Mes démarches > Associations

Question-réponse

Adoption simple et adoption plénière : quelles différences ?

Vérifié le 22/04/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Les 2 formes d'adoption diffèrent sur un certain nombre de sujets : liens avec la famille d'origine, autorité parentale, nom de la personne adoptée, héritage... Voici les informations à connaître.

Sujet

Adoption simple

Adoption plénière

Lien avec la famille d'origine

L'adopté <span class="miseenevidence">conserve tous ses liens</span> avec sa famille d'origine.

L'adoption plénière donne à l'adopté une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R38490">filiation</a> qui remplace sa filiation d'origine : <span class="miseenevidence">l'adopté cesse d'appartenir à sa famille d'origine</span>.

Autorité parentale

<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F3132">L'exercice de l'autorité parentale</a> est exclusivement et intégralement <span class="miseenevidence">attribuée au parent adoptif</span> sauf s'il s'agit de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1094">l'adoption d'un enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin</a>.

Dans ce dernier cas, le parent adoptif peut exercer l'autorité parentale uniquement s'il effectue avec l'autre membre du couple une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2000">déclaration conjointe devant le directeur de greffe du tribunal judiciaire</a>.

L'autorité parentale est exclusivement et intégralement <span class="miseenevidence">attribuée au parent adoptif</span>.

En cas d'adoption de l'enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin, l'autorité parentale est <span class="miseenevidence">exercée en commun par les deux membres du couple</span>.

<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2009">Obligation alimentaire</a>

<span class="miseenevidence">L'adoptant doit des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R17620">aliments</a> à l'adopté</span> et réciproquement.

Les parents biologiques de l'adopté ne sont obligés de lui fournir des aliments que s'il ne peut les obtenir de l'adoptant.

L'adopté reste tenu de l'obligation alimentaire envers ses parents biologiques sauf s'il a été admis comme<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2065"> pupille de l'État</a> ou pris en charge par l’aide sociale.

<span class="miseenevidence">L'adoptant doit des aliments à l'adopté </span>et réciproquement.

Il n'y a plus d'obligation alimentaire entre l'adopté et sa famille biologique sauf en cas d'adoption de l'enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin.

Dans ce dernier cas, l'adoptant doit toujours des aliments à l'égard du parent de sa famille biologique avec lequel le lien de filiation a été maintenu et réciproquement.

<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=N151">Nom de l'adopté</a>

<span class="miseenevidence">Le nom de l'adoptant s'ajoute au nom de l'adopté ou le remplace</span> (avec le consentement de l’adopté s’il a plus de 13 ans).

L'adopté <span class="miseenevidence">prend le nom de l'adoptant</span>.

Prénom de l'adopté

Sur demande de l’adoptant, le juge peut modifier les prénoms de l’adopté.

Sur demande de l’adoptant, le juge peut modifier les prénoms de l’adopté.

<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F3070">Nationalité française</a>

L'enfant adopté <span class="miseenevidence">ne devient pas automatiquement français</span>.

L'adopté mineur peut prendre la nationalité française avec une déclaration de nationalité.

L'adopté majeur doit demander sa naturalisation pour devenir français.

L'enfant adopté <span class="miseenevidence">pendant sa minorité devient automatiquement français</span> dès lors que l'un des parents (adoptant) est de nationalité française. Il est considéré comme français <span class="miseenevidence">dès sa naissance</span>.

<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1270">Héritage</a>

L'adopté <span class="miseenevidence">hérite des 2 familles</span> : de sa famille d'origine et de sa famille adoptive.

Il est <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12674">héritier réservataire</a> dans sa famille biologique et à l'égard de l'adoptant. Il n'est pas héritier réservataire des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12668">ascendants</a> de l'adoptant.

L'adopté ne bénéficie pas dans sa famille adoptive des mêmes <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R3018">abattements</a> fiscaux qu’un enfant non adopté. Mais il existe des exceptions (enfant du conjoint par exemple).

L’adopté <span class="miseenevidence">hérite de ses parents adoptifs</span> (sauf si le parent adoptif décède en cours de procédure d'adoption). Il est héritier réservataire et dispose des mêmes abattements fiscaux qu'un enfant biologique.

Il <span class="miseenevidence">n'hérite pas de sa famille d'origine</span>. Mais il existe une exception dans le cas d'une adoption de l'enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin.

<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R55672">Révocation</a>

L'adoption simple peut être <span class="miseenevidence">révoquée</span> par une décision de justice en cas de <span class="miseenevidence">motifs graves</span>.

L'adoption plénière est<span class="miseenevidence"> irrévocable</span>.

Source : Service-Public.gouv.fr / DILA — Données sous Licence Ouverte v2.0