Mes démarches > Entreprises

Fiche pratique

Cession d’actions d’une société par actions simplifiée (SAS / SASU)

Vérifié le 22/07/2026 - Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

La cession d’actions en <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R38677">SAS</a> / <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R38723">SASU</a> correspond à la <span class="miseenevidence">vente des actions détenues par un associé</span>. Elle peut intervenir pour permettre à un associé de quitter la société, transmettre son activité ou réorganiser la répartition du capital. Elle permet également l’entrée d’un nouvel associé dans la société.

Pour être valable, la cession d’actions doit <span class="miseenevidence">respecter un certain nombre d’étapes</span>.

Après avoir préparé la transmission de l'entreprise et identifié les conditions de la cession, l'associé vendeur (le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a>) doit vérifier s'il est tenu d'informer les salariés du projet.

L'information des salariés se déroule en trois étapes : <span class="miseenevidence">vérifier que l'obligation d'information s'applique</span>, <span class="miseenevidence">informer les salariés du projet de cession</span> et <span class="miseenevidence">recueillir les éventuelles offres d'achat</span>.

Vérifier si les conditions légales sont réunies

Avant de procéder à une cession d’actions de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37366">SAS</a> ou de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37383">SASU</a>, l’<span class="miseenevidence">associé vendeur doit vérifier si l'obligation d'information préalable des salariés lui est applicable</span>.

Cette obligation d’information concerne les cessions portant sur plus de <span class="miseenevidence"><span class="valeur">50 %</span> du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76724">capital de la société</a></span>.

<span class="miseenevidence">À compter du 27 juillet 2026</span>, les salariés doivent être informés directement du projet de cession uniquement dans les SAS suivantes :

  • les SAS de moins de 50 salariés
  • les SAS de 50 à moins de 250 salariés qui ne sont pas dotées d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F34474">Comité social et économique (CSE)</a>

 À noter

<span class="miseenevidence">Dans les SAS de 50 à moins de 250 salariés disposant d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R51167">CSE</a></span>, les salariés ne doivent plus être informés directement de la cession : c’est le <span class="miseenevidence">CSE qui doit être informé et consulté sur le projet de cession</span>.

L’employeur fournit au CSE les informations nécessaires pour qu’il puisse rendre un avis motivé. À défaut d’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R57077">accord collectif</a>, le CSE dispose d’un délai d’un mois pour rendre son avis.

Pour plus d'informations sur les modalités d’information et de consultation du CSE, se reporter à la fiche <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F34474">Comité social et économique (CSE)</a>.

L’<span class="miseenevidence">obligation d’information des salariés ne s’applique pas lorsque</span> :

  • la cession intervient au profit de l’époux, d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12668">ascendant</a> ou d’un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12574">descendant</a> de l’associé vendeur
  • la société fait l’objet d’une procédure de <span class="miseenevidence">conciliation, de sauvegarde, de sauvegarde accélérée, de redressement ou de liquidation judiciaire</span>
  • la cession a déjà fait l’objet d’une information des salariés au titre de l’<a href="https://www.economie.gouv.fr/cedef/economie-sociale-et-solidaire" target="_blank" rel="noopener">économie sociale et solidaire (ESS)</a> dans les 12 mois précédant la vente

Informer les salariés du projet de cession

<span class="miseenevidence">L'information adressée aux salariés doit préciser :</span>

  • la volonté de l'associé de céder plus de <span class="valeur">50 %</span> du capital de la société
  • la possibilité pour un ou plusieurs salariés de présenter une offre d'achat pour l’acquisition des actions de la société

<span class="miseenevidence">À compter du 27 juillet 2026</span>, l’information doit être délivrée au plus tard <span class="miseenevidence">1 mois avant la signature de la cession</span>, contre 2 mois pour les cessions conclues avant cette date.

Les modalités d'information des salariés <span class="miseenevidence">varient selon que le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> est ou non le gérant de la société</span> :

  • <span class="miseenevidence">Lorsque le cédant n'est pas le dirigeant de la société</span>, il informe ce dernier de son projet de cession. Le dirigeant de la société informe alors ensuite les salariés sans délai.
  • <span class="miseenevidence">Lorsque le cédant est également le dirigeant de la société</span>, il informe directement les salariés.

L'information peut être <span class="miseenevidence">transmise par tout moyen permettant de donner une date certaine à sa réception</span>, notamment :

  • lors d'une <span class="miseenevidence">réunion d'information</span> : avec signature d'un registre de présence
  • par <span class="miseenevidence">affichage</span> : avec signature d'un registre daté
  • par <span class="miseenevidence">courrier électronique</span> : en utilisant un procédé permettant d'attester de manière certaine la date de réception
  • par remise <span class="miseenevidence">en main propre</span> : avec émargement ou récépissé
  • par <span class="miseenevidence">lettre recommandée</span> avec demande d'avis de réception
  • par <span class="miseenevidence">acte d'un commissaire de justice</span> (anciennement acte d'huissier) ou <span class="miseenevidence">avocat</span>, etc.

Recevoir les offres d’achat des salariés

Les salariés peuvent <span class="miseenevidence">présenter une offre d'achat pour acquérir les actions cédées</span>.

L'associé reste <span class="miseenevidence">libre d'accepter ou de refuser une offre</span>. Les offres des salariés ne sont <span class="miseenevidence">pas prioritaires par rapport aux autres offres d'acquisition</span> et le refus n'a pas à être motivé.

La cession peut être <span class="miseenevidence">réalisée avant l'expiration du délai d’information</span> lorsque tous les salariés ont indiqué ne pas souhaiter présenter d'offre.

La vente doit intervenir dans un <span class="miseenevidence">délai maximal de 2 ans suivant l'expiration du délai d'information</span>. Au-delà, une nouvelle information des salariés est nécessaire.

 À noter

Les salariés informés sont tenus à une obligation de discrétion. Son non-respect peut entraîner une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement du salarié.

En cas de manquement à l'obligation d'information, les salariés peuvent demander réparation de leur préjudice.

<span class="miseenevidence">À compter du 27 juillet 2026</span>, le juge peut accorder des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12532">dommages et intérêts</a> pouvant atteindre <span class="valeur">0,5 %</span> du montant de la vente, contre <span class="valeur">2 %</span> avant cette date.

Le prix des actions se détermine en 3 étapes : leur <span class="miseenevidence">évaluation</span>, la <span class="miseenevidence">fixation du prix entre les parties</span> et, en cas de désaccord, le <span class="miseenevidence">recours à un expert</span>.

Évaluer les actions

Avant de fixer le prix de cession, il est nécessaire d'évaluer la valeur des actions de la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37366">SAS</a>. Cette évaluation <span class="miseenevidence">permet de déterminer un prix cohérent avec la situation économique et financière de la société</span>.

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour valoriser l’entreprise :

  • <span class="miseenevidence">Méthode patrimoniale</span> : elle consiste à évaluer <span class="miseenevidence">l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60402">actif net comptable</a></span> de l'entreprise.
  • <span class="miseenevidence">Méthode comparative</span> : elle consiste à comparer la société à d’autres sociétés similaires.
  • <span class="miseenevidence">Méthode de la rentabilité</span> : elle consiste à estimer la capacité future de la société à dégager des bénéfices.

Il est important de combiner ces 3 différentes approches afin d’obtenir une estimation au plus proche de la réalité économique.

 À noter

La valeur des actions ne correspond pas nécessairement à leur <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77496">valeur nominale</a>. Elle <span class="miseenevidence">dépend de la valeur réelle de la société au moment de la cession</span>. Par exemple, une action d’une valeur nominale de <span class="valeur">100 €</span> peut avoir une valeur réelle supérieure ou inférieure selon la situation de la société.

Pour davantage d'informations sur les méthodes de valorisation, se reporter à la fiche relative à la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F35967">valorisation de l'entreprise avant sa transmission</a>.

Fixer le prix de cession

Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> et le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77414">cessionnaire</a> déterminent librement le prix des actions. Le prix doit être <span class="miseenevidence">déterminé ou déterminable</span> au moment de la cession. Le montant exact n'a pas forcément besoin d'être fixé immédiatement.

Le vendeur et l’acquéreur peuvent ainsi :

  • <span class="miseenevidence">fixer un prix définitif dès la signature</span> de l’acte de cession
  • <span class="miseenevidence">prévoir une méthode de calcul</span> permettant de déterminer le prix ultérieurement
  • <span class="miseenevidence">convenir d’un complément de prix</span> dépendant d’éléments futurs (<span class="miseenevidence">clause de garantie de chiffre d’affaires ou de résultats</span>)

Le <span class="miseenevidence">prix peut être différent de la valeur estimée</span> des actions dès lors que les parties y consentent librement.

 Attention :

Un <span class="miseenevidence">prix manifestement fictif ou dérisoire</span> peut entraîner la nullité de la cession ou une requalification en donation déguisée par l'administration fiscale.

Le <span class="miseenevidence">prix et les modalités de paiement devront ensuite être mentionnés dans l'acte de cession</span>. Les parties peuvent notamment prévoir :

  • un paiement comptant
  • un paiement échelonné
  • des garanties de paiement au profit du cédant

Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> et le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77414">cessionnaire</a> doivent se mettre d’accord sur le prix des actions. Ce prix doit être <span class="miseenevidence">déterminé ou déterminable</span> au moment de la cession.

Concrètement, le montant exact n'a pas forcément besoin d'être fixé immédiatement. L'acte de cession peut prévoir les critères ou la méthode de calcul qui permettront de le déterminer ultérieurement (par exemple à partir des comptes de la société ou d'une formule convenue entre les parties).

Le prix doit être déterminé ou déterminable pour <span class="miseenevidence">l'ensemble des actions cédées</span>, et non seulement pour une partie d'entre elles. À défaut, la cession risque d'être remise en cause.

Recourir à un expert en cas de désaccord

Lorsque les parties ne parviennent pas à s'accorder sur la valeur des actions, elles peuvent <span class="miseenevidence">faire appel à un expert spécialisé dans l’évaluation d’actions</span>, tel qu’un expert-comptable, un avocat ou encore un commissaire aux comptes.

Le cédant et le cessionnaire peuvent ensemble désigner un expert chargé de l’évaluation. À défaut d’accord, l’expert est désigné par le président du tribunal compétent.

Dans ce cadre, l’<span class="miseenevidence">expert détermine la valeur des actions en toute indépendance</span>. Il peut retenir les méthodes d’évaluation qu’il estime les plus adaptées à la situation de la société, en tenant compte notamment de sa situation financière, de sa rentabilité et de ses perspectives d’activité.

La <span class="miseenevidence">valeur qu’il fixe s’impose en principe aux parties</span>.

 À noter

Pour aller plus loin sur les professionnels susceptibles d’accompagner une entreprise dans ces démarches, se reporter à la fiche relative aux <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F31447">professionnels intervenant dans la gestion d’une entreprise</a>.

Pour en savoir plus, la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R58223">DGFIP</a> met à disposition un <span class="miseenevidence">guide sur l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés</span> :

Pour en savoir plus

Dans une SAS, les actions sont en principe librement cessibles. Toutefois, les statuts peuvent subordonner la cession à l'<span class="miseenevidence">accord préalable des associés</span> ou <span class="miseenevidence">prévoir d'autres clauses</span> encadrant la cession.

Vérifier si une clause d’agrément est prévue

Les statuts d’une SAS/SASU peuvent comporter une clause d’agrément.

La <span class="miseenevidence">clause d'agrément</span> permet de soumettre les cessions d'actions à <span class="miseenevidence">l'accord des associés</span>. L'agrément permet de <span class="miseenevidence">contrôler l'entrée de nouveaux associés</span> dans la société et d'écarter ceux dont la présence est, pour une raison quelconque, jugée non souhaitable.

Lorsqu'une clause d'agrément est prévue dans les statuts, la demande d'agrément est <span class="miseenevidence">notifiée à la société ou au président</span>.

La violation de la clause d'agrément entraîne la nullité de la cession.

 À noter

La clause d'agrément peut viser tout type de cession d'actions : au conjoint, à un descendant ou ascendant, à un associé ou encore à un tiers.

Mettre en œuvre la procédure d'agrément

Lorsqu'une clause d'agrément est prévue par les statuts, le <span class="miseenevidence">projet de cession doit être notifié</span> à la société.

La notification indique les nom, prénoms et adresse de l'acquéreur, le nombre d’actions concernées par la cession et le prix offert.

L'organe compétent désigné par les statuts se prononce ensuite sur la demande d'agrément selon les modalités prévues par les statuts, notamment en ce qui concerne les règles de majorité et le délai dans lequel la décision doit être rendue.

À l'issue de la procédure, deux situations peuvent se présenter : l'agrément est accordé ou est refusé.

<span class="miseenevidence">Lorsque l'agrément est accordé</span>, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> peut réaliser la cession dans les conditions prévues.

La décision d'agrément doit être conservée afin de pouvoir justifier du respect de la procédure. En pratique, elle est généralement constatée dans un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63367">procès-verbal d'assemblée générale</a> ou dans tout autre document prévu par les statuts.

<span class="miseenevidence">Lorsque l'agrément est refusé</span>, les conséquences sont celles prévues par les statuts.

Ceux-ci peuvent notamment prévoir que les actions seront acquises par un ou plusieurs associés, par un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60389">tiers</a> désigné ou, avec l'accord du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a>, par la société elle-même dans les conditions prévues par la loi.

Le <span class="miseenevidence">prix de rachat est fixé d'un commun accord entre les parties</span>. En cas de désaccord, la valeur des actions est déterminée par un expert désigné selon les modalités prévues par la réglementation applicable.

Vérifier les autres clauses statutaires

Les statuts peuvent prévoir d'autres clauses encadrant la cession des actions. Avant de réaliser la cession, il est donc nécessaire de <span class="miseenevidence">vérifier si les statuts contiennent l'une des clauses suivantes</span>.

La <span class="miseenevidence">clause de préemption</span> (ou « clause de préférence ») accorde à un ou plusieurs associés un <span class="miseenevidence">droit de priorité pour acquérir les actions</span> faisant l'objet de la cession.

En présence d'une telle clause, les actions doivent être <span class="miseenevidence">proposées en priorité au bénéficiaire de la clause</span>, selon les modalités prévues par les statuts, avant de pouvoir être cédées à un autre acquéreur.

La violation d'une clause de préemption n'entraîne, en principe, pas la nullité de la cession. En revanche, elle peut engager la responsabilité du cédant et donner lieu au versement de <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12532">dommages et intérêts</a></span>.

La <span class="miseenevidence">clause d'inaliénabilité</span> interdit la cession des actions pendant une durée déterminée, qui <span class="miseenevidence">ne peut pas excéder 10 ans</span>.

Les statuts précisent notamment le point de départ et la durée de cette interdiction. À son expiration, les actions peuvent être cédées, sous réserve du respect des autres clauses statutaires éventuellement applicables.

 À noter

Cette clause ne peut être adoptée ou modifiée qu'à <span class="miseenevidence">l'<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63334">unanimité</a></span> des associés.

Il peut être prévu que l'inaliénabilité impacte <span class="miseenevidence">seulement les actions de certains associés</span> nommément désignés dans les statuts (ex : les associés considérés comme essentiels à la pérennité de la société). Il est également possible de limiter l’inaliénabilité à une certaine proportion de droits sociaux de chaque associé, de sorte que la part excédant cette proportion reste cessible.

La cession d'actions doit être <span class="miseenevidence">formalisée par un document signé par les parties</span>. Selon les modalités retenues, ce document peut prendre différentes formes.

Établir le document constatant la cession

Le document utilisé pour constater la cession dépend des modalités retenues par les parties. Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> et le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77414">cessionnaire</a> peuvent <span class="miseenevidence">formaliser leur accord dans un acte de cession</span> ou au moyen d'une <span class="miseenevidence">déclaration de cession de droits sociaux</span> (la cession n'est donc pas constatée par un acte).

Les parties peuvent établir un acte de cession afin de formaliser leur accord et de <span class="miseenevidence">préciser les conditions de la vente</span>.

L'acte de cession permet notamment de conserver une <span class="miseenevidence">preuve de l'accord conclu entre le cédant et le cessionnaire</span>.

Il doit comporter les <span class="miseenevidence">mentions obligatoires</span> suivantes :

  • Nom des parties
  • Identité de la société (dénomination sociale, capital social, adresse du siège social, etc.)
  • Nombre et désignation des actions cédées (si elles sont numérotées)
  • Prix de vente de la cession et modalités de paiement
  • Détail de l'agrément des associés, le cas échéant

L'acte est établi en <span class="miseenevidence">autant d'exemplaires que nécessaire</span> afin que chaque partie puisse en conserver un. Chacun des exemplaires doit être <span class="miseenevidence">signé par les parties</span>.

Lorsque les parties n'établissent pas d'acte de cession, la cession peut être déclarée au moyen d'une <span class="miseenevidence">déclaration de cession de droits sociaux, appelée formulaire n°2759</span> :

Formulaire
Cession de droits sociaux ou d'entreprise individuelle non constatée par un acte

Cerfa n° 10408*23

Accéder au formulaire  

Ministère chargé des finances

Pour en savoir plus sur la déclaration de cession de droits sociaux en ligne, la <span class="miseenevidence">DGFiP met à disposition une FAQ</span> :

Pour en savoir plus

Cette déclaration permet de formaliser la cession auprès de l'administration fiscale puis d'acquitter les droits d'enregistrement dus.

 À noter

La rédaction d’un acte de cession <span class="miseenevidence">n’est pas obligatoire</span> pour constater une cession d’actions de SAS/SASU. Elle reste toutefois <span class="miseenevidence">recommandée pour sécuriser les conditions de la cession</span>.

Signer le document de cession

La signature du document de cession matérialise l’accord des parties et <span class="miseenevidence">rend la vente opposable</span> entre le vendeur et l’acheteur.

La signature peut être <span class="miseenevidence">manuscrite ou électronique</span>. Dans tous les cas, elle permet d’<span class="miseenevidence">authentifier l’accord des parties</span>.

Pour être valable, la <span class="miseenevidence">signature électronique</span> doit :

  • Être rattachée de façon unique à son signataire.
  • Avoir été créée à l’aide de données de création de signature électronique que le signataire peut, avec un niveau de confiance élevé, utiliser sous son contrôle exclusif.
  • Être liée aux données associées à cette signature de telle sorte que toute modification ultérieure des données soit détectable.

Pour <span class="miseenevidence">en savoir plus sur la signature électronique</span> :

Pour en savoir plus

 Attention :

La <span class="miseenevidence">signature scannée</span> et apposée sur un document ne permet pas d'en identifier l'auteur avec certitude. Cette signature est valable mais peut être contestée devant les juges par l'une des parties au contrat qui souhaiterait, par exemple, faire annuler la cession.

Prévoir les garanties éventuelles, si nécessaire

<span class="miseenevidence">Lorsque les parties choisissent d’établir un acte de cession</span>, elles peuvent y <span class="miseenevidence">insérer certaines clauses destinées à sécuriser l'opération</span> et à répartir les risques entre le cédant et le cessionnaire.

C’est le cas de la <span class="miseenevidence">clause de garantie d’actif et de passif</span>, qui peut être insérée dans l’acte de cession.

Elle permet d’encadrer les risques liés à la situation financière de la société après la cession, et donc de couvrir à la fois le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> et le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77414">cessionnaire</a>.

Son objectif est double :

  • La <span class="miseenevidence">garantie de passif couvre les dettes et risques antérieurs à la cession</span> (un redressement fiscal sur un exercice précédent la vente, par exemple) : l’objectif est ici de <span class="miseenevidence">protéger le cessionnaire contre les dettes cachées</span>.
  • La <span class="miseenevidence">garantie d’actif couvre la valeur des éléments d’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R64785">actif</a> de la société</span> (une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R12474">créance</a> inscrite dans les comptes de la société mais finalement irrécouvrable) : l’objectif est de <span class="miseenevidence">protéger le cessionnaire contre une surévaluation de la société</span>.

La garantie d’actif et de passif <span class="miseenevidence">peut être prévue de manière partielle ou complète</span> : il est possible de prévoir uniquement une garantie de passif, uniquement une garantie d’actif, ou les deux. Lorsque les deux garanties sont prévues, le cessionnaire est protégé sur l’ensemble de la situation financière antérieure de la société.

  À savoir

Pour le cédant, la mise en place d’une telle garantie peut <span class="miseenevidence">faciliter la vente des actions</span>, en renforçant la confiance du repreneur et en sécurisant l’accord trouvé entre les parties, notamment sur le prix de cession.

En contrepartie, elle peut engager sa responsabilité après la vente si des dettes ou des anomalies antérieures apparaissent.

Il existe également d’<span class="miseenevidence">autres types de garanties</span> pouvant être prévues dans l’acte de cession, en fonction de la négociation entre les parties et de la nature de l’opération :

  • <span class="miseenevidence">Clause de garantie de valeur nette des titres</span> : fixe une valeur minimale de la société à la date de la cession.
  • <span class="miseenevidence">Clause de garantie de chiffre d’affaires ou de résultats</span> (earn-out ou complément de prix) : le prix de cession dépend en partie des performances futures de la société.
  • <span class="miseenevidence">Clause de garantie de non-concurrence</span> : le cédant s’engage à ne pas exercer une activité concurrente pendant une durée et dans une zone déterminées.

La cession d’actions d’une SAS devient opposable à la société par son <span class="miseenevidence">inscription dans le registre des mouvements de titres</span> et la <span class="miseenevidence">mise à jour des comptes individuels des associés</span>.

Inscrire le transfert dans le registre des mouvements de titres

La société doit constater la réalisation de la cession dans son <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37373">registre des mouvements de titres</a></span>.

Cette inscription permet de <span class="miseenevidence">matérialiser le transfert de propriété des actions entre le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> et le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77414">cessionnaire</a></span> et permet à la société d’identifier son nouvel associé.

Le registre doit notamment mentionner :

  • la date de la cession
  • l’identité du cédant et du cessionnaire
  • le nombre d’actions transférées
  • la nature de l’opération (cession)
  • les références des actions concernées

Mettre à jour les comptes individuels des associés

À la suite de l’inscription du mouvement de titres, la société procède à la <span class="miseenevidence">mise à jour des comptes individuels d’actionnaires</span> :

  • les actions cédées sont retirées du compte du cédant
  • elles sont inscrites sur le compte du cessionnaire

Le cessionnaire est alors reconnu par la société comme titulaire des actions acquises.

 À noter

La <span class="miseenevidence">cession devient opposable à la société</span> à compter de l'inscription du transfert dans les comptes d'actionnaires, constatée dans les registres de la société.

Une fois la cession réalisée, les parties doivent <span class="miseenevidence">procéder à son enregistrement</span> auprès du service de la publicité foncière et de l’enregistrement (SPFE) compétent, et <span class="miseenevidence">acquitter les droits d’enregistrement</span>.

Déclarer la cession auprès de l’administration fiscale

La cession d'actions de SAS doit être <span class="miseenevidence">enregistrée auprès du service de la publicité foncière et de l’enregistrement (SPFE)</span> du lieu domicile du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77414">cessionnaire</a> ou du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> :

  À savoir

En principe, les droits d’enregistrement sont<span class="miseenevidence">à la charge du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77414">cessionnaire</a></span>, c’est-à-dire l’acquéreur des actions. Toutefois, les parties peuvent <span class="miseenevidence">convenir d’une autre répartition</span> de cette charge, notamment en prévoyant que les droits seront supportés par le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a> ou répartis entre elles.

Les <span class="miseenevidence">documents à transmettre</span> diffèrent selon que la <span class="miseenevidence">cession est ou non constatée par un acte de cession</span> :

  • Lorsque les parties ont signé un acte de cession constatant la vente des actions, cet <span class="miseenevidence">acte doit être présenté à l'enregistrement dans le délai d'un mois suivant sa signature</span>.

    L'acte est déposé auprès du service chargé de l'enregistrement compétent. Il permet de justifier de l'existence de la cession et des conditions convenues entre les parties (identité du cédant et du cessionnaire, nombre d'actions cédées, prix de cession, etc.).

  • Les parties ne sont <span class="miseenevidence">pas tenues d'établir un acte de cession pour céder des actions de SAS</span>. Lorsque la cession n'est pas constatée par un acte écrit, elle doit néanmoins être <span class="miseenevidence">déclarée à l'administration fiscale dans le mois de la cession</span>.

    Si la cession n’est pas constatée par un acte écrit (accord oral entre associés, accord informel non immédiatement rédigé, etc.), la déclaration doit être effectuée <span class="miseenevidence">soit au moyen du service en ligne disponible sur impots.gouv.fr dans votre espace personnel</span> (rubrique Démarches > Cessions de droit sociaux) :

    Service en ligne
    Espace professionnel impots.gouv.fr

    Accéder au service en ligne  

    Ministère chargé des finances

    La <span class="miseenevidence">cession peut également être effectuée au moyen du formulaire n°2759</span>, à déposer <span class="miseenevidence">en double exemplaire au service de l’enregistrement</span> dont dépend l’une des parties :

    Formulaire
    Cession de droits sociaux ou d'entreprise individuelle non constatée par un acte

    Cerfa n° 10408*23

    Accéder au formulaire  

    Ministère chargé des finances

    Cette déclaration permet à l'administration fiscale de constater la cession en l'absence d'acte.

Acquitter les droits d’enregistrement

Les droits d’enregistrement sont <span class="miseenevidence">calculés en appliquant un pourcentage au prix de cession</span>. Ce pourcentage <span class="miseenevidence">varie selon la nature de la société </span>dont les actions sont cédées.

Pour les cessions d’actions de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37366">SAS</a> ou de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37383">SASU</a>, le droit d’enregistrement est fixé à <span class="valeur">0,1 %</span>, calculé sur le prix de cession.

 Attention :

Le taux est porté à <span class="valeur">5 %</span> lorsque la cession porte sur des actions d’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R66207">société à prépondérance immobilière</a>.

Le montant des droits d’enregistrement <span class="miseenevidence">ne peut pas être inférieur à</span> <span class="valeur">25 €</span>.

 À noter

La cession bénéficie d'un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R3018">abattement</a> de <span class="valeur">500 000 €</span> sur la valeur des actions lorsqu'elle est réalisée auprès de <span class="miseenevidence">l'une des personnes suivantes</span> :

Cet abattement est appliqué lorsque toutes les <span class="miseenevidence">conditions suivantes</span> sont respectées :

  • L'entreprise exerce une <span class="miseenevidence">activité commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou libérale</span>, à l'exception de la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier.
  • Le cédant doit <span class="miseenevidence">avoir détenu les titres pendant plus de 2 ans</span> (si le cédant a lui-même acquis les actions à titre gratuit, aucun délai de détention n'est requis).
  • Le repreneur doit <span class="miseenevidence">poursuivre l'activité de la société dont les actions ont été cédées à titre d'activité professionnelle unique</span> et de manière effective et continue, pendant les 5 années qui suivent la date de la vente.
  • Le repreneur doit <span class="miseenevidence">assurer la direction effective</span> de l'entreprise pendant ces 5 années.

La cession d'actions d'une SAS n'entraîne pas systématiquement une modification des statuts.

Les statuts doivent être <span class="miseenevidence">modifiés</span> lorsque :

  • <span class="miseenevidence">L'article relatif à la répartition du capital social mentionne l'identité des associés et/ou le nombre d'actions détenues par chacun</span> : la clause devient alors inexacte à la suite de la cession et doit être mise à jour.
  • <span class="miseenevidence">Une autre décision entraînant une modification des statuts est prise à l'occasion de la cession</span> (par exemple un changement de dénomination sociale, de siège social ou d'objet social).

Les statuts <span class="miseenevidence">n'ont pas à être modifiés</span> lorsque :

  • <span class="miseenevidence">L'article relatif à la répartition du capital social ne mentionne pas l'identité des associés ni le nombre d'actions détenues par chacun</span> : la cession n'a alors aucune incidence sur les statuts.
  • <span class="miseenevidence">La seule mention du nom des associés figure dans d'autres parties des statuts</span>, telles que le préambule ou les signatures des statuts constitutifs. Ces mentions n'ont pas à être actualisées du seul fait de la cession.

<span class="miseenevidence">Si les statuts de la SAS doivent être modifiés</span> suite à la cession, il convient de respecter les <span class="miseenevidence">3 étapes suivantes</span> :

Adopter la décision de modification des statuts

Afin de procéder à la modification des statuts, la décision doit être prise par les associés réunis en assemblée ou, dans le cas d’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74582">société unipersonnelle</a>, par l’associé unique.

<span class="miseenevidence">L’assemblée doit d’abord être convoquée par le président de la société</span>.

Une fois l’assemblée régulièrement réunie, la décision de modification des statuts doit être adoptée selon les <span class="miseenevidence">règles de majorité prévues par la loi ou par les statuts</span>.

Les règles d’adoption d’une décision varient selon qu’il s’agit d’une SAS ou d’une SASU :

Dans une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37366">SAS</a>, les statuts déterminent les conditions de <span class="miseenevidence">majorité</span> et, le cas échéant, les conditions de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R37974">quorum</a> des décisions collectives. Les statuts ne peuvent pas prévoir qu’une décision puisse être prise à un nombre de voix inférieur à la <span class="miseenevidence">majorité simple</span>.

Les statuts peuvent prévoir une majorité plus élevée (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73680">majorité qualifiée</a>, <span class="miseenevidence">unanimité</span>), mais jamais inférieure à la majorité simple. Cette règle s’applique à toutes les décisions collectives, qu’elles soient prévues par la loi ou par les statuts.

 À noter

Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36625">prise de décisions dans une SAS</a>.

Pour modifier les statuts d’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37383">SASU</a>, la décision relève de l’associé unique, qui exerce l’ensemble des pouvoirs normalement attribués aux associés d’une SASU pluripersonnelle.

L’associé unique prend donc seul la décision de modification statutaire, sans <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R37974">quorum</a> ni condition de majorité.

Le président, qu’il soit ou non l’associé unique, ne peut pas décider lui-même une modification des statuts. Il peut toutefois prendre certaines décisions de gestion prévues par la loi, comme le transfert du siège social dans un même département ou un département limitrophe, mais cette décision ne devient effective qu’après ratification par l’associé unique. En l’absence de validation par celui-ci, la modification statutaire ne peut pas être réalisée.

Une fois la décision adoptée, elle doit être consignée par écrit dans un <span class="miseenevidence">document de prise de décision unilatérale</span> (aussi appelé décision unilatérale de l’associé unique), document tenant lieu de <span class="miseenevidence">procès-verbal d’assemblée générale</span>.

Il est ensuite nécessaire de <span class="miseenevidence">mettre à jour les statuts</span> en remplaçant les anciennes mentions par les nouvelles.

 À noter

Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F39283">prise de décisions dans une SASU</a>.

Rédiger l’acte de décision

L'acte constatant la décision de modification des statuts diffère selon que la <span class="miseenevidence">société est <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74583">pluripersonnelle</a> (SAS)</span> ou <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74582">unipersonnelle</a> (SASU)</span>.

  • La décision de modification des statuts d’une SAS doit être constatée dans un <span class="miseenevidence">procès-verbal d’assemblée générale</span>. Ce procès-verbal est ensuite conservé dans le <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37373">registre des procès-verbaux de la société</a></span>.

    Le contenu et les modalités d'établissement du procès-verbal sont déterminés par les statuts de la SAS. Toutefois, celui-ci doit généralement <span class="miseenevidence">comporter les informations suivantes</span> :

    • Date et lieu de réunion
    • Modalités de convocation
    • Ordre du jour
    • Identité du président de séance
    • Liste des associés présents ou représentés avec l’indication du nombre d’actions détenues par chacun
    • Documents et rapports soumis à l’assemblée
    • Résumé des débats
    • Texte des résolutions mises aux voix (sujets sur lesquels les décisions doivent être prises)
    • Résultat détaillé des votes
    • Mention des articles des statuts concernés par la modification et indication de leur nouvelle rédaction
  • La décision de modification des statuts d’une SASU résulte d’une <span class="miseenevidence">décision unilatérale de l’associé unique</span>.

    Cette décision doit être constatée par écrit, datée et signée par l'associé unique. Elle doit notamment <span class="miseenevidence">comporter les éléments suivants</span> :

    • Identité de l'associé unique
    • Décision adoptée
    • Mention des articles des statuts concernés par la modification et indication de leur nouvelle rédaction

    La décision doit ensuite être conservée dans le <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F37373">registre des décisions de l'associé unique</a></span>.

Mettre à jour les statuts conformément à la décision

Une fois la décision de modification des statuts adoptée, les <span class="miseenevidence">statuts doivent être mis à jour</span> pour tenir compte de la <span class="miseenevidence">nouvelle répartition des actions entre les associés</span>.

Il convient de <span class="miseenevidence">modifier l'article des statuts relatif à la répartition des actions</span> afin d'y faire figurer l'identité des associés après la cession ainsi que le nombre d’actions détenues par chacun.

 À noter

La cession d’actions ne modifie pas le montant du capital social. Seule la répartition des actions entre les associés est mise à jour.

Une fois les modifications effectuées, les statuts mis à jour doivent être <span class="miseenevidence">datés et certifiés conformes à l'original par le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R73894">représentant légal de la société</a></span>. Les statuts devront ensuite être transmis dans le cadre de la formalité déclarative auprès du guichet des formalités des entreprises.

À l’issue de la cession, la société doit accomplir les formalités requises selon les modifications intervenues : publication d’un avis dans un support habilité à recevoir des annonces légales lorsque cela est nécessaire, déclaration sur le guichet des formalités des entreprises en cas de modification à déclarer et mise à jour des bénéficiaires effectifs lorsque la cession entraîne une modification de ces derniers.

Publier une annonce légale dans un support d’annonces légales, si nécessaire

La cession d’actions ne nécessite pas à elle seule la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F31972">publication d’une annonce légale dans un support d’annonces légales (Shal)</a>.

En revanche, une <span class="miseenevidence">annonce légale est requise lorsque l'opération s'accompagne d'une modification des statuts soumise à publicité</span>, telle qu'un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36173">changement de président</a>, un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36182">changement d'objet social</a> ou toute autre modification statutaire devant faire l'objet d'une mesure de publicité. L'avis est alors publié dans un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R62179">Shal</a> du département du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R53743">siège social de la société</a>.

La publication doit être réalisée dans un délai d'<span class="miseenevidence">un mois</span> à compter de la prise de décision.

L'avis de publication doit contenir les <span class="miseenevidence">éléments suivants</span> :

  • Raison ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R74276">dénomination sociale</a>
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23844">Forme juridique</a>
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R76724">Capital social</a>
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R58578">Objet social</a>
  • Adresse du <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R53743">siège social</a>
  • Lieu et numéro d'immatriculation au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R24403">RCS</a> ou au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63705">RNE</a>
  • Décision ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63367">procès-verbal de l'assemblée générale</a> daté et signé
  • Description des modifications statutaires soumises à publicité intervenues (par exemple : changement de président, modification de l'objet social ou de la dénomination sociale). La cession d’actions, en elle-même, <span class="miseenevidence">n'a pas à être mentionnée dans l'annonce légale</span>.

  À savoir

Une fois la publication effectuée, une <span class="miseenevidence">attestation de parution</span> de l'avis de modification est délivrée. Celle-ci fait partie des documents à transmettre au guichet des formalités des entreprises, dans le dossier de modification.

Déclarer la cession sur le guichet des formalités, si nécessaire

<span class="miseenevidence">La cession de titres n'entraîne pas, à elle seule, le dépôt d'un dossier de modification sur le guichet des formalités des entreprises</span>, sauf si les statuts, notamment l'article relatif à la répartition des actions, mentionnent l'identité des associés et/ou le nombre d'actions détenues.

De même, <span class="miseenevidence">lorsqu'elle s'accompagne d'une modification devant être déclarée</span> (par exemple une modification des statuts, un changement de dirigeant ou toute autre modification soumise à déclaration), un dossier de modification doit être <span class="miseenevidence">déposé sur le guichet des formalités des entreprises dans un délai d'un mois</span>.

selNG
Guichet des formalités des entreprises

Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2023, les formalités de création, de modification et de cessation d'activité doivent être réalisées en ligne sur le <span class="miseenevidence">guichet des formalités des entreprises</span>. Ce « <span class="expression">guichet unique</span> » remplace les centres de formalités des entreprises (CFE) qui sont supprimés. Il concerne <span class="miseenevidence">toutes les entreprises</span>, quelle que soit leur forme juridique ou leur activité.

Le dossier de modification comporte, selon la nature des modifications déclarées, les <span class="miseenevidence">pièces justificatives suivantes</span> :

  • Exemplaire du procès-verbal ayant décidé la modification des statuts
  • Exemplaire des statuts mis à jour lorsqu’ils ont été modifiés (par exemple, si la répartition des actions figure dans les statuts) daté et certifié conforme à l’original par le représentant légal
  • Attestation de parution de l’avis dans un <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F31972">support d’annonces légales (Shal)</a>, si nécessaire
  • Déclaration de modification automatiquement générée sur le guichet des formalités des entreprises
  • Toute autre pièce justificative exigée en fonction de la modification statutaire supplémentaire déclarée.

 Attention :

Dans une SAS, les associés ne figurent pas sur l’extrait d’immatriculation (extrait <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R63705">RNE</a> ou extrait <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R58742">Kbis</a>). Par conséquent, un changement d’associés n’entraîne pas, à lui seul, la mise à jour de l’extrait d’immatriculation.

Déclarer les bénéficiaires effectifs

La cession d’actions entraîne généralement une modification des <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60749">bénéficiaires effectifs de la société</a>. Dans ce cas, une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F36703">déclaration modificative des bénéficiaires effectifs</a> doit être déposée sur le guichet des formalités des entreprises.

Cette déclaration est obligatoire lorsqu'une personne physique acquiert ou perd le contrôle de la société, ou lorsque son pourcentage de détention franchit le seuil de <span class="valeur">25 %</span> du capital ou des droits de vote.

C’est le cas <span class="miseenevidence">si le pourcentage de détention change</span> :

Une déclaration des bénéficiaires effectifs peut également être nécessaire <span class="miseenevidence">lorsque les pourcentages de détention restent identiques, mais que les personnes détenant les actions changent</span> :

Après avoir réalisé les formalités liées à la cession, le cédant doit <span class="miseenevidence">déclarer l'opération à l'administration fiscale</span>. Selon le prix auquel les actions ont été achetées et revendues, la cession peut entraîner <span class="miseenevidence">un gain ou une perte</span>.

Déterminer si la cession a généré un gain ou une perte

Pour savoir si la cession a généré un gain ou une perte pour le cédant, il faut comparer :

  • le prix de cession des actions
  • leur prix d’acquisition

3 situations peuvent se présenter :

  • si le prix de cession est supérieur au prix d’acquisition, le cédant réalise un gain (appelé <span class="miseenevidence">plus-value</span>)
  • si le prix de cession est inférieur au prix d’acquisition, le cédant réalise une perte appelée (<span class="miseenevidence">moins-value</span>)
  • si les deux montants sont identiques, aucune plus-value ni moins-value n’est constatée

Déclarer le gain ou la perte

Une fois le montant du gain ou de la perte déterminé, le cédant doit le déclarer. Les conséquences fiscales diffèrent selon qu'il s'agit d'une personne physique ou d'une personne morale :

Lorsqu’une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R60417">personne physique</a> réalise un gain lors de la cession d’actions, celle-ci est considérée fiscalement comme une <span class="miseenevidence">plus-value sur valeurs mobilières</span>.

La plus-value est, en principe, soumise au <span class="miseenevidence">prélèvement forfaitaire unique de <span class="valeur">31,4 %</span></span> comprenant :

  • <span class="valeur">12,8 %</span> au titre de l'impôt sur le revenu
  • <span class="valeur">18,6 %</span> de prélèvements sociaux

Le cédant peut toutefois opter pour l’imposition selon le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F1419">barème progressif</a> de l’impôt sur le revenu, si cette option lui est plus favorable.

Dans ce cas, la plus-value est intégrée au revenu imposable et soumise au taux correspondant à sa tranche d'imposition, comprise entre <span class="miseenevidence"><span class="valeur">0 %</span> et <span class="valeur">45 %</span></span>. Les prélèvements sociaux de <span class="miseenevidence"><span class="valeur">18,6 %</span></span> restent applicables.

Lorsque le cédant opte pour le <span class="miseenevidence">barème progressif</span>, il peut, sous certaines conditions, bénéficier d'abattements sur la plus-value lorsque les actions ont été acquises ou souscrites avant le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2018 :

<span class="miseenevidence">Abattement de droit commun</span> :

  • <span class="valeur">50 %</span> pour une durée de détention comprise entre 2 et 8 ans
  • <span class="valeur">65 %</span> pour une durée de détention supérieure à 8 ans

<span class="miseenevidence">Abattement renforcé</span> :

  • <span class="valeur">50 %</span> entre 1 et 4 ans
  • <span class="valeur">65 %</span> entre 4 et 8 ans
  • <span class="valeur">85 %</span> au-delà de 8 ans

L'abattement renforcé s'applique dans <span class="miseenevidence">l'une des situations suivantes</span> :

  • <span class="miseenevidence">L'associé cède les actions d'une PME de moins de 10 ans à la date de souscription ou d'acquisition des actions </span>: il s'agit d'une entreprise de moins de 250 salariés qui réalise un chiffre d'affaires inférieur à 50 millions d'euros.
  • <span class="miseenevidence">L'associé cède les actions d'une PME dont il est dirigeant et il part à la retraite</span> : il doit avoir été dirigeant en continu et avoir détenu au moins <span class="valeur">25 %</span> des droits de la société pendant les 5 ans précédant la cession. Il doit cesser toute activité dans la société et faire valoir ses droits à la retraite dans les 2 ans qui suivent la cession.

 À noter

Un dirigeant de PME partant à la retraite peut également opter pour un <span class="miseenevidence">abattement fixe </span>de <span class="valeur">500 000 €</span>. Celui-ci s'applique aux cessions réalisées <span class="miseenevidence">jusqu'au 31 décembre 2031</span>, quelles que soient les modalités d'imposition des plus-values (taux forfaitaire ou barème progressif). Il n'est pas cumulable avec un abattement proportionnel de droit commun ou renforcé.

La plus-value doit ensuite être <span class="miseenevidence">déclarée dans la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F358">déclaration annuelle de revenus de l’année</a> déposée l’année suivant celle de la cession</span>.

<span class="miseenevidence">En cas de moins-value</span>, aucun impôt n’est dû au titre de cette cession. Cette perte peut néanmoins être utilisée pour diminuer le montant d’autres gains de même nature réalisés au cours de la même année, ou dans certains cas, des années suivantes.

Lorsqu'une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R40703">personne morale</a> réalise un gain lors de la cession d’actions, celui-ci est imposé selon le régime fiscal applicable à la société (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=F23575">impôt sur les sociétés</a> ou régime de l’<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=N23456">impôt sur le revenu</a>, selon les cas).

Le gain doit être <span class="miseenevidence">déclaré dans le cadre de sa déclaration de résultat de l’exercice</span> au cours duquel la cession est intervenue.

<span class="miseenevidence">En cas de moins-value</span>, aucun impôt n’est dû au titre de cette cession. Cette perte peut toutefois, dans certaines situations, être utilisée pour réduire le montant des bénéfices imposables de la société.

 Attention :

L'obligation de déclarer la plus-value ou la moins-value issue de la cession d’actions <span class="miseenevidence">incombe au <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-entreprises/?xml=R77413">cédant</a></span>, qu'il s'agisse d'une personne physique ou d'une personne morale. La <span class="miseenevidence">société n'a pas à déclarer le gain ou la perte réalisé par l'associé</span> à l'occasion de la cession de ses actions.

Questions ? Réponses !

Pour en savoir plus

Source : Service-Public.gouv.fr / DILA — Données sous Licence Ouverte v2.0