drainage des liquides et des gaz du corps et par injection d'un produit biocide (antiseptique et conservateur, généralement du formol) en remplacement.

Il doit ensuite habiller le défunt, le coiffer et le maquiller avec des cosmétiques adaptés. Ces actes sont réalisés dans le <span class="miseenevidence">respect des choix</span> formulés soit par le défunt de son vivant, soit par la famille du défunt.

L’ensemble de ces opérations demande entre <span class="miseenevidence">1 heure et demie et 2 heures</span> de <span class="miseenevidence">travail</span>, parfois davantage si un moulage du défunt est demandé par la famille notamment pour des raisons personnelles.

La plupart des soins ont lieu dans une <span class="miseenevidence">salle de préparation</span> des corps conforme à la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité (chambre mortuaire ou funéraire ou domicile du défunt).

Lors de chaque soin, le thanatopracteur doit respecter des <span class="miseenevidence">principes déontologiques</span> envers la famille (discrétion, non jugement) et vis-à-vis du corps du défunt (secret médical, dignité humaine).

Les principaux risques professionnels sont liés à l’utilisation de <span class="miseenevidence">produits toxiques</span> et d’instruments tranchants et piquants.

Les <span class="miseenevidence">risques de contamination infectieuse</span> sont également importants. Le thanatopracteur a l’obligation d’être vacciné contre l’hépatite B.

Chaque professionnel doit utiliser les équipements de protection individuelle (EPI) réglementaires obligatoires.

Il doit par ailleurs prendre en charge les déchets d’activité de soin à risque infectieux (DASRI) conformément à la réglementation (élimination et enregistrement de suivi).

L’accès à la profession de thanatopracteur nécessite la détention du <span class="miseenevidence">diplôme national de thanatopracteur</span>.

Les conditions pour exercer la profession en France dépendent notamment de la nationalité du professionnel et du lieu d’obtention de la qualification : France, État européen ou État tiers.

Les conditions d’accès sont différentes selon le lieu d’obtention de qualification professionnelle (diplôme ou expérience) :

  • Toute personne qui détient le <span class="miseenevidence">diplôme national de thanatopracteur</span> a le droit d’exercer cette profession en France.

    Pour cela, elle doit réussir les examens de la formation théorique avant de pouvoir s’inscrire à la formation pratique.

    Le candidat doit être âgé de <span class="miseenevidence">18 ans</span> minimum et être détenteur du <span class="miseenevidence">baccalauréat</span> ou d’un diplôme <span class="miseenevidence">niveau équivalent</span>.

    La formation théorique est composée de <span class="miseenevidence">190 heures</span> d’enseignement minimum.

    Ces cours doivent avoir été suivis sur minimum <span class="miseenevidence">3 mois consécutifs</span>.

    Le candidat doit remplir les 2 conditions suivantes :

    • Avoir été déclaré admissible par le jury national à l’issue des épreuves théoriques
    • Être vacciné contre l’hépatite B.

    Au moment de l’inscription ou au plus tard avant de commencer la formation pratique, le candidat doit transmettre à l'organisme de formation un <span class="miseenevidence">certificat médical</span> qui établit sa vaccination contre l’hépatite B.

    Il est procédé à la <span class="miseenevidence">vérification</span> de l'<span class="miseenevidence">immunisation</span> du candidat.

    Sans cette immunisation, il ne peut <span class="miseenevidence">pas accéder à la formation pratique</span>, quand bien même il aurait réussi les évaluations de la formation théorique.

    Au cours de la formation pratique, le candidat doit avoir réalisé au moins <span class="miseenevidence">75 soins</span> sur une période comprise entre 6 mois et 12 mois consécutifs.

    Le diplôme est obtenu si le candidat réussit l’évaluation pratique.

    Les cours de thanatopraxie sont dispensés par des thanatopracteurs diplômés et ayant au moins <span class="miseenevidence">5 ans</span> d'expérience.

  • Le ressortissant français qui a suivi sa formation de thanatopracteur dans un État membre de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R41270">l’Union européenne (UE)</a> ou de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R42218">l'Espace économique européen (EEE)</a> peut exercer en France à condition de demander une reconnaissance de ses qualifications professionnelles.

    Les conditions sont différentes selon la qualification professionnelle obtenue :

    • Lorsque le diplôme a été obtenu dans un État européen qui ne réglemente pas la profession, il faut remplir l’une des 2 conditions suivantes :

      • Soit avoir exercé à <span class="miseenevidence">temps plein</span> l’activité de thanatopraxie pendant <span class="miseenevidence">1 an</span> dans un État européen
      • Soit avoir exercé à <span class="miseenevidence">temps partiel</span> pendant une durée équivalente à 1 an au cours des <span class="miseenevidence">10 années</span> précédant la demande de reconnaissance des qualifications professionnelles, dans un État européen.

      Le demandeur doit justifier d’une ou plusieurs attestations de compétences ou de titres de formation.

      La demande de reconnaissance doit être effectuée auprès du <span class="miseenevidence">préfet du futur lieu</span> d’exercice en France.

      Il faut adresser un <span class="miseenevidence">dossier</span> comprenant l'ensemble des <span class="miseenevidence">attestations</span> ou <span class="miseenevidence">titres de formation</span> justifiant de l’exercice de l’activité pendant <span class="miseenevidence">1 an</span> l'activité dans un État de l’Union européenne.

      Le préfet accuse réception du dossier dans un délai d'un mois et informe le demandeur de tout document manquant.

      La décision de reconnaissance des qualifications professionnelles est notifiée dans un délai de 4 mois à compter de la réception du dossier complet.

      En cas de <span class="miseenevidence">différences substantielles</span> entre les qualifications professionnelles du demandeur et celles requises pour exercer en France, le préfet peut décider de soumettre le demandeur à une mesure de compensation.

      Où s’adresser ?

      Lorsqu’une mesure de compensation est décidée, le demandeur peut choisir entre :

      • un <span class="miseenevidence">stage d’adaptation</span> : d'une durée maximale de 2 ans, il doit être réalisé dans une régie, une entreprise ou une association funéraire habilitée. Il fera l'objet d'une évaluation par le responsable du stage puis sera validée par le ministre chargé de la santé.
      • ou une <span class="miseenevidence">épreuve d’aptitude</span> : la vérification des connaissances du ressortissant, lors de l'épreuve d'aptitude, est validée par le ministre chargé de la santé qui rend ensuite son avis au préfet.

      Le demandeur dispose d'un délai d'<span class="miseenevidence">1 mois</span> à compter de la notification de la décision pour choisir. S'il n'opte pas dans ce délai, il est considéré avoir renoncé à sa demande de reconnaissance de qualifications professionnelles.

      Le préfet informe alors le demandeur des résultats de ces différentes phases de l'application des mesures de compensation, puis de sa décision d'accorder ou non la reconnaissance de qualification professionnelle.

    • Le diplôme, certificat ou titre acquis dans un État de l’UE ou de l’EEE qui réglemente l’activité doit être d’un <span class="miseenevidence">niveau équivalent ou immédiatement à inférieur</span> à celui du diplôme national français de thanatopracteur.

      La demande de reconnaissance doit être effectuée auprès du <span class="miseenevidence">préfet du futur lieu</span> d’exercice en France.

      Il faut adresser un <span class="miseenevidence">dossier</span> comprenant l'ensemble des <span class="miseenevidence">attestations</span> ou <span class="miseenevidence">titres de formation</span> justifiant de l’exercice de l’activité pendant <span class="miseenevidence">1 an</span> l'activité dans un État de l’Union européenne.

      Le préfet accuse réception du dossier dans un délai d'un mois et informe le demandeur de tout document manquant.

      La décision de reconnaissance des qualifications professionnelles est notifiée dans un délai de 4 mois à compter de la réception du dossier complet.

      En cas de <span class="miseenevidence">différences substantielles</span> entre les qualifications professionnelles du demandeur et celles requises pour exercer en France, le préfet peut décider de soumettre le demandeur à une mesure de compensation.

      Où s’adresser ?

      Lorsqu’une mesure de compensation est décidée, le demandeur peut choisir entre :

      • un <span class="miseenevidence">stage d’adaptation</span> : d'une durée maximale de 2 ans, il doit être réalisé dans une régie, une entreprise ou une association funéraire habilitée. Il fera l'objet d'une évaluation par le responsable du stage puis sera validée par le ministre chargé de la santé.
      • ou une <span class="miseenevidence">épreuve d’aptitude</span> : la vérification des connaissances du ressortissant, lors de l'épreuve d'aptitude, est validée par le ministre chargé de la santé qui rend ensuite son avis au préfet.

      Le demandeur dispose d'un délai d'<span class="miseenevidence">1 mois</span> à compter de la notification de la décision pour choisir. S'il n'opte pas dans ce délai, il est considéré avoir renoncé à sa demande de reconnaissance de qualifications professionnelles.

      Le préfet informe alors le demandeur des résultats de ces différentes phases de l'application des mesures de compensation, puis de sa décision d'accorder ou non la reconnaissance de qualification professionnelle.

    • Le ressortissant français qui a déjà exercé la thanatopraxie dans un autre État de l’UE ou de l’EEE peut exercer en France s’il remplit une des conditions suivantes :

      • Avoir exercé pendant <span class="miseenevidence">3 années</span> consécutives l’activité de thanatopracteur
      • Avoir exercé pendant <span class="miseenevidence">2 années</span> consécutives et justifier d’une formation préalable en thanatopraxie sanctionnée par une attestation reconnue par l’État où il a exercé, ou jugée pleinement valable par un organisme professionnel compétent de cet État
      • Avoir exercé pendant <span class="miseenevidence">2 années</span> consécutives en tant qu’indépendant et justifier de l’exercice pendant <span class="miseenevidence">3 années</span> en tant que salarié thanatopracteur
      • Avoir exercé pendant <span class="miseenevidence">3 années</span> consécutives en tant que salarié pour une des fonctions remplies dans une entreprise ou une association de pompes funèbres ou dans un crématorium, et justifier d’une formation préalable en thanatopraxie sanctionnée par une attestation reconnue par l’État où il a exercé, ou jugée pleinement valable par un organisme professionnel compétent de cet État.

      La demande de reconnaissance doit être effectuée auprès du <span class="miseenevidence">préfet du futur lieu</span> d’exercice en France.

      Il faut adresser un <span class="miseenevidence">dossier</span> comprenant l'ensemble des <span class="miseenevidence">attestations</span> ou <span class="miseenevidence">titres de formation</span> justifiant de l’exercice de l’activité pendant <span class="miseenevidence">1 an</span> l'activité dans un État de l’Union européenne.

      Le préfet accuse réception du dossier dans un délai d'un mois et informe le demandeur de tout document manquant.

      La décision de reconnaissance des qualifications professionnelles est notifiée dans un délai de 4 mois à compter de la réception du dossier complet.

      En cas de <span class="miseenevidence">différences substantielles</span> entre les qualifications professionnelles du demandeur et celles requises pour exercer en France, le préfet peut décider de soumettre le demandeur à une mesure de compensation.

      Où s’adresser ?

      Lorsqu’une mesure de compensation est décidée, le demandeur peut choisir entre :

      • un <span class="miseenevidence">stage d’adaptation</span> : d'une durée maximale de 2 ans, il doit être réalisé dans une régie, une entreprise ou une association funéraire habilitée. Il fera l'objet d'une évaluation par le responsable du stage puis sera validée par le ministre chargé de la santé.
      • ou une <span class="miseenevidence">épreuve d’aptitude</span> : la vérification des connaissances du ressortissant, lors de l'épreuve d'aptitude, est validée par le ministre chargé de la santé qui rend ensuite son avis au préfet.

      Le demandeur dispose d'un délai d'<span class="miseenevidence">1 mois</span> à compter de la notification de la décision pour choisir. S'il n'opte pas dans ce délai, il est considéré avoir renoncé à sa demande de reconnaissance de qualifications professionnelles.

      Le préfet informe alors le demandeur des résultats de ces différentes phases de l'application des mesures de compensation, puis de sa décision d'accorder ou non la reconnaissance de qualification professionnelle.

  • Le titulaire d’un diplôme ou d’une expérience professionnelle de thanatopracteur dans un pays non européen, n’a pas le droit d’exercer en France.

    Il doit posséder le diplôme national français de thanatopraxie. Pour cela, il doit réussir les examens de la formation théorique avant de pouvoir s’inscrire à la formation pratique.

    Le candidat doit être âgé de <span class="miseenevidence">18 ans</span> minimum et être détenteur du <span class="miseenevidence">baccalauréat</span> ou d’un diplôme <span class="miseenevidence">niveau équivalent</span>.

    La formation théorique est composée de <span class="miseenevidence">190 heures</span> d’enseignement minimum.

    Ces cours doivent avoir été suivis sur minimum <span class="miseenevidence">3 mois consécutifs</span>.

    Le candidat doit remplir les 2 conditions suivantes :

    • Avoir été déclaré admissible par le jury national à l’issue des épreuves théoriques
    • Être vacciné contre l’hépatite B.

    Au moment de l’inscription ou au plus tard avant de commencer la formation pratique, le candidat doit transmettre à l'organisme de formation un <span class="miseenevidence">certificat médical</span> qui établit sa vaccination contre l’hépatite B.

    Il est procédé à la <span class="miseenevidence">vérification</span> de l'<span class="miseenevidence">immunisation</span> du candidat.

    Sans cette immunisation, il ne peut <span class="miseenevidence">pas accéder à la formation pratique</span>, quand bien même il aurait réussi les évaluations de la formation théorique.

    Au cours de la formation pratique, le candidat doit avoir réalisé au moins<span class="miseenevidence">75 soins</span> sur une période comprise entre 6 mois et 12 mois consécutifs.

    Le diplôme est obtenu si le candidat réussit l’évaluation pratique.

    Les cours de thanatopraxie sont dispensés par des thanatopracteurs diplômés et ayant au moins <span class="miseenevidence">5 ans</span> d'expérience.

Le ressortissant d’un État membre de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R41270">l’Union européenne (UE)</a> ou de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R42218">l'Espace économique européen (EEE)</a> a la possibilité soit de s'installer en France en vue d'un exercice<span class="miseenevidence"> permanent</span> (on parle de <span class="expression">libre établissement</span>), soit d'y exercer <span class="miseenevidence">temporairement</span> son métier (on parle de <span class="expression">libre prestation de services</span>).

Il doit remplir plusieurs conditions :

    • Tout ressortissant européen ayant obtenu le <span class="miseenevidence">diplôme national français de thanatopraxie</span>, peut exercer en France.

      Pour cela, il doit réussir les examens de la formation théorique, avant de pouvoir s’inscrire à la formation pratique.

      Le candidat doit être âgé de <span class="miseenevidence">18 ans</span> minimum et être détenteur du <span class="miseenevidence">baccalauréat</span> ou d’un diplôme <span class="miseenevidence">niveau équivalent</span>.

      La formation théorique est composée de <span class="miseenevidence">190 heures</span> d’enseignement minimum.

      Ces cours doivent avoir été suivis sur minimum <span class="miseenevidence">3 mois consécutifs</span>.

      Le candidat doit remplir les 2 conditions suivantes :

      • Avoir été déclaré admissible par le jury national à l’issue des épreuves théoriques
      • Être vacciné contre l’hépatite B.

      Au moment de l’inscription ou au plus tard avant de commencer la formation pratique, le candidat doit transmettre à l'organisme de formation un <span class="miseenevidence">certificat médical</span> qui établit sa vaccination contre l’hépatite B.

      Il est procédé à la <span class="miseenevidence">vérification</span> de l'<span class="miseenevidence">immunisation</span> du candidat.

      Sans cette immunisation, il ne peut <span class="miseenevidence">pas accéder à la formation pratique</span>, quand bien même il aurait réussi les évaluations de la formation théorique.

      Au cours de la formation pratique, le candidat doit avoir réalisé au moins<span class="miseenevidence">75 soins</span> sur une période comprise entre 6 mois et 12 mois consécutifs.

      Le diplôme est obtenu si le candidat réussit l’évaluation pratique.

      Les cours de thanatopraxie sont dispensés par des thanatopracteurs diplômés et ayant au moins <span class="miseenevidence">5 ans</span> d'expérience.

    • Le ressortissant européen peut également s'établir en France de façon permanente s'il est titulaire d’un diplôme européen. Il doit alors demander une reconnaissance de ses qualifications professionnelles.

      Les conditions sont différentes selon la qualification obtenue :

      • <span class="miseenevidence">Diplôme obtenu dans un État européen qui réglemente l’activité </span>:
      • <span class="miseenevidence">Diplôme obtenu dans un État européen qui ne réglemente pas l’activité</span> :
      • <span class="miseenevidence">Expérience professionnelle</span>

      La demande de reconnaissance doit être effectuée auprès du <span class="miseenevidence">préfet du futur lieu</span> d’exercice en France.

      Il faut adresser un <span class="miseenevidence">dossier</span> au préfet comprenant notamment les documents suivants :

      • Justificatif de l’exercice de la thanatopraxie (en indépendant ou en tant que salarié) pendant la durée d’exercice exigée
      • Attestation reconnaissant le titre de formation préalable par l’État dans lequel la personne a exercé.

      Le préfet accuse réception du dossier dans un délai d'un mois et informe le demandeur de tout document manquant.

      La décision de reconnaissance des qualifications professionnelles est notifiée dans un délai de 4 mois à compter de la réception du dossier complet.

      En cas de <span class="miseenevidence">différences substantielles</span> entre les qualifications professionnelles du demandeur et celles requises pour exercer en France, le préfet peut décider de soumettre le demandeur à une mesure de compensation.

      Où s’adresser ?

      Lorsqu’une mesure de compensation est décidée, le demandeur peut choisir entre :

      • un <span class="miseenevidence">stage d’adaptation</span> : d'une durée maximale de 2 ans, il doit être réalisé dans une régie, une entreprise ou une association funéraire habilitée. Il fera l'objet d'une évaluation par le responsable du stage puis sera validée par le ministre chargé de la santé.
      • ou une <span class="miseenevidence">épreuve d’aptitude</span> : la vérification des connaissances du ressortissant, lors de l'épreuve d'aptitude, est validée par le ministre chargé de la santé qui rend ensuite son avis au préfet.

      Le demandeur dispose d'un délai d'<span class="miseenevidence">1 mois</span> à compter de la notification de la décision pour choisir. S'il n'opte pas dans ce délai, il est considéré avoir renoncé à sa demande de reconnaissance de qualifications professionnelles.

      Le préfet informe alors le demandeur des résultats de ces différentes phases de l'application des mesures de compensation, puis de sa décision d'accorder ou non la reconnaissance de qualification professionnelle.

    • Le ressortissant européen ayant obtenu un diplôme ou ayant une expérience professionnelle dans un <span class="miseenevidence">État tiers</span> à l’Union européenne (UE) ou à l’espace économique européen (EEE) n’a pas le droit d’exercer en France.

  • Le ressortissant européen peut exercer de façon temporaire et occasionnelle sur le territoire français s’il remplit les conditions suivantes :

    • Il est <span class="miseenevidence">légalement établi</span> en tant que thanatopracteur dans un État de l’UE ou de l’EEE.
    • Lorsque <span class="miseenevidence">l'activité ou la formation ne sont pas réglementées</span> dans l’État dans lequel il est établi, il doit avoir exercé dans un ou plusieurs États membres de l’UE ou de l’EEE pendant au moins une année à temps plein ou pendant une durée totale équivalente à temps partiel, au cours des 10 années qui précèdent la prestation
    • Il doit être <span class="miseenevidence">titulaire de l'habilitation funéraire</span> sans avoir à justifier de sa formation professionnelle.

Tout ressortissant d’un État tiers à l’Union européenne peut exercer en France s’il est titulaire du <span class="miseenevidence">diplôme national français de thanatopraxie</span>.

Pour suivre cette formation, il faut être âgé de <span class="miseenevidence">18 ans</span> minimum et être détenteur du <span class="miseenevidence">baccalauréat</span> ou d’un diplôme niveau équivalent.

Il doit suivre une formation théorique et réussir les examens afin de s’inscrire à la formation pratique.

  À savoir

Au moment de l’inscription ou au plus tard avant de commencer la formation pratique, il faut transmettre à l'organisme de formation un <span class="miseenevidence">certificat médical</span> qui établit sa vaccination contre l’hépatite B. Sans cette immunisation, il n’est pas possible d’accéder à la formation pratique, quand bien même il aurait réussi les évaluations de la formation théorique.

La formation théorique est composée de <span class="miseenevidence">190 heures</span> d’enseignement minimum.

Les cours de thanatopraxie sont dispensés par des thanatopracteurs diplômés et ayant au moins <span class="miseenevidence">5 ans</span> d'expérience.

Ils doivent avoir été suivis sur <span class="miseenevidence">3 mois consécutifs</span> au minimum.

Le candidat doit remplir les 2 conditions suivantes :

  • Avoir été déclaré admissible par le jury national à l’issue des épreuves théoriques
  • Être vacciné contre l’hépatite B.

Au cours de la formation pratique, le candidat doit réaliser au moins<span class="miseenevidence">75 soins</span> sur une période comprise entre 6 mois et 12 mois consécutifs.

Le diplôme est obtenu si le candidat réussit l’évaluation pratique.

Le choix d'une forme juridique (ou statut juridique) de l'entreprise est une étape décisive.

Il détermine les règles de fonctionnement de l'entreprise mais il a également des incidences sur le régime fiscal et sur la protection sociale.

Il existe deux grandes formes juridiques :

  • <span class="miseenevidence">Entreprise individuelle (EI)</span> : permet d'exercer son activité seul et en son nom propre. Le chef d'entreprise et l'entreprise individuelle forment une <span class="miseenevidence">seule et même personne</span>. La micro-entreprise (ou auto-entreprise) est une entreprise individuelle avec un régime fiscal et social simplifié.
  • <span class="miseenevidence">Société</span> : permet d'exercer une activité dans une entité juridique distincte du chef d'entreprise. Elle dispose de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R71100">personnalité morale</a>, c’est-à-dire qu’elle a sa propre existence juridique (capital social, dénomination sociale, siège social, etc).

Ces 2 modes d’exercice ont chacun leurs règles particulières :

  • La création d’une entreprise individuelle (EI) implique peu de formalités (pas de rédaction de statuts, pas de constitution de capital social et d'associé, etc) et permet de lancer son activité rapidement. Le patrimoine de l'entrepreneur individuel (EI), y compris celui du micro-entrepreneur est automatiquement séparé en un patrimoine professionnel et un patrimoine personnel.

    Pour en savoir plus, vous pouvez vous reporter à la fiche sur la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36354">séparation des patrimoines professionnel et personnel</a>.

    L'entrepreneur individuel est soumis à l'impôt sur le revenu (IR), dans la catégorie correspondant à son activité (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24381">BIC</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24380">BNC</a> , <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60580">BA</a>..).

    Cependant, il lui est possible d'opter pour le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R62968">régime réel d'imposition</a> ou même pour l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36380">impôt sur les sociétés (IS)</a>.

    L'entrepreneur individuel relève du régime de la Sécurité sociale des indépendants. Il a le statut de travailleur non-salarié (TNS). Il ne paye pas de cotisations et contributions sociales durant <span class="miseenevidence">au moins les 90 jours</span> qui suivent le début de son activité.

    Pour en savoir plus, notre fiche sur la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23890">protection sociale du commerçant et de l'artisan</a> détaille les cotisations dues et les modalités de déclaration et de paiement.

    Notre fiche sur l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37396">entreprise individuelle (EI)</a> précise toutes les règles de fonctionnement.

    Le régime de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R54689">micro-entrepreneur</a> est un régime social et fiscal très simplifié. Il est applicable quand le chiffre d'affaires <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R31841">HT</a> n’a pas dépassé certains seuils au cours de chacune des 2 années précédentes.

     Attention :

    Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2026, ces seuils ont été réévalués : ils s’établissent à <span class="valeur">203 100 €</span> s'agissant d'une activité de vente de marchandises (au lieu de <span class="valeur">188 700 €</span> en 2025), et <span class="valeur">83 600 €</span> pour les prestations de services (au lieu de <span class="valeur">77 700 €</span> en 2025) .

    Le régime simplifié s'applique automatiquement pour l'année de création (N) et l'année suivante (N+1) à condition que ces seuils soient respectés.

    Par ailleurs, la micro entreprise est soumise à la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F21746">franchise en base de TVA</a> : c'est-à-dire que l'entrepreneur ne déclare pas la TVA sur les prestations ou ventes qu'il réalise et ne peut pas non plus la déduire.

    Concernant l'imposition de ses revenus, la micro entreprise est imposée à l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R58996">IR</a>, dans la catégorie correspondant à son activité : micro <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24381">BIC</a>, micro <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24380">BNC</a> , micro <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60580">BA</a>..). L'impôt dû est calculé en tenant compte d'un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R47251">abattement forfaitaire</a> sur le chiffre d'affaires pour frais professionnels qui varie selon l'activité exercée (pour une activité de vente de marchandises : l'abattement correspond par exemple à <span class="valeur">71 %</span> du chiffre d'affaires).

    Pour plus de détails sur les abattements fiscaux, vous pouvez consulter la fiche sur le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23267">régime fiscal du micro-entrepreneur</a>.

    Enfin, l'entrepreneur paie des cotisations sociales uniquement s'il génère du chiffre d'affaires.

  • La société est une entité juridique qui dispose d'une <span class="miseenevidence">personnalité morale</span>, c’est-à-dire qu’elle a sa propre existence juridique (capital social, dénomination sociale, siège social, etc). Elle peut signer un bail commercial, embaucher des salariés et possède un patrimoine distinct de celui de ses associés. Elle est représentée par un dirigeant (un gérant ou un président) qui exerce l'activité.

    L’intérêt de<span class="miseenevidence"> créer une société</span> est de limiter la responsabilité du professionnel et de ses associés aux apports réalisés lors de la constitution de la société. Elle permet ainsi de protéger le patrimoine personnel de chacun.

    Le professionnel peut exercer une activité commerciale et/ou artisanale <span class="miseenevidence">seul </span>(création d'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37777">EURL</a> ou d'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37383">SASU</a>) ou en s'<span class="miseenevidence">associant</span> avec d'autres personnes (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37411">SARL</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37366">SAS</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37402">SA</a>, etc). La création d'une société nécessite la réalisation de différentes formalités comme la rédaction de statuts, le dépôt d'un capital social qui peuvent être coûteuses. Par ailleurs, la société doit respecter différentes obligations comptables (tenue et dépôt de comptes annuels, convocation des associés aux assemblées générales (AG), tenue d'AG pour toute modification des statuts de la société, etc).

    Les bénéfices réalisés par la société sont en <span class="miseenevidence">principe</span> soumis à l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23575">impôt sur les sociétés (IS)</a>. Pour certains types de sociétés, les associés peuvent opter pour l'impôt sur le revenu (IR). Dans ce cas, les<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F32919"> bénéfices</a> réalisés sont déclarés en tant que <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24381">BIC</a> dans la déclaration d'impôt sur le revenu.

    La protection sociale du dirigeant de société varie en fonction du type de société choisie. Le dirigeant d'une EURL ou d'une SARL (s'il est majoritaire) est considéré comme un travailleur non salarié et doit cotiser à l'Urssaf sur le revenu d'activité indépendante ou sur une base annuelle minimale.

    Le dirigeant d'une SAS, SASU, SARL (minoritaire ou égalitaire) est considéré comme un travailleur assimilé salarié. Il relève du régime général de la sécurité sociale. Il bénéficie d'une protection sociale très proche de celle d'un salarié. S'il ne se verse pas de salaires, il n'a pas à payer de cotisations sociales.

Pour faire le bon choix, il est donc indispensable de prendre en compte de nombreux facteurs :

  • Exercice de l'activité seul ou à plusieurs avec des associés (en société )
  • Régime fiscal concernant l'imposition des bénéfices
  • Régime de protection sociale selon la forme juridique envisagée.

Pour vous aider à choisir la forme juridique la plus adaptée à votre situation, l'Urssaf met à disposition le simulateur suivant :

Simulateur
Trouver le bon statut (forme) juridique pour son projet d’entreprise

Déclarer l’activité

Le professionnel doit procéder à l'immatriculation de l'entreprise. Cette procédure doit être effectuée en ligne sur le site du Guichet des formalités des entreprises :

selNG
Guichet des formalités des entreprises

Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2023, les formalités de création, de modification et de cessation d'activité doivent être réalisées en ligne sur le <span class="miseenevidence">guichet des formalités des entreprises</span>. Ce « <span class="expression">guichet unique</span> » remplace les centres de formalités des entreprises (CFE) qui sont supprimés. Il concerne <span class="miseenevidence">toutes les entreprises</span>, quelle que soit leur forme juridique ou leur activité.

Le professionnel doit faire sa demande d'immatriculation dans le mois qui précède la date déclarée du début de l'activité et, au plus tard, 15 jours après la date de début d'activité. Cette formalité a pour effet de donner une existence juridique à l'entreprise.

Cette déclaration permet d’informer l’ensemble des organismes concernés par le lancement de l'activité (Insee, organismes sociaux, Urssaf, centre des finances publiques…).

Dès que la demande d'immatriculation est acceptée, l'Insee attribue :

  • Un numéro <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F32135">Siren</a> : c'est <span class="miseenevidence">un numéro unique d'identification</span> de l'entreprise composé de 9 chiffres 
  • Un numéro <span class="miseenevidence">Siret</span> : c'est l'<span class="miseenevidence">identifiant géographique de chacun des établissements</span> de l'entreprise, il est donc possible d'en avoir plusieurs. Ce numéro est composé du Siren et d'un NIC (Numéro Interne de Classement).

Lors de l’enregistrement de l’entreprise, l’Insee attribue également au professionnel son code <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R53058">APE</a>.

Lorsque le conjoint du professionnel décide de travailler dans l'entreprise, il doit fournir une attestation sur l'honneur précisant son statut dans l'entreprise :

Déclaration de non-condamnation

Lors de l'immatriculation de son activité, le professionnel doit fournir une <span class="miseenevidence">déclaration sur l’honneur de non-condamnation</span>.

Par cette déclaration, il atteste qu'il n’a fait l’objet d’aucune sanction pénale, civile ou administrative lui interdisant de créer et gérer une entreprise.

Un <span class="miseenevidence">modèle</span> de déclaration de non condamnation et de filiation est disponible :

Modèle de document
Déclaration de non-condamnation et de filiation pour inscription au Registre du commerce et des sociétés (RCS) et au Registre national des entreprises (RNE)

Accéder au modèle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

Les cotisations appelées par l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R44849">Urssaf</a> dépendent de la structure d’exercice de l’activité et du statut juridique du dirigeant.

Pour connaître toutes les règles concernant le <span class="miseenevidence">régime social</span> du dirigeant, il est possible de consulter la fiche relative à la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F38152">Protection sociale du dirigeant de société</a>.

Le professionnel qui exerce son activité en son nom propre (entreprise individuelle) ou en tant que gérant majoritaire d'une société (comme une EURL ou une SARL), est affilié à la <span class="miseenevidence">Sécurité sociale des indépendants</span> (SSI), le régime obligatoire des travailleurs non salariés.

Le professionnel doit régler des cotisations sociales auprès de l’Urssaf dès le début de son activité.

Toutefois, en pratique, <span class="miseenevidence">aucune cotisation ni contribution sociale n’est exigée pendant les 90 premiers jours</span> qui suivent le lancement de son activité.

Les revenus n'étant pas encore connus au démarrage de l’activité, les cotisations sont d’abord calculées sur une <span class="miseenevidence">base forfaitaire</span> pendant les 2 premières années (aux mêmes taux que ceux qui s’appliquent en cours d’activité). Elles sont ensuite ajustées et régularisées en fonction des revenus réels de l’année d’exercice.

Les cotisations sont obligatoirement payées en ligne de l'une des façons suivantes :

  • Soit<span class="miseenevidence"> chaque mois</span> : le paiement s’effectue le 5 ou le 20 de chaque mois, par prélèvement automatique.
  • Soit <span class="miseenevidence">chaque trimestre</span> : le paiement s’effectue par prélèvement automatique, par télépaiement ou par carte bancaire les 5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre.

Lorsqu’il exerce son activité dans le cadre d’une société et qu’il occupe des fonctions de direction qui lui donnent le statut d’assimilé salarié (président ou directeur général rémunéré de SAS par exemple), le professionnel relève du <span class="miseenevidence">régime général de la sécurité sociale</span>.

Ses cotisations sociales sont identiques à celles d’un salarié cadre, et il bénéficie d’une protection sociale équivalente, à l’exception de l’assurance chômage (une assurance chômage optionnelle est cependant possible).

Pour réaliser des prestations de pompes funèbres, il faut demander une habilitation funéraire à la préfecture.

 À noter

La demande d’habilitation funéraire ne peut être effectuée qu’après l’immatriculation de l’entreprise auprès du guichet des formalités des entreprises.

Exercer sans détenir l’habilitation funéraire expose le professionnel à une <span class="miseenevidence">amende</span> de <span class="valeur">75 000 €</span>.

Respecter la condition d’honorabilité

  À savoir

Nous traitons ici des obligations <span class="miseenevidence">d’honorabilité</span> qui s’imposent au thanatopracteur en tant qu’<span class="miseenevidence">entrepreneur</span> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R68972">indépendant</a> et non à celui qui exerce en tant que salarié.

L’habilitation funéraire peut être délivrée uniquement si le professionnel respecte des conditions d’<span class="miseenevidence">honorabilité</span>.

L’honorabilité est définie par des conditions de <span class="miseenevidence">non-condamnation</span>.

Le <span class="miseenevidence">préfet</span> du département qui examine la demande d’habilitation funéraire, <span class="miseenevidence">vérifie</span> que le demandeur remplit toutes les conditions de non condamnation.

Ainsi <span class="miseenevidence">sont vérifiées</span> les <span class="miseenevidence">conditions suivantes</span> concernant le demandeur :

  • Ne pas avoir fait l'objet d'une condamnation définitive à une peine <span class="miseenevidence">d'emprisonnement</span> avec ou sans sursis, figurant au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F14710">bulletin n° 2 du casier judiciaire</a>, pour un <span class="miseenevidence">crime</span> ou l'un des <span class="miseenevidence">délits</span> suivants :
  • Ne pas avoir fait l'objet d'une <span class="miseenevidence">condamnation</span> prononcée par une <span class="miseenevidence">juridiction étrangère</span> et passée en force de chose jugée constituant d'après la loi française une condamnation pour un crime ou l'un des délits mentionnés ci-dessus.
  • Ne pas avoir été frappé de <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R54697">faillite personnelle</a></span> ou s'il a été déclaré en état de faillite par une juridiction étrangère quand le jugement déclaratif a été déclaré exécutoire en France, et s'il n'a pas été réhabilité.

 À noter

Cette obligation d’honorabilité s’applique à tout <span class="miseenevidence">dirigeant</span> de services funéraires (privés ou publics). Pour en <span class="miseenevidence">savoir plus</span> sur les obligations propres aux services funéraires, il est possible de consulter la page suivante : « <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F34485">Services funéraires : comment obtenir l’habilitation ?</a> ».

Remplir le formulaire d’habilitation funéraire

Pour faire une demande d'habilitation, le conseiller funéraire doit envoyer un dossier à la <span class="miseenevidence">préfecture</span> du département dans lequel est situé son siège social ou son établissement.

Pour se procurer le formulaire, il doit <span class="miseenevidence">se rendre sur le site internet</span> de la <span class="miseenevidence">préfecture de son département</span> ou contacter directement celle-ci.

Sur le site internet de la préfecture, le formulaire se trouve généralement dans la rubrique des <span class="miseenevidence">démarches</span> et dans la sous-rubrique dédiée aux « <span class="miseenevidence">professions réglementées</span> ».

Où s’adresser ?

À Paris, il s’agit de la préfecture de police de Paris :

Rassembler les pièces justificatives

La liste des <span class="miseenevidence">documents exigés</span> pour le dossier de demande de l'habilitation funéraire est la suivante :

  • Copie du <span class="miseenevidence">diplôme</span> national de conseiller funéraire ou <span class="miseenevidence">attestation de compétences</span>, ou <span class="miseenevidence">validation de la formation</span> obligatoire, justifiant des conditions minimales de <span class="miseenevidence">capacité</span> professionnelle nécessaire à l’exercice de la profession.

 À noter

Les ressortissants européens souhaitant exercer en France en libre prestation de service (LPS) n’ont pas l’obligation de fournir le justificatif de diplôme

  • <span class="miseenevidence">Déclaration</span> indiquant la <span class="miseenevidence">dénomination</span>, la <span class="miseenevidence">forme juridique</span>, l'<span class="miseenevidence">activité</span>, le siège, l'état civil, le domicile et la qualité du représentant légal et du responsable de l'<span class="miseenevidence">entreprise</span>.
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F32135">Numéro unique d'identification et numéro interne de classement (Siren et Siret)</a>
  • Copie d'une <span class="miseenevidence">pièce d'identité</span> du gérant, des co-gérants et/ou des responsables de l'établissement
  • Liste des <span class="miseenevidence">activités exploitées</span> pour lesquelles l'habilitation est sollicitée
  • Copie certifiée conforme du <span class="miseenevidence">registre du personnel</span> employé
  • <span class="miseenevidence">Attestations de conformité</span> pour les <span class="miseenevidence">véhicules</span> de deuil et pour les <span class="miseenevidence">établissements</span> comme les chambres funéraires et les crématorium.
  • Justifications attestant la <span class="miseenevidence">régularité</span> de la situation en ce qui concerne les <span class="miseenevidence">impositions</span> de toute nature et les <span class="miseenevidence">cotisations sociales</span>

Pour obtenir une <span class="miseenevidence">attestation de régularité fiscale</span>, il faut utiliser le service en ligne suivant :

Formulaire
Attestation de régularité fiscale

Cerfa n° 10640

Accéder au formulaire  

Ministère chargé des finances

Pour vous aider à remplir le formulaire :

Pour obtenir une <span class="miseenevidence">attestation de régularité sociale</span>, il faut la télécharger directement depuis votre espace en ligne sur urssaf.fr.

Connectez-vous puis sélectionnez la rubrique « Documents & Démarches » puis « télécharger une attestation » et enfin choisissez l'attestation souhaitée.

Transmettre le dossier complet

Selon les préfectures, il est possible de <span class="miseenevidence">transmettre</span> le dossier de demande soit par <span class="miseenevidence">courrier postal</span> soit par <span class="miseenevidence">email</span> (courriel).

Les coordonnées (adresses postales et email) se trouvent sur le site internet de chaque préfecture de département.

  À savoir

L’habilitation funéraire est valable <span class="miseenevidence">5 ans</span>. La demande de renouvellement doit être effectuée minimum <span class="miseenevidence">2 mois</span> avant la fin de validité.

Chaque entreprise ou opérateur de pompes funèbres doit remettre un document d’information officiel à la personne en charge des obsèques du défunt.

Ce document présente les différentes <span class="miseenevidence">options possibles</span> en matière de soins de conservation.

Il s’agit du document suivant :

Modèle de document
Information aux familles sur les soins de conservation des défunts

Accéder au modèle de document  

Ministère chargé de la santé

 À noter

Les soins de conservation ne sont <span class="miseenevidence">pas obligatoires</span>. Chaque famille doit en être <span class="miseenevidence">informée</span>.

Tout professionnel détenant l’habilitation funéraire doit réaliser des devis pour ses prestations.

Ces devis doivent être <span class="miseenevidence">conformes à un modèle</span> défini par le ministère chargé des collectivités territoriales /

Modèle de document
Modèle de devis pour les prestations funéraires

Chaque opérateur funéraire doit <span class="miseenevidence">déposer ses devis types</span> dans chaque département (préfecture) et auprès de la commune où l’entreprise a son siège social ou un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74077">établissement secondaire</a>. Ils peuvent aussi être déposés dans chaque commune souhaitée.

Les devis types doivent être actualisés tous les <span class="miseenevidence">3 ans</span>.

 À noter

Les communes de plus de <span class="miseenevidence">5 000 habitants</span> ont l’obligation de mettre ces devis à la disposition de tous sur leur site <span class="miseenevidence">internet</span>.

La réalisation des soins de conservation ne peut avoir lieu que si une <span class="miseenevidence">déclaration préalable</span> écrite a été déposée auprès du <span class="miseenevidence">maire</span> de la commune où seront pratiqués ces soins.

La déclaration écrite peut être effectuée par tout moyen.

Elle doit indiquer les <span class="miseenevidence">éléments</span> suivants :

  • Lieu et heure des soins de conservation
  • Délai de leur réalisation après le décès lorsqu'ils ont lieu à domicile
  • Nom et adresse du thanatopracteur ou de l'entreprise, (de la régie ou de l'association et ses établissements habilités), qui procèdera aux soins
  • Mode opératoire et produit biocide que le thanatopracteur se propose d'employer.

  À savoir

Cette déclaration doit être réalisée soit par le <span class="miseenevidence">thanatopracteur</span> s’il exerce en tant que <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R68972">travailleur indépendant</a></span>, soit par l’opérateur funéraire en charge des obsèques si les soins de conservation sont effectués par un thanatopracteur salarié.

Avant toute intervention, le thanatopracteur doit procéder à la vérification du <span class="miseenevidence">certificat de décès</span> du défunt.

La vérification du certificat de décès permet notamment au professionnel de constater si le défunt était <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000035244487#LEGIARTI000035244487" target="_blank" rel="noopener">atteint de son vivant d’une maladie transmissible</a> telle que le choléra, la peste, la rage, la tuberculose active, etc. Auquel cas, les soins funéraires de conservation sont <span class="miseenevidence">interdits</span>.

 À noter

Depuis 2018, les soins de thanatopraxie ne sont plus interdits pour les défunts qui étaient porteurs, de leur vivant, du virus du sida (VIH) ou de l’hépatite B.

Le thanatopracteur a aussi l’obligation, en cas de repérage d’éventuelles <span class="miseenevidence">lésions</span> <span class="miseenevidence">suspectes</span> sur le corps (dans la limite des compétences enseignées dans la formation de thanatopracteur) de procéder au <span class="miseenevidence">signalement</span> de ces lésions auprès du procureur de la République.

Il doit alors <span class="miseenevidence">interrompre</span> son intervention pour cause de rencontre d’un <span class="miseenevidence">obstacle médico-légal</span>.

Le thanatopracteur doit détenir également tout document écrit qui présente les <span class="miseenevidence">volontés du défunt</span> en matière <span class="miseenevidence">d’inhumation</span>. Il doit se conformer à celles-ci.

Si ce document n’existe pas, le thanatopracteur doit se conformer aux souhaits de la famille, formulés par écrit soit directement soit par l’intermédiaire de l’entreprise de pompes funèbres (ou l’association ou la régie ou l’établissement en charge des obsèques).

Certaines familles ou proches du défunt souhaitent faire réaliser le moulage d’une partie du corps de celui-ci, notamment pour des <span class="miseenevidence">raisons personnelles</span> (par exemple le moulage des mains du défunt).

En cas de réalisation du moulage du corps ou d’une partie du corps, un <span class="miseenevidence">délai</span> minimum de <span class="miseenevidence">24 heures</span> doit être respecté après la déclaration du décès en mairie. Si l’État du cadavre le nécessite (rapidité de décomposition), ce délai peut être réduit après l’obtention d’un certificat médical.

Avant la réalisation du moulage, une <span class="miseenevidence">déclaration écrite</span> doit être effectuée auprès du <span class="miseenevidence">maire</span> de la commune où l’opération sera réalisée.

Les soins de conservation doivent avoir lieu dans une <span class="miseenevidence">salle de préparation</span> des corps conforme à la réglementation en matière d’hygiène et sécurité.

Il s’agit soit d’une <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76741">chambre mortuaire</a></span> ou d’une <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63135">chambre funéraire</a></span>, soit du <span class="miseenevidence">domicile du défunt</span>.

Les obligations en matière d’hygiène et de sécurité concernant la salle de soins sont nombreuses.

Le thanatopracteur doit <span class="miseenevidence">s’assurer</span> que la nature du local et son organisation remplissent les <span class="miseenevidence">conditions légales</span> pour la réalisation des actes de thanatopraxie.

La salle doit notamment répondre à des critères de superficie, de ventilation, de nettoyage, de lumière, etc.

Les équipements ne doivent pas comprendre de torchons en tissu ni de sèche-mains électriques, mais exclusivement des essuie-mains à usage unique et jetables. La salle doit permettre la désinfection des outils, des surfaces et des mains avant chaque soin et après chaque soin.

La réalisation des soins de conservation à domicile n’est autorisée que si le décès est survenu au <span class="miseenevidence">domicile</span> du défunt.

Les soins au domicile ne peuvent être réalisés que dans un <span class="miseenevidence">délai de 36 heures</span> après le décès auxquelles peuvent s’ajouter 12 heures dans certains cas (en fonction de circonstances particulières).

Le service des pompes funèbres ou le thanatopracteur doit vérifier que les lieux sont conformes à la réglementation.

Les exigences concernant la pièce dédiée aux soins à domicile sont nombreuses. Les soins ne peuvent intervenir que dans une pièce répondant aux critères suivants :

  • Surface au sol utilisable de la pièce d’une superficie d'au moins 10 m²
  • Pièce isolée du reste du logement par une porte et qui n'est pas accessible pendant la durée du soin
  • Pièce comportant au moins une ouverture donnant à l'air libre permettant d'assurer une ventilation naturelle suffisante durant toute la durée du soin. Cette ventilation est prolongée après la réalisation du soin.
  • Revêtement du sol et des murs de la pièce pouvant être lavé et désinfecté en totalité après la réalisation du soin de conservation ou être protégé par tout moyen imperméable garantissant la protection du revêtement du sol et des murs. Le moyen imperméable utilisé est à usage unique et est éliminé comme un déchet d'activité de soins à risque infectieux
  • Éclairage adapté à la réalisation des soins de conservation.

Les principaux <span class="miseenevidence">risques professionnels</span> sont liés à l’utilisation de produits <span class="miseenevidence">toxiques</span> et d’instruments <span class="miseenevidence">tranchants</span> et piquants.

Les risques de <span class="miseenevidence">contamination</span> infectieuse sont également importants.

Le risque <span class="miseenevidence">nosocomial</span> n’est pas négligeable, dans le cas où le défunt sur lequel opère le thanatopracteur a séjourné auparavant en hôpital.

Le thanatopracteur a l’obligation d’être <span class="miseenevidence">vacciné</span> contre l’<span class="miseenevidence">hépatite B</span>.

Chaque professionnel doit utiliser les équipements de <span class="miseenevidence">protection</span> <span class="miseenevidence">individuelle</span> (<span class="miseenevidence">EPI</span>) réglementaires obligatoires.

Par exemple, le port du <span class="miseenevidence">masque</span> est fortement recommandé (masque FFP2, ou masque à cartouches ou masque à ventilation assistée). Le masque permet une protection contre les risques chimiques (notamment le formol) et les risques infectieux. Le <span class="miseenevidence">lavage</span> des <span class="miseenevidence">mains</span> est indispensable avant l’enfilage des <span class="miseenevidence">gants</span> de protection. Une visière, des <span class="miseenevidence">lunettes</span> de protection, une <span class="miseenevidence">charlotte</span> pour les cheveux sont également recommandées.

Une blouse ou une <span class="miseenevidence">combinaison</span> et des <span class="miseenevidence">chaussures</span> de protection font partie des équipements de protection individuelle (EPI).

Le thanatopracteur doit procéder au <span class="miseenevidence">nettoyage</span> des <span class="miseenevidence">instruments</span>, matériels, et <span class="miseenevidence">locaux</span> à chaque étape du soin qui le nécessite et à la fin du soin.

Pour en savoir plus sur les risques professionnels auxquels sont exposés les professionnels des services funéraires, il est possible de consulter le site de l’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76773">INRS</a>  ainsi que celui de l’Assurance maladie :

Pour en savoir plus

L'INRS et l'Assurance maladie, mettent à disposiiton un outil d’évaluation des risques.

Cet outil permet aux entreprises de services funéraires de réaliser leur évaluation des risques et d'éditer un plan d'action.

Simulateur
Outil interactif d’évaluation des risques professionnels dans le secteur des services funéraires

Cet outil interactif, édité par l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76773">INRS</a> et l'<span class="miseenevidence">Assurance maladie</span>, permet aux entreprises de services funéraires de réaliser leur évaluation des risques et d'éditer un <span class="miseenevidence">plan d'action</span>.

Pour chaque risque identifié, une liste de mesures de prévention est proposée. Il est également possible d'ajouter des risques ou des mesures en fonction de la situation de chaque entreprise.

Accéder au simulateur  

Institut national de recherche et de sécurité (INRS)

Traitement des déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI)

Le thanatopracteur doit prendre en charge les <span class="miseenevidence">déchets d’activité de soin à risque infectieux (DASRI)</span> conformément à la réglementation.

Il est responsable, en tant que producteur de ces déchets, de leur suivi et de leur élimination. Le <span class="miseenevidence">délai</span> pour transmettre ces déchets au prestataire de son choix, diffère en fonction de la quantité de déchets produite par semaine ou par mois.

Si la quantité de déchets est supérieure à 5 kg par mois (sans regroupement), le thanatopracteur doit remplir le <span class="miseenevidence">bordereau de suivi d'élimination</span> des déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI). Il s’agit du cerfa 11351. Il y est aussi indiqué le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R14344">bordereau à remplir en cas de regroupement</a>.

Formulaire
Élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux (sans regroupement) - bordereau de suivi

Cerfa n° 11351*04

Accéder au formulaire (pdf - 31.7 KB)  

Ministère chargé de la santé

Pour vous aider à remplir le formulaire :

Le thanatopracteur doit signer une convention avec le prestataire de services à qui il confie l’élimination et le traitement de ces déchets.

 À noter

La plupart des thanatopracteurs produisent une quantité de déchets à risques infectieux <span class="miseenevidence">supérieure à 5kg par mois</span>. Une majorité d’entre eux doivent traiter leurs déchets dans un délai allant de <span class="miseenevidence">72 h</span> à une <span class="miseenevidence">semaine</span> après l’opération (le soin) les ayant produits.

L’INRS met à disposition un <a href="https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206535" target="_blank" rel="noopener">guide pour le traitement et l’élimination des déchets à risques infectieux (DASRI)</a>.

Utilisation de produits biocides de conservation

Concernant le <span class="miseenevidence">produit biocide</span> de conservation utilisé, le professionnel doit <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76621">s’assurer qu’il est bien autorisé par l’ANSES</a>.

Le principal agent chimique utilisé est le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76621">formaldéhyde, appelé couramment formol</a>. Le thanatopracteur doit déterminer et utiliser de manière raisonnée et légale la concentration appropriée de ce produit biocide.

Il doit prélever un <span class="miseenevidence">échantillon</span> du produit biocide utilisé pour les soins (50 ml), le mettre dans un <span class="miseenevidence">flacon</span> scellé qu’il fixera au <span class="miseenevidence">corps</span> du défunt, de préférence à la cheville.

Il doit pour cela respecter les règles d’<span class="miseenevidence">emballage</span> et d’<span class="miseenevidence">étiquetage</span> des matières dangereuses.

S’il est amené à transporter des produits biocides, il doit adapter son <span class="miseenevidence">véhicule</span> en conséquence.

Le thanatopracteur <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R68972">indépendant</a> qui possède l’<span class="miseenevidence">habilitation funéraire</span> doit procéder à la traçabilité de tous les soins qu’il effectue.

Pour cela, il doit conserver pendant <span class="miseenevidence">5 ans</span> la trace (copie papier ou numérisée) de <span class="miseenevidence">toutes les déclarations préalables</span> qu’il a transmises en mairie avant chaque soin.

Il s’agit de la déclaration obligatoire effectuée auprès de la mairie du lieu où le professionnel va réaliser le soin de conservation.

Par ailleurs, toutes les <span class="miseenevidence">pièces justificatives</span> suivantes doivent aussi être conservées pendant <span class="miseenevidence">5 ans</span> par le thanatopracteur <span class="miseenevidence">habilité</span> :

  • Expression écrite des volontés du défunt en matière d’obsèques
  • Certificat de décès du défunt bénéficiaire des soins de conservation
  • En cas de moulage du corps du défunt : déclaration préalable au moulage et si c’est le cas, le certificat médical approuvant la nécessité de ne pas respecter le délai règlementaire
  • Déclaration préalable de transport du corps avant mise en bière vers une chambre mortuaire ou vers tout autre lieu (domicile de la famille du défunt, etc.)
  • Tous les documents nécessaires au transport du corps d’un défunt ayant formulé le souhait de faire don de son corps à la recherche scientifique ou médicale
  • Dans le cas d’un décès survenu suite à un accident dans un avion de l’armée, déclaration de transport immédiat en vue d'autopsie à l'hôpital militaire ou l’infirmerie de base aérienne, avant l’autopsie civile.

Principes éthiques et moraux

Le thanatopracteur doit réaliser ses interventions en toute discrétion. Il est tenu de respecter le <span class="miseenevidence">secret</span> concernant les données <span class="miseenevidence">médicales</span> du défunt.

Il doit pratiquer les soins de conservation dans le respect de la <span class="miseenevidence">dignité</span> humaine.

Il ne doit pas porter de <span class="miseenevidence">jugement</span> sur les pratiques <span class="miseenevidence">confessionnelles</span> du défunt et de la famille.

Il doit tenir compte de la situation singulière de chacune des <span class="miseenevidence">familles</span>.

 À noter

Pour en <span class="miseenevidence">savoir plus</span> sur ces aspects éthiques de la thanatopraxie, il est possible de consulter le <a href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/referentiel_metier_thanatopracteur.pdf" target="_blank" rel="noopener">référentiel des compétences exigées par le ministère de la Santé</a>.

Démarchages interdits

Le fait de proposer des offres, des promotions, des promesses de dons ou des dons, à un professionnel qui a connaissance d’un décès dans le cadre de son activité, en vue de recommander une entreprise de services funéraires, est passible d’une <span class="miseenevidence">amende de <span class="valeur">75 000 €</span></span> et de <span class="miseenevidence">5 ans d’emprisonnement</span>.

De même, est sanctionné pénalement le fait, pour toute personne qui a connaissance de décès dans le cadre de son activité professionnelle, de solliciter ou accepter des offres, promotions ou tout avantage :

  • soit pour informer des entreprises de services funéraires de ces décès
  • soit pour recommander aux familles de ces défunts une entreprise de services funéraires.

Les peines encourues dans ces situations sont une <span class="miseenevidence">amende de <span class="valeur">45 000 €</span></span> et <span class="miseenevidence">3 ans d’emprisonnement</span>.

De plus, toute <span class="miseenevidence">personne physique</span> reconnue coupable de l’une des ces infractions, encourt les <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76549">peines complémentaires</a> suivantes :

  • Interdiction des droits civiques, civils et de famille
  • Interdiction, pour une durée de 5 ans au plus, d'exercer une fonction publique ou d'exercer l'activité professionnelle ou sociale dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise
  • Affichage ou diffusion de la décision prononcée.
  • <span class="miseenevidence">Activité artisanale réglementée</span>
  • <span class="miseenevidence">Code APE</span> actuel : 96.03Z / <span class="miseenevidence">Code APE en 2027</span> : 96.30Y / <span class="miseenevidence">Code européen NACE</span> : 96.03
  • <span class="miseenevidence">Cotisations sociales</span> : à régler auprès de l’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R44849">Urssaf</a>
  • <span class="miseenevidence">Régime de sécurité sociale : </span>Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
  • <span class="miseenevidence">Protection sociale :</span> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R15469">CPAM</a> (maladie), <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R38846">Carsat</a> (retraite)
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