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Question-réponse

Qu'est-ce qu'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) ?

Vérifié le 09/07/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Lors d'un procès devant une juridiction <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R50606">judiciaire</a> ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R50605">administrative</a>, vous pouvez contester la loi qui est appliquée si vous estimez qu'elle est contraire aux droits et libertés garantis par la Constitution. Vous pouvez poser <span class="miseenevidence">une question prioritaire de constitutionnalité (QPC)</span> avant que l'affaire ne soit jugée. Si toutes les conditions sont réunies, c'est <span class="miseenevidence">le Conseil constitutionnel</span> qui va examiner la loi contestée et décider si elle ne doit plus être appliquée.

Lors d'un procès, si vous estimez <span class="miseenevidence">qu'une loi est </span><span class="miseenevidence">contraire aux droits et libertés garantis par la Constitution</span>, vous pouvez poser une QPC avant que l'affaire ne soit jugée.

La QPC sera d'abord examinée par <span class="miseenevidence">la juridiction</span> devant laquelle le procès est en cours.

Après examen, elle peut être transmise au <span class="miseenevidence">Conseil constitutionnel</span>.

Le Conseil constitutionnel juge alors si la loi est conforme aux droits et libertés garantis par la Constitution.

 Attention :

Seules les lois peuvent être contestées dans le cadre d'une QPC.

Droits et libertés garantis par la Constitution

<span class="miseenevidence">Les droits et libertés </span>(par exemple la liberté individuelle) sont issus <span class="miseenevidence">de la Constitution de 1958</span> et <span class="miseenevidence">des textes auxquels renvoie le Préambule de la Constitution</span>.

Le Préambule de la Constitution renvoie aux textes suivants :

  • <span class="miseenevidence">Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789</span> (droit de propriété, égalité devant la loi, liberté d'expression...)
  • <span class="miseenevidence">Préambule de la Constitution de 1946</span> (droit de grève, liberté syndicale, liberté d'association...)
  • <span class="miseenevidence">Charte de l'environnement de 2004</span> (droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé).

 Attention :

Vous ne pouvez pas invoquer <span class="miseenevidence">un texte de droit international</span> comme la Convention européenne des droits de l'homme du 4 novembre 1950.

Lois concernées

Le texte contesté doit être de <span class="miseenevidence">nature législative</span>, c'est-à-dire une loi ou une partie de celle-ci.

Les textes réglementaires tels qu'un décret ou un arrêté ne peuvent pas faire l'objet d'une QPC.

Le texte contesté doit <span class="miseenevidence">être directement applicable à votre cas</span>. Par exemple, si vous êtes poursuivi pour avoir enfreint tel article de loi.

Avant qu'une affaire ne soit jugée, <span class="miseenevidence">les parties à un procès civil ou administratif </span>(<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R31718">demandeur</a> et <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R31717">défendeur</a>) <span class="miseenevidence">ou à un procès pénal</span> (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R52097">prévenu</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R53960">partie civile</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R1127">ministère public</a>) <span class="miseenevidence">peuvent poser une QPC</span>.

La QPC peut être posée quel que soit <span class="miseenevidence">le type de litige</span> (civil, pénal, administratif).

Elle peut être posée lors du premier procès ou lors d'un recours (<a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R53896">appel</a>, <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1382">pourvoi en cassation</a> ou <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F2496">en recours devant le Conseil d’État</a>).

  À savoir

En matière pénale, si c'est une affaire <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R49230">criminelle</a>, la QPC ne peut être posée que devant le juge <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R19714">d'instruction</a>. Une QPC ne peut pas être posée devant la <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F1487">cour d'assises</a>.

La QPC doit être posée par <span class="miseenevidence">écrit</span> et comporter <span class="miseenevidence">une justification</span>, c'est-à-dire expliquer pourquoi la loi est contestée.

Cet écrit doit toujours être à part des autres <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=R50695">conclusions</a> données à la juridiction.

Si un avocat est obligatoire dans une affaire, c'est l'avocat qui va poser la QPC devant le tribunal ou la cour.

Où s’adresser ?

Si vos revenus ne vous permettent pas de payer un avocat, vous pouvez demander à bénéficier de <a href="https://www.pignans.fr/mes-demarches-associations/?xml=F18074">l'aide juridictionnelle</a>.

La juridiction devant laquelle la question est posée doit faire un <span class="miseenevidence">premier examen</span>.

La juridiction saisie d'une QPC doit examiner <span class="miseenevidence">les points suivants</span> :

  • Si la loi est applicable au litige ou à la procédure
  • Si la loi n'a pas déjà été déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel (sauf changement des circonstances)
  • Si la question posée a un caractère sérieux ou nouveau.

 À noter

Un <a href="https://www.conseil-constitutionnel.fr/dispositions" target="_blank" rel="noopener">tableau du Conseil constitutionnel</a> présente la liste des dispositions déjà déclarées conformes à la Constitution.

Lorsqu'une QPC est posée devant un tribunal ou devant une cour d'appel (judiciaire ou administratif), un examen doit se faire <span class="miseenevidence">immédiatement.</span>

Lorsqu'une QPC est posée devant la Cour de cassation ou le Conseil d'État, un examen doit se faire dans un délai de <span class="miseenevidence">3 mois</span>.

    • Si la QPC était posée <span class="miseenevidence">devant un tribunal ou devant une cour d'appel</span> (judiciaire ou administratif), elle n'est pas transmise à la Cour de cassation ou au Conseil d'État. La procédure <span class="miseenevidence">reprend son cours</span>.
    • Si la QPC était posée <span class="miseenevidence">devant la Cour de cassation ou le Conseil d'État</span>, elle n'est pas transmise au Conseil constitutionnel. La procédure <span class="miseenevidence">reprend son cours</span>.

      À savoir

    Un recours est possible uniquement si la QPC est transmise.

    • La QPC est transmise<span class="miseenevidence"> à la Cour de cassation</span> si elle a été posée devant un tribunal ou une cour d'appel judiciaire.
    • La QPC est transmise <span class="miseenevidence">au Conseil d'État</span> si elle a été posée devant un tribunal administratif ou une cour d'appel administrative.
    • La QPC est transmise <span class="miseenevidence">au Conseil constitutionnel </span>si elle a directement été posée devant la Cour de cassation ou devant le Conseil d'État.

Le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision dans un délai de <span class="miseenevidence">3 mois</span>.

Les parties peuvent présenter des <span class="miseenevidence">observations écrites</span>.

Les avocats peuvent formuler des <span class="miseenevidence">observations orales</span> le jour de l'audience.

La décision du Conseil constitutionnel est rendue<span class="miseenevidence"> publiquement</span>.

  • La loi est <span class="miseenevidence">maintenue</span>, elle continue de s'appliquer.

    Toutefois, le Conseil constitutionnel peut apporter<span class="miseenevidence"> des précisions</span> sur la façon d'appliquer la loi.

    L'affaire peut reprendre son cours.

    La loi en question continue de s'appliquer en tenant compte éventuellement des précisions du Conseil constitutionnel.

  • La loi en question est <span class="expression"><span class="miseenevidence">abrogée</span></span>, c'est-à-dire qu'elle est supprimée, elle ne peut plus s'appliquer.

    Cette suppression peut être <span class="miseenevidence">immédiate</span> ou <span class="miseenevidence">reportée à une date fixée par le Conseil constitutionnel</span>, le temps qu'une nouvelle loi soit votée.

    L'affaire peut reprendre son cours, mais la loi concernée ne peut plus être appliquée.

 À noter

Il est <span class="miseenevidence">impossible de faire appel</span> d'une décision du Conseil constitutionnel.

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