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Question-réponse

Salarié du particulier employeur : que faire en cas de décès de l'employeur ?

Vérifié le 22/07/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Lorsqu'un particulier employeur qui emploie un salarié à son domicile décède, le contrat de travail à durée indéterminée (CDI) du salarié est automatiquement rompu. Le salarié peut percevoir des indemnités du fait du décès de l'employeur. Lorsque le salarié est embauché en <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2454">CDD</a>, le contrat n'est pas rompu automatiquement du fait du décès. Nous faisons un point sur la réglementation qui varie selon que le salarié est embauché en CDI ou en CDD.

La rupture du contrat diffère selon que le salarié est embauché par un couple de particuliers employeurs ou par un seul membre du couple :

  • <span class="miseenevidence">Oui</span>, le décès du particulier employeur met fin <span class="miseenevidence">automatiquement</span> au contrat de travail du salarié.

    La<span class="miseenevidence"> rupture</span> du contrat de travail intervient <span class="miseenevidence">à la date du décès</span> du particulier employeur.

  • La réglementation diffère selon que le salarié souhaite continuer à travailler ou non avec la personne survivante du couple.

    • Lorsque le contrat de travail prévoit que le salarié est embauché par un <span class="miseenevidence">couple de particuliers employeurs</span>, la personne survivante du couple <span class="miseenevidence">peut</span> poursuivre la relation de travail avec le salarié <span class="miseenevidence">s'il est d'accord.</span>

      Un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R10829">avenant</a> au contrat de travail peut venir confirmer cet accord.

      Le contrat de travail <span class="miseenevidence">n'est pas rompu</span>. Le salarié conserve son ancienneté.

      La personne survivante du couple doit s'assurer qu'elle est bien immatriculée en tant que particulier employeur auprès de l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R44849">Urssaf</a>. Si besoin, elle doit procéder à la rectification qui s'impose auprès de cet organisme.

    • Le décès du particulier employeur met fin <span class="miseenevidence">automatiquement</span> au contrat de travail du salarié.

      La rupture du contrat de travail intervient <span class="miseenevidence">à la date du décès</span> du particulier employeur.

<span class="miseenevidence">Oui,</span> un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R52183">ayant droit</a> ou, en l'absence d'ayant droit, un tiers (notaire par exemple) doit informer le salarié de la date du décès du particulier employeur dès que possible, <span class="miseenevidence">par écrit.</span>

<span class="miseenevidence">Non</span>, le préavis <span class="miseenevidence">n’est pas effectué</span> du fait du décès de l'employeur.

<span class="miseenevidence">Oui</span>, le salarié perçoit les indemnités suivantes :

  • Indemnité <span class="miseenevidence">égale</span> à l'indemnité <span class="miseenevidence">compensatrice de préavis</span>
  • Indemnité <span class="miseenevidence">dont le montant </span>est calculé de la même manière que l'<span class="miseenevidence">indemnité de licenciement</span>
  • Indemnité compensatrice de <span class="miseenevidence">congés payés</span>.

Le salarié perçoit également le <span class="miseenevidence">dernier salaire dû</span> au jour du décès.

Indemnité compensatrice de préavis

Le salarié a droit à une indemnité égale à <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F24660">l'indemnité compensatrice de préavis</a> qui se calcule en fonction de la durée du préavis. La durée du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R65532">préavis</a> dépend de l'ancienneté du salarié chez l'employeur. Elle est calculée au jour du décès du particulier employeur.

Ancienneté de services continus du salarié chez le même employeur

Préavis en cas de licenciement

Moins de 6 mois

1 semaine

De 6 mois à moins de 2 ans

1 mois

2 ans et plus

2 mois

Indemnité de licenciement

Pour bénéficier de l'indemnité de licenciement, le salarié licencié doit justifier d'au moins<span class="miseenevidence"> 8 mois</span> <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F371">d'ancienneté ininterrompus</a> au service de l’employeur.

Ce calcul s'effectue <span class="miseenevidence">à la date du décès</span> du particulier employeur.

Le calcul de l'indemnité de licenciement diffère selon l'ancienneté du salarié :

  • L'indemnité légale est calculée à partir des salaires <span class="miseenevidence">bruts</span> précédant le licenciement.

    L'indemnité ne peut pas être inférieure à 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté.

    Si le salarié a travaillé à temps complet avant de passer à <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F32428">temps partiel</a> (ou inversement), l'indemnité est calculée <span class="miseenevidence">proportionnellement</span> à la durée de chaque période.

     À noter

    Ce principe ne s’applique pas si le salarié engagé à temps plein est licencié pendant un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2332">congé parental d’éducation à temps partiel</a>. Son indemnité de licenciement doit être calculée sur la base de la rémunération qu’il percevait lorsqu’il travaillait à temps plein.

    Le salaire pris en compte est appelé <span class="expression">salaire de référence</span>. Il est déterminé en prenant en compte, selon la formule la plus avantageuse :

    • Soit la moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant le licenciement
    • Soit la moyenne mensuelle des 3 derniers mois. Dans ce cas, les primes et gratifications exceptionnelles ou annuelles sont prises en compte <span class="miseenevidence">en proportion</span> du temps de travail effectué. Si une prime annuelle a été perçue, il faut ajouter 1/12<Exposant>e</Exposant> du montant de la prime à chacun des 3 derniers mois de référence.

    Lorsque le salarié a été en <span class="miseenevidence">arrêt de travail pour maladie ou en temps partiel thérapeutique </span>au cours des derniers mois, le salaire de référence à prendre en compte est celui des 12 ou des 3 derniers mois <span class="miseenevidence">précédant</span> l'arrêt ou le temps partiel thérapeutique.

     À noter

    Si le salarié a moins de 12 mois d’ancienneté, il faudra comparer la moyenne mensuelle sur l'ensemble des mois travaillés avec celle calculée sur les 3 derniers mois, et retenir la plus favorable.

    <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F371">L'ancienneté</a> est calculée jusqu'à la date de rupture effective du contrat de travail, c'est-à-dire à la fin du préavis.

    En cas d'année incomplète, l'indemnité est calculée <span class="miseenevidence">proportionnellement</span> au nombre de mois complets.

  • L'indemnité légale est calculée à partir des salaires <span class="miseenevidence">bruts</span> précédant le licenciement.

    L'indemnité est au moins égale aux montants suivants :

    • 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans
    • 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté après 10 ans.

    Si le salarié a travaillé à temps complet avant de passer à <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F32428">temps partiel</a> (ou inversement), l'indemnité est calculée <span class="miseenevidence">proportionnellement</span> à la durée de chaque période.

     À noter

    Ce principe ne s’applique pas si le salarié engagé à temps plein est licencié pendant un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2332">congé parental d’éducation à temps partiel</a>. Son indemnité de licenciement doit être calculée sur la base de la rémunération qu’il percevait lorsqu’il travaillait à temps plein.

    Le salaire pris en compte est appelé <span class="expression">salaire de référence</span>. Il est déterminé en prenant en compte, selon la formule la plus avantageuse :

    • Soit la moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant le licenciement
    • Soit la moyenne mensuelle des 3 derniers mois. Dans ce cas, les primes et gratifications exceptionnelles ou annuelles sont prises en compte <span class="miseenevidence">en proportion</span> du temps de travail effectué. Si une prime annuelle a été perçue, il faut ajouter 1/12<Exposant>e</Exposant> du montant de la prime à chacun des 3 derniers mois de référence.

    Lorsque le salarié a été en <span class="miseenevidence">arrêt de travail pour maladie ou en temps partiel thérapeutique </span>au cours des derniers mois, le salaire de référence à prendre en compte est celui des 12 ou des 3 derniers mois <span class="miseenevidence">précédant</span> l'arrêt ou le temps partiel thérapeutique.

    <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F371">L'ancienneté</a> est calculée jusqu'à la date de rupture effective du contrat de travail, c'est-à-dire à la fin du préavis.

    En cas d'année incomplète, l'indemnité est calculée <span class="miseenevidence">proportionnellement</span> au nombre de mois complets.

Un simulateur vous permet d'estimer le montant de l'indemnité minimale de licenciement :

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Calculer le montant de l'indemnité de licenciement

Indemnité compensatrice de congés payés

Le salarié peut percevoir une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F24661">indemnité compensatrice de congés payés</a> qui indemnise les congés acquis et non pris au moment du décès de l’employeur.

 À noter

En cas de recours au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R56788">Cesu</a>, si les congés sont payés tous les mois, ils ne donnent pas lieu à indemnité compensatrice.

Un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R52183">ayant droit</a> ou, en l'absence d'ayant droit un tiers, doit remettre au salarié les documents suivants :

  • Certificat de travail
  • Attestation France Travail (anciennement Pôle emploi)
  • Reçu pour solde de tout compte qui détaille les sommes versées lors de la rupture du contrat de travail. Si le salarié a signé le reçu pour solde de tout compte, il a 6 mois suivant la date de signature pour le contester.

Ces documents sont remis dans un délai de 30 <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R1092">jours calendaires</a> à compter du décès.

Les démarches de fin de contrat peuvent être effectuées sur internet. Elles varient selon l'activité du salarié.

Un service permet de réaliser en ligne les démarches liées à la rupture du contrat de travail :

selNG
Cesu en ligne

Un service permet de réaliser sur internet les démarches liées à la rupture du contrat de travail :

selNG
Urssaf Service Pajemploi - Gérer votre fin de contrat

<span class="miseenevidence">Non</span>, le décès du particulier employeur n'est pas un cas autorisant la rupture anticipée du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R2454">CDD</a> : ce n'est pas un cas de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R38200">force majeure</a>.

Si le CDD est rompu par anticipation, le salarié a droit à des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R12532">dommages et intérêts</a>.

Le montant des dommages et intérêts est <span class="miseenevidence">au moins égal aux 2 montants suivants :</span>

  • Salaires que le salarié aurait touché jusqu'à la fin de son contrat
  • Et indemnité de fin de contrat calculée jusqu'à la fin du contrat <span class="miseenevidence">initialement prévue</span>.

Le salarié ne peut plus travailler du fait du décès du particulier employeur, mais il <span class="miseenevidence">doit être rémunéré</span> jusqu'au terme de son CDD.

Dans certains cas, le salarié peut continuer à travailler s'il a été embauché par un couple de particuliers employeurs.

  • Lorsque le contrat de travail prévoit que le salarié est embauché par un <span class="miseenevidence">couple de particuliers employeurs</span>, la personne survivante du couple <span class="miseenevidence">peut</span> poursuivre la relation de travail avec le salarié<span class="miseenevidence"> s'il est d'accord.</span> Un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R10829">avenant</a> au contrat de travail peut venir confirmer cet accord.

    La personne survivante du couple s'assure qu'elle est bien immatriculée en tant que particulier employeur auprès de l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R44849">Urssaf</a>. Si besoin, elle procède à la rectification qui s'impose auprès de cet organisme.

  • La personne survivante du couple ne peut pas continuer à faire travailler le salarié. Cependant, elle doit le rémunérer jusqu'au terme de son CDD.

<span class="miseenevidence">Oui</span>, un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R52183">ayant droit</a> ou, en l'absence d'ayant droit un tiers (notaire par exemple), informe le salarié de la date du décès du particulier employeur dès que possible, <span class="miseenevidence">par écrit.</span>

Le salarié perçoit les sommes suivantes :

  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F24661">Indemnité compensatrice de congés payés</a>
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F803">Indemnité de fin de contrat</a>.

Le salarié perçoit également le dernier salaire dû au jour du décès.

 À noter

En cas de recours au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R56788">Cesu</a>, si les congés sont payés tous les mois, ils ne donnent pas lieu à indemnité compensatrice.

Un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R52183">ayant droit</a> ou, en l'absence d'ayant droit un tiers, doit remettre au salarié les documents suivants :

  • Certificat de travail
  • Attestation France Travail (anciennement Pôle emploi)
  • Reçu pour solde de tout compte qui détaille les sommes versées lors de la rupture du contrat de travail. Si le salarié a signé le reçu pour solde de tout compte, il a 6 mois suivant la date de signature pour le contester.

Ces documents sont remis dans un délai de 30 <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R1092">jours calendaires</a> à compter du décès.

Les démarches de fin de contrat peuvent être effectuées sur internet. Elles varient selon l'activité du salarié.

Un service permet de réaliser en ligne les démarches liées à la rupture du contrat de travail :

selNG
Cesu en ligne

Un service permet de réaliser sur internet les démarches liées à la rupture du contrat de travail :

selNG
Urssaf Service Pajemploi - Gérer votre fin de contrat

Source : Service-Public.gouv.fr / DILA — Données sous Licence Ouverte v2.0