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Fiche pratique

Non-représentation d’enfant

Vérifié le 15/09/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous ne pouvez pas récupérer votre enfant ou l’autre parent vous reproche de ne pas lui avoir remis, alors qu'une décision de justice le prévoit ? Le fait de ne pas remettre l’enfant au parent qui est en droit de le réclamer est un délit pénal de <span class="expression">non</span><span class="expression"> représentation d’enfant</span>. Nous vous présentons les informations utiles.

La non-représentation d'enfant se produit lorsqu'un parent <span class="miseenevidence">refuse</span> de remettre son enfant à l'autre lors d’un <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F18786">droit de visite et d'hébergement</a></span> ou de période de <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1329">garde alternée</a></span>.

Ce refus porte atteinte à <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F3132">l'autorité parentale</a></span>, car il ne respecte pas les modalités fixées par une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R67958">décision de justice</a>, une <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F10567">convention de divorce</a> ou une convention parentale homologuée.

 Attention :

Le délit de non-représentation d'enfant ne concerne que les enfants <span class="miseenevidence">mineurs</span>. Et il ne s'applique pas aux mineurs émancipés.

Pour que le délit de non-représentation d'enfant soit constitué, <span class="miseenevidence">3 conditions</span> doivent être réunies :

  • <span class="miseenevidence">L’existence d’une décision applicable</span> : il s’agit d’une<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R67958"> décision de justice</a> fixant les modalités de garde, de résidence ou de droit de visite et d'hébergement de l'enfant. Cela peut être une décision du juge aux affaires familiales (Jaf), une convention de divorce<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R51102"> exécutoire</a> ou une convention parentale homologuée.
  • <span class="miseenevidence">Un refus de remettre l'enfant</span> : le parent ne remet pas l'enfant à l’autre qui est en droit de l'accueillir. Le non-respect de la date, de l'heure ou du lieu de remise de l'enfant peut suffire à constituer ce refus.
  • <span class="miseenevidence">Une volonté de ne pas respecter la décision</span> : le parent agit volontairement en ne respectant pas les obligations légales concernant le mode de garde de l’enfant, peu importe le motif invoqué.

  À savoir

On parle de délit successif de non-représentation d’enfant, quand il se reproduit c’est-à-dire toutes les fois qu’un parent ne remet pas l’enfant à l’autre parent, qui a le droit de le réclamer. Les faits peuvent être signalés à chaque fois à la police.

Le parent qui <span class="miseenevidence">refuse de remettre</span> l'enfant à l'autre doit pouvoir démontrer qu'il existe un <span class="miseenevidence">danger réel et immédiat</span> pour l'enfant. C’est-à-dire un danger qui repose sur des éléments objectifs, vérifiables et sérieux.

Le parent doit apporter des éléments de preuves.

Ce refus ne peut être invoqué que dans des<span class="miseenevidence"> situations exceptionnelles</span>, c’est-à-dire lorsque l'enfant est exposé à un risque <span class="miseenevidence">grave</span> pour <span class="miseenevidence">sa sécurité</span>, <span class="miseenevidence">sa santé</span> ou <span class="miseenevidence">sa moralité</span>. Par exemple, en cas de violences physiques, sexuelles ou psychologiques, de maltraitance, d'alcoolisme sévère, de toxicomanie ou de troubles psychiatriques mettant l'enfant en danger.

Un<span class="miseenevidence"> conflit</span> entre les parents ou une <span class="miseenevidence">inquiétude</span> ne suffisent pas à justifier un tel refus.

Si un parent estime que son enfant est en danger, il doit <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1435">déposer plainte</a></span>, puis <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1378">saisir en urgence</a></span> le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R45626">Jaf</a> pour demander la modification de la résidence, du droit de visite et/ou d’hébergement.

Le simple refus de l’enfant de voir l’un de ses parents <span class="miseenevidence">ne permet pas à l’autre parent, de ne pas lui confier</span>.

Les parents peuvent envisager une <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F34355">médiation familiale</a></span>.

Si la situation ne s’améliore pas, le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R45626">Jaf</a> peut être saisi.

Le juge décide s’il y a lieu de changer la résidence de l’enfant ou le droit de visite et d’hébergement. Il tient compte notamment de l’âge et la maturité de l’enfant.

  À savoir

L'enfant capable de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R2190">discernement</a> peut demander à être entendu par le juge pour lui exposer les raisons de son refus.

La première démarche consiste à se rendre au <span class="miseenevidence">commissariat de police</span> ou à la <span class="miseenevidence">gendarmerie</span> pour signaler la situation et <span class="miseenevidence"><a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1435">déposer une plainte</a></span> pour non-présentation d’enfant.

Le dépôt de plainte peut être accompagné de toutes les <span class="miseenevidence">preuves</span> permettant de démontrer la non-représentation de l’enfant. Par exemple : échanges entre les parents (sms, mails, etc.), constat de commissaire de justice attestant de l’absence de l’enfant, toutes les tentatives d’exercice du droit de visite et d’hébergement, témoignages.

Le parent victime de non-représentation d’enfant peut également <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R15764">saisir le Jaf</a> pour faire modifier la résidence de l’enfant ou le droit de visite.

  À savoir

Les parents peuvent recourir à la médiation familiale afin de rétablir le dialogue entre eux et trouver un accord sur l’exercice du droit de visite et d’hébergement ou de la garde de l’enfant.

Le<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R49229"> délit</a> de non-représentation d’enfant est sanctionné par une peine de <span class="valeur">15 000 €</span> d’amende et d’<span class="valeur">1</span> an d’emprisonnement.

Le <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1485">tribunal correctionnel</a> peut également prononcer les<span class="miseenevidence"> peines complémentaires</span> suivantes :

  • Réorganisation du droit de visite en <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R78379">milieu médiatisé</a>
  • Présence obligatoire d’un tiers lors du passage de bras entre les parents
  • Suspension ou retrait total ou partiel de<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F3132"> l’autorité parentale</a>
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R16772">Astreinte</a> financière que le parent devra payer pour chaque jour de retard ou chaque manquement constaté
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R53874">Suivi socio-judiciaire</a>
  • Versement de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=R12532">dommages et intérêts</a> au parent victime en réparation du préjudice moral subi ou du préjudice matériel (par exemple, vacances annulées)
  • <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-particuliers/?xml=F1359">Interdiction de sortie du territoire</a> de l’enfant sans l’autorisation des 2 parents.
Source : Service-Public.gouv.fr / DILA — Données sous Licence Ouverte v2.0